'i :. um îiiiiUDiîUîlWLkiiU'IiIKliliiiiihiiitUUiiiihllI'iiiiliKiJl.diiLailii ,^^ s # 'V <<^ :': ^'^\ '^ ^ f '% "V 1I,„«,:',!Hp^, " ^ .M Il,«;i,t COLÉOPTÈRES DE FRANGE HISTOIRE NATURELLE DES COLÉOPTÈRES DE FRANCE Sous-Bibliothécaire de la ville de Lyon, l'iofesseur d'histoire naturelle au Lycée, Correspondant du Ministère de l'instruction publique, etc. liO^'CîieORlVES PARIS M\GNIN. BLANCHARD et C's successeurs de LOUIS JÂNET Rue Honoré-Chevalier, 3, près la place St-Siilpice 1862-1863 A LA MÉMOIRE DE MON PÈRE ET DE MA MERE Quand je publiai la pi'emière édition de celte monographie , j'avais le bonheur de vivre auprès de mes parents bien aimés , et je me faisais un plaisir de leur oifrir, en échange de leur affection et de leurs bienfaits, les prémices de cet ouvrage scientifique. Depuis .cette époque , la mort im- pitoyable me les a enlevés : puissent du moins ces lignes faire longtemps encore vivre leur souvenir , et dire les regrets amers que leur absence laisse dans mon âme ! TABLE ALPHABETIQUE NOMS GÉNÉRIQUES Acanthoderes 298 Acmaeops 49i .ïgosoma SI Agapanthia 349 Albana 338 Alocerus . ... . . . 127 Alostei'iia 576 Amilia. . • . . . . . . 376 Anaerea 374 Anaesthetis • 340 Anaglyptus 184 Anisarthron 121 Anisorus 467 Anoplistes 72 Anoplodera 865 Anthoboscus 166 Anthophilax 477 Argalia 381 Aromia 75 Asemum 109 Astynonnis 287 Axinopalpis 202 Calamobius 368 Callidium 84 Callimoxys 215 Callimus 210 Cardoria 436 Carilia 489 Cartallnm 208 Cerambyx 56 Clytiis 142 Compsidia 371 Cortodera 572 Criocephalus 124 Criomorphus 115 Deiliis 190 Dinopfera 494 Dolocerus 230 Dorcadion 249 Drymochares 112 Echinoceriis 143 Ergates 44 Exilia 195 Exocentrus 317 Gracilia ...*.... 197 Grammoptera 575 Herophila 273 Hesperophanes 131 Hylotrupes 104 Icosium 193 Isotomus . 183 Judolia . 496 Lamia 273 Lampropterus 214 Leioderes 99 Leiopus 294 Leptidea 200 Leptura 536 Mallosia 399 Menesia 342 Mesosa 331 Minadcrus 467 Molorchus 223 lloimohammus 281 Morimus 277 Necydalis 233 Niphona 335 Nothorhina 122 Oberea 389 Obrium 204 Œdecnema «33 Oplosia 300 Opsilia 431 Oxylia 398 Oxymirus 464 Oxypleurus 107 Pachyta 477 Parmena 241 Phymatodes 92 Phytœcia 401 Pidonia S70 Pityphilus 302 Plagionotus 137 Pogonocherus 302 Polyopsia 34S Prinobius 47 Prionus 40 Piirpuricenus 00 Rhagium 4SI Rhamniisiiini 449 Rhopalopus ...... 80 Rosalia ....... 73 Saperda 377 Saphanus 109 Semanotus 100 Sinolus 228 Spondylis 37 Stenidea 334 Stenopterus 217 IStenostola 389 Strangalia SOS Stromatium 129 Toxotus 467 Tragosouia 42 Vadonia 560 Vesperus 439 Xylosteus 460 Xylotrecfms 147 ( Extrait des Annales de la Société impériale eV agriculture, d'histoire naturelle et des arts utiles de Lyon. — 1862-1863.) TRIBU DES I^OXC^ICORlVEJi. Caractères. Antennes filiformes, ou plus ordinairement diminuant de grosseur de la base à l'extrémité ; le plus souvent insérées sur un canthus et communément dans une échancrure des yeux; aussi longues ou plus longues que le corps chez la majeure partie des espèces. Yeux en forme de rein, ou très-échancrés dans un grand nombre ; quelquefois même divisés en deux parties ; presque entiers chez les autres. Tête penchée chez les uns , verticale ou inclinée chez les autres ; tantôt engagée dans le prothorax jus- qu'aux yeux, tantôt séparée de celui-ci par une sorte de cou. Mandibules ordinairement entières. Mâchoires ordinairement à deux lobes, dont l'in- terne toujours inerme; parfois réduites à un seul lobe. Languette en général membraneuse, bifide ou bilobée. Prothorax de forme très- variable ; mais plus étroit en devant , et séparé de la tête par une sorte de cou , chez la plupart des espèces dont les yeux n'ont qu'une faible lésion. Pieds souvent assez allongés. Ongles ordinairement simples ; offrant parfois chacun de leurs crochets bifide , rarement munis d'une petite dent à la base. Corps *habituellement étroit proportionnellement à sa longueur. De tous les insectes ayant quatre articles aux tarses, outre un petit no- dule à la base du dernier article qui leur a valu le nom de subpentamères, ceux que nous allons décrire sont les plus remarquables par la grandeur de la taille, l'élégance des formes, et surtout par la longueur des antennes, dont les proportions quelquefois démesurées ont fait donner, par Latreille , à ces petits animaux le nom de Longicornes. l LONGICORjSES. ÉTUDE DES PARTIES EXTÉRIEURES DU CORPS. Ces coléoplères, sans perdre jamais le faciès parliculier qui permet à l'œil le moins exercé de les reconnaître, subissent des modifications orga- niques qui diversifient leur structure d'une manière plus ou moins gra- cieuse ou fantastique. La tête, de figure ovale ou triangulaire, sillonnée sur le front dans la plupart, est tantôt penchée en avant, comme dans les Cérambycides et les Lepturides, tantôt verticale ou inclinée, comme chez les Lamiides. Le plus souvent elle s'enfonce dans le prothorax jusqu'aux yeux ou jusque près de ces organes ; quelquefois , comme chez les Lepturides , elle en est sé- parée par une sorte de cou. Le lahre toujours existant , mais peu saillant au delà de l'épistome dans certaines espèces, est ordinairement en carré ou en parallélogramme, sou- vent échancré à son bord antérieur. Les mandibules, généralement fortes et cornées, sont simples ou dentées au côté interne; rarement elles offrent des différences dans la même espèce. Les mâchoires sont ordinairement divisées en deux lobes , dont l'interne est nul ou très-court chez les Prioniens, et qui tous les deux, chez les Spon- dyliens, sont réduites à un état rudimentaire. Les palpes maxillaires, habituellement de quatre articles distincts, sem- blent quelquefois, par le rappetissement du premier, sortir de ce nombre normal, et n'en avoir plus que trois, ou en montrer cinq chez les Spon- dyliens, grâce au développement de la pièce qui leur sert de support. Les palpes labiaux n'ont pas plus de constance , et dans plusieurs La- miides, par exemple, ils paraissent, au lieu de trois, n'être composés que de deux articles. Ceux-ci, comme ceux des palpes maxillaires, varient dans leurs formes : le dernier, sur lequel se fixe principalement l'attention , est souvent obtriangulaire ou sécuriforme; d'autres fois il présente une confi- guration différente. La languette, généralement bifide ou bilobée, ne saurait échapper à la loi qui modifie les autres organes, et, dans certains Prioniens, elle se présente entière ou même arquée à son bord antérieur. Les yeux, si remarquables dans le plus grand nombre par l'échancrure qu'ils présentent , échancrure souvent assez profonde pour leur permettre d'entourer en partie la base des antennes , sont rarement divisés en deux ÉTUDE DES PARTIES DU CORPS. 3 comme chez les Polyopsies ; ils n'offrent au contraire qu'une faible lésion chez la plupart des Lepturides , et se montrent alors subtriangulaires ou presque arrondis; ils fournissent quelquefois, par leur peu de saillie, le moyen de reconnaître les habitudes des espèces lucifuges. Les antennes , organe toujours le plus diversitié chez les insectes , don- nent à ceux qui nous occupent une physionomie particulière. Ordinaire- ment aussi longues que le corps , elles en dépassent , chez certains mâles , jusqu'à cinq ou six fois la longueur; et, par un de ces contrastes dont il n'est pas permis de s'étonner quand on étudie les œuvres de la nature, elles atteignent à peine la base du prothorax chez les Spondyles et les Rhagies. Généralement simples, parfois dentées en scie, tantôt elles sont sétacées ou s'amincissent graduellement vers l'extrémité, tantôt elles présentent une grosseur à peu près uniforme, ou même, comme chez les Déiles, elles sont légèrement renflées vers l'extrémité. Quelles variations n'offrent-elles pas dans la forme, les proportions et jusque dans le nombre de leurs articles ! Habituellement elles sont composées de onze de ces pièces ; on leur en compte douze chez les Agapanthies et certains Prioniens ; mais le dernier n'est souvent bien distinct que chez les mâles de ces insectes , ou semble presque un appendice du onzième. Ces articles, souvent nus ou seulement garnis de poils courts et peu nombreux, sont revêtus d'un duvet chez plu- sieurs ; ornés de longs cils ou de sortes de franges chez les Pogonôchères ; parés chez les Rosalies de touffes élégantes. Ici, ils sont à peu près lisses ; là, comme chez les .Egosomes, leur surface est fortement chagrinée ; chez quelques autres , comme dans certains Capricornes, leur sommet est armé d'une petite épine. Ils sont obconiques chez la plupart; noueux dans quel- ques-uns; brusquement renflés vers l'extrémité dans certains autres; cylin- driques chez les Niphones ; en forme de cornet dans les Priones ; en dent de scie chez diverses Leptures, et, par une singularité anormale, aplatis et scu- tiformes chez les Spondyles. Ils offrent dans leurs proportions des différences non moins sensibles. Le scape ou article basiliaire, toujours le plus gros et souvent moins long que le troisième, surpasse en longueur les deux suivants, comme on le voit chez les Dorcadions. Le second , généralement petit et globuleux, s'allonge dans les Criomorphes jusqu'à égaler la moitié du troi- sième ; et enfin celui-ci , habituellement remarquable par sa dimension , prend dans les iEgosomes un développement tel qu'il forme à lui seul le quart de la longueur de l'antenne. Le prothorax, peu riche en modifications importantes dans certaines tri- bus, affecte chez les Longicornes les formes les plus variées. Il est presque 4 LONGICORNES. transversal chez les Priones ; hexagonal chez divers Capricornes ; orbi- culaire et aplati chez les Callidies ; subglobuleux chez les Clytes ; ovalaire chez les Strommaties ; subcordiforme chez les Criomorphes ; presque qua- drilatère chez les Saperdes et les Phytœcies; en cône tronqué dans les Stran- galies ; quelquefois différent chez les mâles et les femelles de divers Prio- niens. Les crénelures , les dents ou les épines dont ses côtés sont armés , les cils colorés qui garnissent souvent ses bords antérieur et postérieur, les inégalités, les tubercules, les rugosités, etc., qui se montrent sursa surface, ajoutent encore à la diversité de sa structure, et sont autant de particularités à signaler. Vécusson varie ordinairement entre le demi-cercle ou le triangle. Les élytres , chargées par la nature de leurs fonctions de se montrer en harmonie avec la forme de l'abdomen, le suivent en général dans les modi- fications qu'il éprouve. Fortement voûtées chez les Spondyles et chez plusieurs Clytes, on les voit passer par tous les degrés intermédiaires entre cette con- vexité et la surface à peu près plane. Le plus souvent elles sont presque parallèles ou diminuent de largeur d'une manière graduelle; parfois, comme chez les Stenostoles, elles sont légèrement rétrécies dans leur partie moyenne ; d'autres fois , comme chez les Parmènes et les Dorcadions , elles prennent la forme ovalaire. A leur base existe souvent une fossette humé- raie, dépression ou sillon très-court, située longitudinalement près de l'épaule entre cette partie et l'écusson. Leur extrémité, bidenlée chez cer- tains Pogonochères, échancrée chez les Leptures, est plus ordinairement tronquée, ou transversalement comme chez les Saperdes, ou obliquement comme chez les Obérées , tantôt arrondie, soit entièrement comme chez les RosaUes, soit seulement au côté extérieur comme chez les Ergates ; l'angle suturai est souvent alors armé d'une épine. Elles offrent dans leur consis- tance des variations inflnies : chez les Lamies elles égalent pour ainsi dire la dureté de la corne ; chez les Aromies et surtout chez les Vespères elles se rapprochent de la flexibilité du parchemin. Chargées de protéger l'abdomen, elles remplissent parfois incomplètement le but de leur destination. Ainsi, chez la plupart des femelles des Vespères elles en laissent à nu la moitié ; chez les Nécydales, elles en couvrent à peine le quart. D'autres fois, par une singularité différente, elles sont déhiscentes, c'est-à-dire écartées entre elles à la suture, comme on le voit dans les Sténoptères. Les ailes le plus souvent existantes , manquent quelquefois , soit dans les deux sexes, comme on le voit chez les Parmènes, soit seulement chez les femelles, comme les Vespères en offrent l'exemple. Dans l'état habituel, ÉTUDE DES PARTIES DU CORPS. 5 elles sont repliées et cachées sous les élytres pendant les repos ; chez les Nécydales, chez lesquelles les étuis sont réduits à la brièveté d'une sorte d'écaillé, elles sont découvertes et se prolongent sur l'abdomen pour en voi- ler la nudité. Les pieds , ces autres organes de la locomotion , éprouvent aussi , dans leurs formes généralement gracieuses, des modifications appropriées au genre de vie de chaque espèce. Chez les Dorcadions, condamnés par leur défaut d'ailes à une existence toute terrestre, ils sont forts et robustes ; chez les Clytes, dont la vie se passe sur les arbres ou sur les fleurs, ils sont minces et déliés. Leurs proportions relatives s'écartent même d'une unifor- mité monotone : chez les Leptures, les postérieurs égalent au moins le corps en longueur; dans les Monohammes, les deux antérieurs sont d'une dimension insolite et visiblement plus grands que les suivants. Examinés dans le détail de leurs parties , les pieds montrent encore une structure dont la diversité même ne cesse d'être en harmonie avec le rôle qu'ils doivent remplir. Les hanches antérieures sont souvent globuleuses ; leur trochanter court et triangulaire. Les cuisses , souvent linéaires , fusiformes ou graduellement plus épaisses à partir de leur point d'origine jusque près de l'extrémité , sont, chez les Callidies, les Nécydales, etc., rétrécies en forme de pédicule i\ la base, et brusquement renflées au delà du milieu. Ordinairement elles sont inermes ; chez une Gracilie, les postérieures sont exceptionnellement armées de plusieurs petites épines. Les jambes, comme celles de la plupart des insectes , se montrent moins grêles de la base à l'extrémité ; dans cer- tains genres, tels que celui des ^îlgosomes, leur largeur est presque uni- forme. Elles sont droites dans le plus grand nombre; arquées chez les Sténoptères et chez plusieurs autres. Leur coupe transversale, généralement triangulaire, est comprimée en forme de lame chez les Aromies ; leur arête supérieure, ordinairement lisse ou inerme, est crénelée chez les Spondyles, chagrinée chez les /Egosomes, munie chez certains Lamiens d'une sorte de dent émoussée. Chez ces derniers , la partie inférieure de ceUes de de- vant est en général creusée d'un sillon oblique vers l'extrémité. Les tarses se modifient suivant les espèces. Chez les Clytes et les Leptures, si vifs dans leurs mouvements, ils sont grêles et presque cylindriques. Chez les Morimes, les Lamies, etc., à la marche plus lente, ils sont larges ou raccourcis. Les articles qui les composent présentent également, dans leurs proportions relatives, des modifications nombreuses. Quant à leur forme, les deux antérieurs sont généralement triangulaires, plus ou moins échan- crés ; le troisième est en cœur, profondément divisé en deux lobes. En dès- 6 LOGICOR^ES. SOUS, ces trois ailiclcs sont veloutés ou garnis de poils serrés imitant une sorte de brosse, ou quelquefois garnis de sortes de houppes aux pieds an- térieurs de certains mâles. Au premier coup d'œil, les tarses ne semblent formés que de quatre phalanges ; mais la dernière, quand on l'examine avec attention, parait visiblement composée de deux pièces, dont l'antérieure, tou- jours plus petite et presque globuleuse, est atrophiée dans un grand nom- bre , ou se cache dans la bifurcation de l'article précédent. VIE ÉVOLUTIVE. Une foule d'auteurs (i), dont les noms trouveront plus naturellement leur place après la description de chaque espèce, ont contribué à jeter quelque jour sur les transformations des Longicornes. Les larves des insectes dont nous traçons l'histoire ont toutes une analo- gie de forme qui permet de les reconnaître assez facilement, malgré les mo- difications qui en diversifient le type. Elles ressemblent à des sortes de vers mous, allongés et généralement blancs ou d'un blanc flavescent. Leur corps se rapproche par ses formes de celui des larves de Buprestides; ordinairement presque quadrilatère ou de la forme d'un prisme à six pans, généralement plus large et souvent déprimé sur la partie thoracique , il est composé , outre la tête, de douze segments. La tête , plus étroite que l'anneau prothoracique et en partie enchâssée dans ce segment (2) , est cornée et déprimée ; munie d'un épistoma et d'un labre , celui-ci subcorné et cilié en devant ; armée de mandibules cornées, assez puissantes pour attaquer le bois le plus dur ; pourvue de mâchoires à un seul lobe piUgère, et portant un ipalpe assez court, cylindrique ou conique, composé de trois articles; offrant une lèvre, composée d'un menton sub- membraneux ou charnu, d'une languette piligère, et deux palpes labiaux de deux articles. Ocelles , soit nuls , soit au nombre d'une à quatre paires , et peu dis- tincts. Antennes courtes, souvent en partie voilées parle repli de la partie supé- (t) Voyez surtout Ericiison, m Wiegniann's Arciiiv. (1841 et 1842). — Chapuis et Candèze, Catal. de larves de Coléopt. — Perris, Ann. de la Soc. entoni. de France (18156), p. 478, (2) Ce qui fait donner , par M. L. Dufour, le nom de hémicéphalécs aux larves ainsi constituées. VIE ÉVOlUTIVn. 7 rieure de la tête ; composées de trois articles, dont le dernier porte une soie. Segments thoraciqxies parfois presque identiques aux abdominaux : le prothoracique souvent notablement plus grand et revêtu en dessus et en dessous d'une plaque c(»rnée. Pieds parfois nuls ou peu distincts ; d'autres fois au nombre de trois paires; courts, coniques, écartés, composés d'une hanche, d'une cuisse, d'une jambe et d'un ongle simple. Abdomen composé de neuf anneaux charnus , parfois protégés en dessus et en dessous par des plaques coriacées ou semi-cornées. Amis simulant un segment particulier ou un mamelon trilobé , offrant une ouverture en forme d'Y. De chaque côté du corps existent, pour le passage de l'air, wmî stigmates (1) arrondis ou elliptiques , savoir : la première paire située sur le deuxième segment thoracique, ou sur le point de jonction de celui-ci avec le précé- dent; les huit autres paires, plus rapprochées de la région dorsale, pla- cées sur chacun des huit premiers arceaux abdominaux. Ces larves vivent toutes aux dépens des végétaux. Elles habitent l'inté- rieur des arbres ou des plantes dont la vie est assez longue pour entretenir la leur. La nature semble leur en avoir distribué toutes les parties comme un héritage k exploiter. Ainsi , plusieurs d'entre elles se contentent de ronger l'écorce , en rampant ordinairement sur l'aubier ; la plupart entament les couches ligneuses , ou s'enfoncent profondément dans leur sein ; d'autres s'attachent exclusivement ou à peu près h. la substance médullaire. Les unes creusent les branches ou les rameaux ; un grand nombre d'entre elles perforent les troncs et les endommagent souvent d'une manière considé- rable ; les autres minent les racines ou réduisent en poussière les souches inutiles que la hache a dédaignées. En cheminant, elles pratiquent des galeries dont le diamètre augmente avec le développement en grosseur de leur corps. Malgré l'obscurité où elles travaillent, jamais elles ne commettent la maladresse de déchirer le voile qui les couvre, c'est-à-dire d'arriver jusqu'au jour, où des ennemis nombreux menaceraient leur vie. Un sens intime les guide dans leur marche (1) Voyez Rcchenhes analomiqucs sur les Carabiqucs et phislcnrs autres insectes Colcnptcres, par M. L. Dufour (Ann. des se. nat., t. VIII (1826) , p. 19 à 27. — PicTET, Note sur les orr/ancs respiratoires des Capricornes (Mém. de la soc. rie iihvs. ot d'hist. nat. de Genève, t. VII, p. 393-398, flg. 1 à 6). — Goureau, etc. 8 LONGiCORNES. lènébreuse avec une sûreté parfaite. Elles peuvent réduire à la faible épais- seur d'une feuille de parchemin la couche qui les sépare de l'extôrieur, sans craindre de lacérer ce rideau protecteur. Il est facile de mettre à cet égard leur talent à l'épreuve, en leur donnant ii ronger un morceau de bois réduit, dans certains points, à un diamètre à peine plus large que celui de leurs anneaux. Elles sauront, sans trahir leur présence , vider l'intérieur de ce col, fallût-il, durant la traversée de ce passage difficile, tenir leur corps dans un rétrécissement insolite. Leur prévoyance va plus loin pour nous celer leurs ravages. Au lieu de rejeter en dehors les détritus de leurs aliments,- elles en garnissent les tuyaux qu'en avançant elles laissent derrière elles. Si la matière est ligneuse ou solide, la vermoulure produite remplit à peu près ces canaux. Si la substance doit, comme la moelle, être réduite par le travail de la digestion à un volume peu considérable , ils restent plus ou moins vides, et leur fournissent, en cas de besoin, une sorte de moyen d'échapper à l'ennemi en leur permettant de chercher un refuge du côté opposé à celui de l'attaque. Quelquefois ces larves vivent solitaires dans les tiges de certaines plantes ; mais elles habitent ordinairement en nombre plus ou moins grand un voi- sinage rapproché. Leur éloignement réciproque sur le même végétal n'est soumis à aucune règle. Habituellement les distances qui les séparent sont largement proportionnées à la nourriture nécessaire à chaque individu, jus- qu'à son entier accroissement. Quelquefois, cependant, cette loi semble être mise en oubli. Quand la nature veut, par exemple, hâter la chute d'an tronc mort ou décrépit, ou rendre plus promptement à la terre qu'ils doi- vent fertiliser les restes inutiles d'un arbre abattu, elle convie à cette œuvre une foule de ces vers rongeurs ; elle les accumule en nombre surabondant dans les parties végétales votiées à la destruction. De prime-abord ces ar- tisans actifs, dont le concours est nécessaire à l'accomplissement de ses desseins, savent éviter avec un art merveilleux tout empiétement sur les tra- vaux de leurs voisins ; mais, dès que le but de leur création commence à être rempli, dès que la matière à réduire en poudre devient moins abon- dante dans l'espace limité qui les enserre, leur avidité inquiète les pousse à traverser les galeries contiguës à la leur ; de là des rencontres et des com- bats, dont la suite inévitable doit être la mort, au moins pour l'un des cham- pions. Ils se déciment ainsi, jusqu'à ce que leur multitude soit réduite à des proportions convenables, c'est-à-dire jusqu'à ce que les survivants soient en quantité assez faible pour trouver, dans la matière ligneuse qui reste à dé- vorer, les moyens suffisants d'arriver à leur dernière transformation. Alors VIE ÉVOLUTIVE. 9 ils cessent de s'entre-déchirer; car, toujours fidèle à ses principes conserva- teurs, la nature même en sacrifiant, dès qu'ils lui sont devenus inutiles, les instruments obscurs dont elle s'est servie pour arriver à ses fins, se réserve d'en maintenir le nombre suffisant pour assurer la perpétuité de l'espèce. Avant d'arriver à l'état de nymphe, ces larves changent plusieurs fois de peau. La durée de leur vie, sous leur première forme, est d'un an pour plu- sieurs, de deux ou même trois ans pour d'autres. Mais cette durée est variable jusque chez les individus sortis d'une même ponte. Si des cir- constances particulières ont retardé l'accroissement de quelques-uns, si à l'époque fixée pour leur passage à un autre degré de leurs métamorphoses, ils ne sont pas sutfisamment préparés à la crise qu'ils ont à subir, ils pro- longent d'un an la vie laborieuse qu'ils traînent. On peut même opérer ce retard d'une manière artificielle, en troublant l'existence de ces sortes de vers, en les arrachant à leur retraite une quinzaine de jours avant le temps nécessaire à leur transformation. Toutefois, on n'apporte point impunément le désordre dans la marche de leur développement ; leur corps subit, par suite de cette violence, un amaigrissement plus ou moins considérable ; mais bientôt ils reprennent leur genre de vie habituel, et poursuivent leurs travaux destructeurs, jusqu'à ce que le cours de l'année aura ramené la sai- son où ils se changeront en nymphes. Nous demanderions en vain à la science l'explication de ce phénomène; à peine pourrait-elle nous répondre par des hypothèses. Comment, en effet, ces larves, dont l'accroissement était complet, sont-elles obligées, par l'effet d'une perturbation passagère, de reparcourir le cercle annuel dans son en- tier avant d'éprouver la métamorphose qu'elles étaient sur le point de subir? Le besoin impérieux qui, dans leur premier état, pousse les insectes à pren- dre une autre forme, est donc limité dans sa durée ? il cesse donc de se faire sentir, dès que se sont écoulés les moments marqués pour cette opéra- tion ? Quelles sont alors les causes capables de les ramener d'une manière si périodique et si régulière, que les influences atmosphériques peuvent en faire tout au plus varier l'époque de quelques jours? Avant de quitter leur figure vermiforme, les larves qui nous occupent, inspirées par un sentiment admirable de conservation, prennent toutes les précautions, tous les moyens de sûreté nécessaires, pour assurer leur bien- être et leur avenir. La plupart agrandissent leur retraite , se pratiquent une espèce de niche ovoïde pour y couler en paix les jours qu'elles devront user dans un sommeil léthargique. Celles qui habitent les tiges de diversefî plantes ferment, avec un bouchon serré, les deux extrémités de la partie d\\ 10 LONGICORNES. tuyau où elles songent à s'arrêter, afin d'en défendre l'entrée à leurs enne- mis. Certaines espèces désertent les écorces dont elles avaient fait jusqu'a- lors leur nourriture, et se creusent une sépulture dans les couches ligneuses, pour y trouver un abri plus sûr ; d'autres, qui avaient pratiqué jusqu'au cœur des arbres leurs nuisibles travaux, se rapprochent de l'extérieur, afin de pouvoir, quand elles seront parvenues à leur dernière forme, sortir avec moins de difficultés de ces dédales obscurs. Ces précautions prises, elles se préparent par le repos à la crise qu'elles doivent subir, et après un temps dont la durée varie, elles se délivrent de leur peau et se trouvent devenues nymphes. Sous ce nouveau domino elles présentent, de manière à les laisser dis- tinctement reconnaître, toutes les parties propres i\ l'insecte parfait ; mais plusieurs de celles-ci n'ont pas le développement dont elles sont susceptibles. Les élytres sont raccourcies et déhiscentes ; la tête est infléchie ; les anten- nes sont couchées sous la poitrine et recourbées; les pieds repUés en des- sous, ou saillants de chaque côté d'une manière anguleuse. Quelquefois l'abdomen est terminé par des espèces de crochets destinés à donner plus tard à l'animal la faculté de se cramponner, afin de se dépouiller avec plus de facilité de son enveloppe desséchée. Ces nymphes restent dans une im- mobilité analogue à celle de la léthargie; cependant, si on les inquiète, elles font mouvoir avec assez de vivacité leurs segments abdominaux. Huit à quinze jours suffisent à la plupart pour leur permettre de parvenir à leur dernière transformation , et de paraître sous leur forme la plus belle. GENRE DE VIE DES INSECTES PARFAITS. Parvenus à ce terme glorieux, ces insectes, après avoir donné aux diver- ses parties de leur corps le temps d'acquérir une consistance suffisante, s'occupent à se frayer un chemin pour arriver au jour. Parfois, soit qu'à l'état de larve leurs soins aient manqué de toute la prévoyance nécessaire, soit que la sécheresse leur ait créé des obstacles inattendus, en durcissant les parties végétales qu'ils ont à perforer, ils s'épuisent en etforls inutiles, et trouvent une mort obscure aux Ueux mêmes où ils puisaient la vie. Ce triste sort, mais dont un petit nombre seulement est frappé, est réservé particu- lièrement à ceux qui, dans leur jeune âge, s'enfoncent le plus profondé- ment dans l'intérieur des arbres. C'est ainsi que la Providence, par des moyens qui souvent nous restent inconnus, maintient sans cesse dans de justes bornes les espèces les plus nuisibles. GENRE DE VIE DES INSECTES PARFAITS. 11 Les individus assez heureux pour échappera tous les dangers, emploient peu de jours à ouvrir la voie qui doit les conduire à la lumière; cependant, si des froids hâtifs viennent attrister le milieu de l'automne, et surprendre dans de semblables travaux ceux dont la destinée est de paraître dans cette saison, ces insectes s'arrêtent dans leur marche et attendent le retour du printemps, pour entrer dans la vie nouvelle où ils achèveront de remplir le rôle pour lequel ils furent créés. Une fois hors des sombres galeries dans lesquelles s'est traîné leur jeune âge , plusieurs Longicorncs les abandonnent pour toujours ; quelques- uns viennent encore, dans les mêmes lieux, fuir la lumière qui les impor- tune. Les grandes espèces, fidèles aux ombrages qui ont voilé leur berceau, s'éloignent peu généralement des bois témoins de leur naissance. On les voit errer sur les branches ou sur les rameaux des arbres semblables à ceux qui les ont nourries, ou s'abreuver d'autres fois avec délices de la liqueur qui découle de leurs troncs ulcérés. Les petites espèces, au contraire, volent la plupart dans les prés et les champs chercher une nourriture plus exquise dans la coupe des fleurs. Leur goût ne les porte pas indifféremment vers toutes celles que la terre fait éclore ; nos regards les chercheraient en vain sur les plus brillantes de nos jardins et de nos parterres. Leur choix plus modeste s'arrête sur des plantes plus humbles ; il se fixe communément sur les végétaux palyanthés, sur ceux principalement dont les tiges florales sont déployées en ombrelle, épanouies en corymbe ou disposées en épi. Quelquefois la nature, pour soustraire ces insectes à l'œil de leurs enne- mis, leur a donné une robe dont les teintes sont en harmonie avec les lieux qu'ils fréquentent. La plupart des Phytœcies sont verdâtresou d'un gris ou cendré verdâtre, comme les plantes sur lesquelles on les trouve. Les iT.diles et les Rhagies sont gris ou nébuleux., comme l'écorce des pins dont ils sont les hôtes fidèles. Les espèces lucifuges ont des couleurs sombres comme la nuit dont elles aiment l'empire. Celles que leur défaut d'ailes atta- che à la terre, portent aussi la livrée du deuil ou de la tristesse ; mais, parmi les autres, plusieurs ont la beauté en partage. Celles-là resplendissent d'un éclat métallique ; celles-ci montrent sur leur cuirasse les nuances les plus vives et les plus tranchées : tantôt on dirait que l'orpin a été employé pour les peindre ; tantôt on croirait que le carmin ou le cinabre ont été mis à contribution pour les orner. Les unes sont garnies, dans diverses parties de leur corps, de poils qui reproduisent à certain jour la richesse de l'or ou le brillant de l'argent ; les autres sont parées d'un habit chamarré de galons, ou semblent revêtues d'un manteau de velours vert ou de satin couleur de feu , 12 lONfrlCORNES. En général, celles dont la destinée est de vivre parmi les fleurs peuvent lutter avec ces filles de la terre d'éclat et de diversité : on dirait que la nature a voulu leur donner une robe de fête, pour assister au banquet délicieux qu'elle leur offre de toutes parts. Quelques espèces, au don de la beauté, unissent des qualités non moins remarquables : elles exhalent les odeurs les plus suaves et embaument l'air des saulées qu'elles habitent ; elles réalisent ainsi pour nous tous les char- mes prêtés par les poètes aux bosquets d'Amathonte et d'Idalie. Ces insectes, quand on les saisit, font souvent entendre un son plaintif ou monotone : on dirait le cri touchant de la douleur ou la prière sup- pliante du vaincu. Ce son est produit par le frottement de la paroi interne et supérieure du prothorax contre le préscutum du mésothorax (1), vul- gairement appelé le pédoncule de l'abdomen, dont les surfaces sont garnies de rides plus ou moins fines. Les Longicornes habitent les diverses régions de la France ; on en ren- contre sous toutes les zones de notre belle patrie. Quelques-uns, comme les Vespères, les Cartalles, les Strommaties, sont propres aux chaudes con- trées de nos provinces méridionales ; d'autres semblent réservés pour ani- mer les solitudes boisées de nos montagnes alpines. Aucune heure ne se lève sans en trouver de prêts à l'utiliser à son pas- sage. Les uns sont éveillés presque aux premiers rayons de l'aurore ; la plupart ne sortent de leur repos qu'après le lever du soleil ; d'autres , ennemis des feux du jour, attendent l'approche des ombres pour quitter leur retraite. Plusieurs commencent à paraître dès qu'avril a fait reverdir les champs ; bientôt ils sont remplacés par d'autres, et cette chaîne , comme celle des fleurs, se prolonge jusqu'à l'approche des frimas. Chaque espèce se montre à son tour sur la scène, et disparaît après l'avoir occupée souvent plus d'un mois, et quelquefois seulement à peine une ou deux semaines. Avant de terminer leur existence, les femelles songent à assurer le sort de leur postérité. A l'aide de leur oviducte, instrument docile qu'elles font mou- voir avec beaucoup d'adresse, elles introduisent leurs œufs dans les fentes, les font glisser sous l'écorcc des végétaux chargés de nourrir les vers ron- geurs qui en sortiront. Quelques-unes les confient ti des plantes vivaces ou à des arbrisseaux ; d'autres , aux arbres de nos champs ou de nos forêts. Heureusement ce n'est point le chêne jeune encore qu'elles chargent de (1) Voyez Essai sur la stridulation des insectes, par M. Goiireau (Ann. de la soc, entom. de Fr., t. VI, p 64). GENRE DE VIE DES INSECTES PARFAITS. 13 nourrir ces germes destructeurs; un instinct providentiel les guide vers ceux qui renferment déjà dans leur sein des causes de décadence, ou qui commencent à pencher vers leur déclin. Si, par exception à cette règle, plusieurs de ces pondeuses attentent, par un dépôt funeste, à la jeunesse de certains arbres , elles s'adressent principalement à ceux, comme le peuplier et le saule , dont la croissance rapide ou la trop facile reproduction pour- raient faire craindre de voir leur nombre s'étendre au delà de certaines limites. D'autres femelles semblent destinées à nous faire oublier les ravages des précédentes. Elles placent leur ponte dans les racines ou dans les souches stériles éparses dans nos bois ; elles occasionnent ainsi la pulvérisation plus prompte de ces débris féconds, que la nature cachera bientôt sous un tapis de verdure ou qu'elle couvrira de rejetons nouveaux. Par une singularité dont il serait diificile de se rendre compte, on voit souvent des souches subir lentement les lois de la décomposition sans receler jamais, comme leurs voisines, ces larves dévorantes chargées d'activer leur ruine. Le même arbre présente aussi quelquefois un de ses flancs déchiré par ces vers avides, quand le côté opposé reste constamment préservé de leurs outrages. Quelles causes peuvent ainsi faire respecter des parties végé- tales portant les signes de la caducité qu de la mort? La nature manque-t-elle d'artisans de destruction? ou les femelles de ces insectes trouvent-elles dans les perceptions de leure sens exquis, des motifs capables de justifier leurs préférences ou leurs dédains ? Dès leur sortie de l'œuf, les jeunes larves, abritées sous les écorces, cachées dans la moelle ou dans les couches Hgneuses, où plusieurs ne tardent pas à s'enfoncer, sembleraient, sous des voiles si épais, pouvoir se livrer sans crainte à leur nuisible industrie. Mais la Providence n'a pas abandonné sans défense nos forêts, nos vergers et nos haies ; elle a confié à d'autres êtres le soin de limiter les dégâts de ces races lignivores, en réfrénant leur trop grande muUiplication. Voyez les diverses espèces d'oiseaux grimpeurs visiter nos chênes décrépits, nos sapins vieillis ou frappés par la foudre, pour les délivrer de ces hôtes parasites. Entendez-vous les Pics faire résonner sous leurs coups de bec les arbres de nos bois , et annoncer par un cri de joie la rencontre heureuse de cette proie succulente? D'autres ennemis, moins puissants en apparence, mais aussi redoutables en réalité, leur font pareillement une guerre cruelle. Certaines fourmis, dont la mission est aussi de miner les vieux troncs, immolent ces larves rivales dans les lieux mêmes témoins de leurs ravages. Plusieurs autres insectes de 14 LONGICORNES. la famille des Ichneumonides perforent les écorces à l'aide de feur longue tarière, atteignent ces sortes de vers sous les enveloppes épaisses qui les protègent, et déposent dans leur sein des œufs parasites qui deviendront bientôt la cause de leur mort. C'est ainsi que se lie et s'enchaîne l'existence des divers corps organisés, afin de conserver l'équilibre admirable existant entre toutes les œuvres de la création. L'étude de ces harmonies n'est-elle pas faite pour nous attacher au culte de la nature et nous porter à admirer la sagesse de son auteur ? HISTORIQUE. Après avoir fait connaître l'organisation extérieure, la vie évolutive et les mœurs ou habitudes des Longicornes, il nous reste à exposer la partie historique de la science relativement à cette Tribu , c'est-à-dire les change- ments successifs qui ont modifié jusqu'à nos jours la classification de ces insectes. 1758. — Linné, cet immortel législateur des sciences naturelles, dans la dixième édition de son Sijstema Naturœ, répartit nos Longicornes dans ses genres Cerambyx, Leptiira et Necydalis, et en coUoqua une es- pèce dans le genre Attelabus. Les trois premières coupes furent caractérisées de la manière suivante : Cerambyx. Antennes atténuées. Thorax épineux ou gibbeux. Élytres linéaires. Leptura. Antennes sétacées. Élytres atténuées à l'extrémité. Thorax subarrondi. Necydalis. Antennes sétacées. Élytres réduites à des demi-étuis. Ailes découvertes. Extrémité de l'abdomen simple. L'illustre auteur établit dans le genre Cerambyx les divisions suivantes : i" Thorax armé de chaque côté d'épines mobiles (division fondée sur un insecte exoti- que, et sans représentants en Europe). 2o Thorax reborde et armé de dents sur les côtés. 30 Thorax arrondi, armé de chaque côté de pointes fixes. 40 Thorax inerme, subcylindrique. 50 Thorax inerme, subarrondi, ou d'une forme subglobuleuse déprimée. Le genre Leptura fut aussi fractionné comme suit : 1° Thorax ovoïde ou oblongiuscule, plus étroit en devant. Élytres tronquées à l'extré- mité. 2° Thorax globuleux non rétréci en devant. Élytres obtuses et non tronquées à l'extré- mité. PARTIE HISTORIQUE DE LA SCIENCE. 15 Le Plino du Nord , avec ce coup'd'œil admirable dont la nature l'avait doué, avait réuni, dans les trois ou quatre genres précités, tous nos Longi- cornes connus de lui. 11 avait établi dans ces coupes génériques des divi- sions destinées. à préparer la formation de genres nouveaux. Seulement, il avait donné place parmi les Cerambyx à un insecte faisant aujourd'hui partie de nos Angustipennes, et parmi les Leptura, aux coléoptères nommés aujourd'hui Donacla, insectes ayant d'ailleurs beaucoup d'analogie avec les Coléoptères de cette tribu. 1761. — Poda, dans ses Insecta musœi grœcencis, suivit les traces de l'illustre Suédois. 1762. — Geoffroy, dans son Histoire abrégée des Insectes, fut naturelle- ment entraîné, par la méthode tarsienne dont il était l'auteur, à rapprocher toutes les espèces de nos Longicornes connues de lui , et il les répartit dans les genres suivants : Priomis. Antennes en scie dont l'œil entoure la base. Cerambyx. Antennes qui vont en diminuant de la base k la pointe, et dont l'œil en toure la base. Corselet armé de pointes. Lcpturu. Antennes qui vont en diminuant de la base à la pointe, et dont l'œil entoure la base. Corselet nu et sans pointes. Stenocoms. Antennes qui vont en diminuant de la base à la pointe, posées devant les yeux. Étuis plus étroits par le bout. L'auteur, dans cet ouvrage, créait ainsi le genre Prionus aux dépens des Cerambyx ; il donnait à ses autres coupes des caractères plus précis ; mal- heureusement, il appliquait le nom de Leptura à une partie des espèces du- dit genre Cerambyx, et donnait aux Leptures de Linné le nom générique de Stenocoms . Le genre Leptura était partagé en trois familles : lo Corselet cylindrique. 2 ' Corselet globuleux. 3» Corselet inégal et rabotteux. La première de ces familles correspondait à la quatrième division du genre Cerambyx de Linné , et les deuxième et troisième familles à la cin- quième division du genre linnéen. Les Stenocoms furent partagés en deux familles : 1» Corselet armé d'une pointe ou d'un tubercule latéral. 2° Corselet inerme. 16 LONGICORNES. 1763. — Scopoli, dans son Entomologia carniolica, adopta les genres linnéens sans suivre exactement le même ordre pour la distribution des espèces. 1767, — Linné, dans la douzième édition de son Systema Naturœ, n'apporta point de modifications génériques à son travail précédent ; mais il montra avoir mieux reconnu les relations existantes entre les Necydalis et les insectes des deux autres genres renfermant presque tous nos Longi- cornes, et il [les plaça à la suite du genre Leptura dont elles étaient aupa- ravant très-éloignées. En revanche, il admit, mal à propos, dans le genre Necydalis, une partie de nos Angustipennes. 1772. — Geoffroy avait déjà apporté de la confusion dans la répartition des espèces dans les genres linnéens, Scopoli, dans son Annus V Historico- naturalis, travailla à augmenter encore le désordre, en divisant, de la ma- nière suivante, les genres Leptura et Cerambyx de l'illustre Suédois : Cerambyx. Thorax subarrondi, muni d'une pointe de chaque côté. Stenocorus. Thorax subarrondi mutique, presque d'égale largeur en avant et en arrière. Prionus. Thorax mutique, plus étendu en longueur qu'en largeur, rétréci en devant. Leptura. Thorax mutique, cylindrique ou cylindracé. Heureusement ce nouvel essai ne trouva pas d'adhésion. 1775, — De Geer, dans le tome V de ses beaux Mémoires pour servir à Vhistoire des Insectes, suivit à peu près la même marche que son illustre compatriote. Il divisa le genre Cerambyx de ce dernier en quatre familles, correspondant aux quatre dernières sections établies dans cette coupe dans le Systema Naturœ; il admit dans ce genre VAttelabus buprestoides de Lmné ; il partagea ses Leptures en deux familles, en prenant Geoffroy pour modèle, et transporta avec raison une des espèces de celles-ci parmi ses Nécydales, dont il forma les deux familles suivantes : lo A demi-étuis. 2» A étuis très-étroits de la longueur du ventre. Il préparait ainsi la création uUérieure du genre Stenoptenis. 1775. _ Dans la même année, parut le premier ouvrage d'un homme qui fit révolution dans la science, par les bases nouvelles sur lesquelles il fondait les ordres et les genres de la classe des insectes. Fabricius, s'il est besoin de le nommer, disciple de Linné, adopta à peu près, dans son Systema entomologiœ, le travail de son illustre maître , mais en le fractionnant en nouvelles coupes génériques. Il donna le nom de PARTIE HISTORIQUE DE lA SCIENCE. 17 Spoudylis ù Tespèce de nos Longicornes égarée par l'illustre Suédois dans le genre Attelabus ; il adopta le genre Prionus de Geoffroy, en comprenant dans ses limites les deux premières sections des Cerambyx du Systema Na- tîirœ; il repartit, mais souvent avec un coup d'œil souvent peu judicieux, ceux de la, troisième dans les genres Cerambyx et Lamia; donna le nom de Saperda à ceux de la quatrième, et celui de Callidiiim à ceux de la cinquième. Il détacha, sous la dénomination de Calopus , un insecte placé par Linné avec les Cerambyx, et transporté aujourd'hui depuis longtemps parmi nos ângustipennes. Il admit le genre Sienocorus de l'entomologiste parisien, mais en l'appliquant .\ quelques espèces rentrant dans la seconde famille de cet auteur, et créa le nom de Rhagium pour désigner ceux de la première. Il sépara, sous le nom de Donacia, mi certain nombre d'espèces réunies aux Leptures dans le Systema Naturœ. 1781. — Fabricius ne changea rien à ces dispositions, ni dans son Spe- cies insectorimi, ni dans sa Mantissa insectorum (1787). 1784. — Laicharling, dans le deuxième volume de^on ouvrage intitulé : Verzeichrdss und Beschreibung der Tyroler Insecien , saisit mieux encore qu'on ne l'avait fait jusqu'alors les rapports génériques des diverses espèces de nos Longicornes. 11 sépara plus nettement des Cerambyx, les Lamia de Fabricius, auxquelles il indiqua Fun de leurs caractères d'avoir le mi- lieu des tibias chargé d'une dent obtuse ; et il restitua à ce genre diverses espèces placées à tort dans le premier, et vice versa. Les Callidics furent caractérisés par leur prothorax arrondi et déprimé, et il en sépara, sous le le nom de Clytus, les espèces à prothorax subglobuleux, coupe dans laquelle il lit entrer à tort l'un de nos Cérambyçaires. Son travail remarquable serait plus louable, s'il n'avait souvent donné sans raison de nouveaux noms aux espèces connues. 1790. — Olivier, auquel le travail de Laicharting était resté inconnu, réunit, dans le cinquième volume de V Encyclopédie tnétliodique , article Capricorne, les Cerambyx et les Lamia de Fabricius , en les répartissant respectivement dans les deux sections suivantes : 1° Corps raccourci. Antennes sétacées. — Lamia. 2» Corps allongé. Antennes filiformes. — Cerambyx. 1792. — Fabricius, dans son Eniomologia sytematica, mit à profit une partie des heureuses transpositions d'espèces faites dans les genres Cerambyx et Lamia par Laicharting et par Olivier ; il reporta dans son genre Leptura quelques-uns de ses Sienocoruf:. h «éoara. sous la dérinmiîiation ô.^ Molor- 18 LONGICORNES. chus, les véritables Nécydales de Linné, pour laisser, sous co dernier nom, les espèces de celles-ci qui se rapportent à nos Angustipennes. 1795. — Olivier, dans le tome IV de son Entomologie, suivit, pour la distribution générique de nos Longicornes, la marche de Fabricius. Toute- fois, il ne fit des Lamies de cet auteur qu'une division des Cerambyx, en raison de la légèreté des caractères qui les séparent. Cependant, il signala la tête portée en avant chez les uns et verticale chez les autres, direction dif- férente qui a une importance d'autant plus grande qu'elle correspond aux habitudes de ces petits animaux ; mais parfois, chez quelques espèces, ce caractère, quand il n'est pas corroboré par d'autres, présente quelque in- certitude. 1796-1797. — Latreillc, dans son Précis des caractères génériques des insectes, réunit ceux dont il est ici question, dans les familles 23 et 24. Le genre Spondylis constitua seul la première. La distribution des genres com- pris dans la seconde, n'offre rien d'intéressant pour les progrès de la classi- fication. 1798. — Schrank, dans sa Fauna boica, adopta le genre Clijtus, en le restreignant dans ses limites naturelles, réunit les Stenocorus aux Rhagiiim, et donna aux Molorchus de Fabricius le nom de Gymnopterion aujourd'hui oublié. 1798. — PaykuU, tout en suivant les traces du professeur de Kiel, par- tagea les Leptures en deux familles, et la seconde de celles-ci en deux sec- tions, ainsi qu'il suit : i'" Famille. Thorax épineux. 2"ie Famille. Thorax inerme. 1'* Section. Élytres tronquées ou échancrées postérieurement. 2'"= Section. Élytres arrondies postérieurement. 1801. — Lamarck, dans son système des animaux sans vertèbres , ne créa point de nouvelles coupes génériques, mais il restitua aux Rhagium de Fabricius la dénomination de Stenocorus donnée par Geoffroy. Les insectes de cette tribu furent par lui répartis dans les genres suivants : Genres. * Antennes sétacées ou filiformes, posées dans l'échancrure des yeux. ^ Corselet aplati, tranchant et denté ou épineux sur les côtés. Prionus. y Corselet arrondi épineux ou tuberculeux. Quatre antennules égales. Cerambyx. yy Corselet mutique. 5 Corselet court arrondi. PARTIE HISTORIQUE DE LA SCIENCE. i- Quatre antennules inégales, à dernier article plus gros et obtus. Corselet globuleux. es Antennes subfiliformes. Abdomen rétréci antérieurement. Ailes droites. Élytres rétrécies postérieurement. o5 Corselet allongé, cylindracé. XX Antennes insérées devant les yeux. '( Corselet épineux ou tuberculeux. ^^ Corselet nnitique. Nota. — Les Donacies de Fabricius peuvent être rapportées à ce genre. 19 Callidium. Necydalis. Saperda. Stenocorus. Leptura. 1801. — Fabricius, dans le tome II île son Systema Eleutheratorum, adopta le genre Clytus de Laicharting, lit subir quelques modifications à la distribution de certaines espèces, mais n'apporta point d'autres change- ments remarquables à ses travaux précédents. 1804. — Latreille, dans le tome XI de son Histoire naturelle des crus- tacées et des insectes, renferma les coléoptères dont il est ici question dans deux familles, celle des Cérambycins et celle des Lepturètes. La première fut divisée ainsi qu'il suit : PREMIÈRE SOUS-FAMILLE. Prio7iiens. Labre presque nul; antennes insérées très-près de la base des mandibules; mâchoires à un seul lobe ou à deux très-petits. * Antennes moniliformcs, comprimées; corselet globuleux. Spondylis. XX Antennes à articles cylindriques, subconiques ou triangulaires , souvent en scie. Corps déprimé. Côtés du corselet épineux ou dentés, Prionus. DEUXIEME SOUS-FAMILLE. Cérambycins proprement dits. Labre très-apparent. Antennes insérées à quelque distance de la base des mandibules ; mâchoires à deux lobes, dont l'intérieur grand. X Élytres couvrant tout le dessus de l'abdomen ; celui-ci en carré long ou presque ovale. y3 Dernier article des palpes ovoïde, pointu ; tête verticale. /3/3 Dernier article des palpes cylindro-conique : le second ne dépas- sant pas le bord supérieur de la lèvre inférieure. Antennes sétacées, longues ; corselet inégal ; cuisses postérieures amin- cies insensiblement vers leur naissance. yS/3/3 Dernier article des palpes conico-comprimé, presque en hache ; le second des labiaux dépassant le bord supérieur delà lèvre. Lamia. Ccramhyx. 20 LONGTCORNES. Antennes iHifornies ne dépassant pas ordinairement le corps; eorselet globuleux on orbiciilaire; cuisses lirusqiiement en massue. Callidium S Corselet déprimé {Callidies de Fabricius). 58 Corselet convexe (C;i. Tète verticale. Palpes presque filiformes. 7, Antennes de onze articles plus longues que le corps Genre divisé en plusieurs sections : lo Corps déprimé (L«Mwa ced<7»s, Latr.) 2" Corps non déprimé {Lamia nehulosa, Latr. ) o^ Corps linéaire {Supevda ocidatu, Fabr. ) ax Antennes de douze articles, plus longues que le corps. Corps li- néaire. Thorax sans épines. ( Saperda lineatocoUis, Leach. ) 'i? Division. Tète penchée. Dernier article des palpes plus épais que les autres. J^ Élytres ni raccourcies, ni subulées. SpoiidyJis. Priomis. Genres. Lamia. Saperda. PARTIE HISTORIQUE DE LA SCIENCE. ^ Dernier article des palpes ohconiqiie comprimé. Antennes pins longues que le corps. Thorax armé d'une épine de chaque ciMé. i3fi Dernier article des palpes obtrigonc. Thora.v sans épines. y Thorax globuleux. Antennes plus courtes que le corps. Cuisses postérieures en massue. yy Thorax orblculaire, déprimé ou peu convexe. Antennes aussi longues que le corps. Cuisses postérieures brusquement en massue. XX Élytres subulées ou raccourcies. 5 Élytres subulées. SS Élytres raccourcies. LEPTURIDES. X Thorax sans épines sur les côti^s. XX Thorax épineiLx sur les côtés. 25 Ccrambijx. Clytiis. Callidium . NecyduUs. Molorchus. Leptura. Rhagium. 1817. — Lamarck, dans son Histoire natureUe des animaux smis ver- tèbres, divisa ses Cérambycins de la manière suivante : X Antennes longues, sétacées ou filiformes. ^3 Lèvre supérieure trés-apparente. y Antennes insérées hors des yeux. Les yeux entiers ou très-peu échancrés. o Corselet mutique. Lepture. o5 Corselet épineux ou tuberculeux. Stencore. XX Antennes insérées dans une échancrure des yeux. £ Tête inclinée verticalement en bas. ( Corselet épineux ou tuberculeux. Lumie. (^ Corselet mutique. Saperdc. s s Tète en avant, mais peu penchée. ■q Élytres soit plus courtes que l'abdomen, soit longues eî rc- trécies en pointe postéricurcmeat, ne recouvrant pas complètement les ailes. Nccydale. jj>; Elytres non subulées postérieurement, recouvrant com- plètement l'abdomen et les ailes. Corselet mutique. Callidie. ôô Corselet épineux ou tuberculeux ou très-inégal sur les côtés. Capricorne. /Sp Lèvre supérieure nulle ou peu apj>arente. Cords du corselet tran- chants, dentés, inégaux. Prione. XX Antennes courtes, moniliformes. Spondyte, 26 LOMGICORNES. 1817. — Latreille, dans le troisième volume du Règne animal de Cuvier, modifia peu son précédent travail relatif à la classification des Lon- gicornes. Il sépara des Cerambyx, les Callichromes caractérisés par des palpes maxillaires plus courts que les labiauK , et donna à la famille des coléoptères qui nous occupent le nom de Longicornes, aujourd'hui généra- lement adopté. 1817. — La même année, Dalman, dans le tome III de la Synomjmiô des insectes (Synonymia insectoram) de Schœnherr, proposa de former aux dépens des Lamies, sous le nom de Dorcadion, une coupe déjà indiquée par Mégerle sous le nom de Pesomacha, composée d'espèces ayant les élytres obovales, arrondies à la base, convexes ; h antennes plus courtes que le corps, à articles obconiques, à pieds robustes. 1821 . — Le Catalogue des coléoptères du comte Dejean , et celui de Dabi (Coleoptera uud Lepidoptera), publié à Vienne deux ans plus tard, en 1823, se montrèrent enrichis d'une foule de genres nouveaux, admis dans diverses collections de l'autre côté du Rhin. Les suivants se rapportaient à nos Lon- gicornes : Eammaticherus , Mégerle ; Purpuricenus , Ziégler ; Monoham- mits, Mégerle (imprimé, par erreur typographique, Monochamus dans le catalogue Dejean); Acanthocinus, Mégerle; Mc-sosa, Mégerle; Pannena, Mégerle; Saphanus, Mégerle; Obrium, Mégerle; Cartallmn, Mégerle (im- primé par erreur Certallwm dans le Catalogue Dejean); Vesperus, Dejean ; Rhamnusium, Mégerle; Toxotus, Mégerle; Pachyta, Mégerle. 1824. — Germar, dans son Insectorum species, caractérisa de la sorte deux de ces coupes : Hammaiichenis. Troisième et quatrième arijicles dos antennes plus courts et épaissis fi l'extrémité. Piirpitricemis. Articles des antennes de longueur presque égale, et tous peu en massue. 1825. — Latreille, dunshà Familks naturelles du règne animal, distribua les Longicornes d'une manière plus naturelle, en les partageant en cinq tribus dans l'ordre suivant : 1" Prioniens ; 2" Cérambycins; 3" iSecydalides; 4-0 Lamiaires; 5° Lepturètes. Il donna quelques caractères au genre Vesperus et rendit aux Rkagies de Fabricius le nom de Stencore donné par Geoffroy. 1827. — Gylleahal, dans le tome IV de ses Insecta suecica, comprit dans sa famille des Cérambycins les genres suivants : Leptura, Rhagium, Cerambyx, Lamia, CaUidiwm, Clytus, Saperda, Prionus, Spondylis, Brontes, MolorcJms. Il divisa les Leptures en deux familles . PARTIE HISTORIQUE DE LA SCIENCE. 27 l'c Famille. Thorax mutique sur les côtés. I'"e Section. Thorax subconiqiie, plus large à sa base, à angles postérieurs amin- cis, embrassant les épaules. 2« Section. Thorax arrondi sur les côtés, à angles postérieurs très-courts, sub- mutiques. 2« Famille. Thorax armé de chaque côté d'une épine ou d'un tubercule. L'illustre naturaliste préparait ainsi la création de genres non oncore indiqués, et signaliit, dans une note, une partie de ceux formés aux dépens des Cerambyx et des> Lamia. 1828. — Zetterstedt, dans ses Insecta laponica, admit le genre Poj/o- 7iocherus. 18'29. — Latreille, dans la seconde édition du règne animal de Georges Cuvier, réduisit sa famille des Longicornes à quatre tribus : celles des Prioniens, Cérambycins, Lamiaires et Lepturètes. L'illustre entomologiste, comme effrayé du nombre des espèces nouvelles découvertes depuis Linné, et surtout de celui des coupes introduites dans les catalogues, les réduisait aux genres primitifs. Toutefois il esquissa, mais souvent très-légèrement, les caractères des groupes suivants qu'il admettait comme sous-genres • Cartallum , Obrium , Acantliocinus , Pogonocherus , Monochamus , Mesosa , Vesperus, Rhamnusmm, Toxotus. En laissant à MM. Lepelletier et Serville le soin de faire une révision générale de ces insectes et d'aplanir toutes les difficultés, il préparait la création du genre Piosalia, en faisant remarquer la singularité du Longicorne, sur lequel repose aujourd'hui cette coupe, et celle du genre Agapantliia, en signalant les antennes de douze articles. 1829. — La même année, Stephens, dans son Systematic Catalogue of british Insects, répartit nos Longicornes dans les trois familles suivantes : Prionides, Leach; CERAMBYcmEs, Kirby ; LEPiumoES, Leach. La première fut réduite au genre Prionus. La seconde comprit les genres Ilamaticlicnts , Mégerle; Cerambyx et Aroniia, Serville ; if/owoc/iamzts , Mégerle ; Acanthocinus, Mégerle; Pogo- nocherus, Mégerle; Lamia, des auteurs (comprenant aussi les Mesosa) ; Sflperdû, Fabricius; Tetrops, Kirby; Obrium, Mégerle; Callidium, Fabri- cius ; Clytus, Laicharting ; Molorchus, Fabricius. La troisième se composa des genres Wiagium, Fabricius ; ToxoUis, Mé- gerle ; Leptura, des auteurs ; Pacliyta, Mégerle. 1829. — M. Curtis, soit dans son Guide, soit dans son Entordologie bri- tannique {British Entomology), marcha sur les traces de Leach pour les grandes divisions de la tribu qui nous occupe. 28 LONGICORNES. 1831. — Stepheiis, dans le tome IV de ses Illustrations , lit entrer les Cucujides dans sa famille des Longicorncs , et divisa ces insectes de la manière suivante : a Corps très-déprimé. aa Corps convexe ou peu déprimé. 6 Yeux échancrés. f Labre court ou obsolète. ce Labre saillant. 66 Yeux entiers ou subéchancrcs. CUCUJIDES. PRIONIDES. CÉRAJIBYCIDES. LEPTURIDES. Les Pp.ionides étaient réduits à deux genres : Spondylis et Priomis. Les CÉRAMCYCiDEs furcnt répartis dans les genres suivants : Cl Élytres non raccourcies, souvent spinigères. b Yeux entiers, lunules. c Côtés du protliorax épineux ou tubercules. d Tibias intermédiaires sans dents, e Corps convexe. f Antennes épineuses. Stenocorus. {f Antennes non épineuses. Hammaticherm. ce Corps déprimé. Ccrmubyx. dd Tibias intermédiaires unldentés. ff Corps déprimé (antennes très-longues). Acanthocinus. (jrj Corps plus ou moins convexe. h Antennes plus longues que le corps. i Corps allongé, cylindrique. Monochamns. ii Corps court, élytres variées. Pogonochems. hh Antennes plus courtes que le corps. Corps robuste. Lamia. ce Côtés du prothorax inermes. j Dernier article des palpes allongé, aminci à rextrémilo, A- Corps oblong, subconvexc sur le dos. Aplooicviin. kl: Corps linéaire, cylindrique. / Cuisses à peine en massue. Sapcrda. H Cuisses brusquement en massue. Obrîum. jj Dernier article des palpes épaissi, subtriangulaire. m Corps déprimé, large. CalUdmm. vim Corps convexe, allongé. n Yeux divisés, presque doubles. Tctmps. aa Élytres réduites à moitié. Molonkus. Élytres subulées. Sfem>ptcnis. P4RTIE HISTORIQUE DE L\ SCIENCE. 29 Les Lepturides furent répartis dans les genres suivants : a l'rolliorax épineux de cliaqiic cuté. lihagiuM. CM Prothorax unituberculeiix latéralement. Toxobis. aaa Protliorax rautique. b Élytres rétrécies postérieurement. Lephira. bb Élytres à peine rétrécies. Pachyta. Stéphens confondait ainsi , à l'exemple de Leach , les Céramhyci?is avec les Lamiens; il donnait des caractères à divers genres indiqués dans les catalogues de Dejean, de Dahl et de Sturm; il substituait le nom de Aploc- nemia ù celui de Mesosa; et, d'après Kyrby, créait le genre Tétrops, trop semblable à celui de Tétraopes créé plus antérieurement par Dalman. En 1832, et dans les années suivantes, M. Serville, dont Lalreille avait fait pressentir le travail, publia, dans les Annales de la Société entomolo- gique de France, une nouvelle classification des Longicornes. L'auteur, à l'exemple de Latreille, divisa cette famille en quatre tribus : Prioniens, Cérambycins, LAMiAmEs, Lepturètes. PRIONIENS. Sous-iribus. V^ Sous-tribit. Antennes courtes, monoliformcs. spondyuens. (Réduite au genre Spondylis.) 2* Sotis-tribi(. Antennes longues, filiformes. prioniens. Ceux-ci comprirent pour nos insectes de France les genres suivants : GENRES. a. Corps droit , quelquefois presque parallélipipède , plus ou moins allongé. |3 Corselet crénelé latéralement. Eryale. ^j3 Corselet uni-tubercuIé ou uni-épineux latéralement. Tragosomc. filS^ Corselet presque trapézoïdal, rétréci en devant. Aîgosome ax Corps assez court, assez large, souvent un peu penché en avant. Corselet tri-épineux latéralement. Prione. CÉRAMBYCINS. Soiis-iribus. i'« Sous-tribu. Élytres beaucoup plus courtes que les aile.^. ou subulées. erévipennes. 2« SoKs-irlbu. Élvtres de forme et do longueur ordinaires. longipennes. 30 LOKGICORNES. Brévipennes. X Elytres beaucoup plus courtes que les aîles. XX Elytres aussi longues que les ailes, mais subulées. Longipenncs. X Article terminal des palpes maxillaires de forme différente de celle du même article des palpes labiaux ;. les maxillaires plus courts que les autres. ^ Antennes glabres. /S^ Antennes ayant des houpcs de poils. XX Quatre palpes terminées par un article de même forme. y Corselet cylindrique; ni déprimé sensiblement en dessus, ni élargi sur les côtés, ni globuleux ; ordinairement aussi large que long. 5 Palpes maxillaires plus longs que les labiaux. S 5 Les quatre palpes égaux. yy Corselet plus ou moins arrondi latéralement, mais point dilaté, constamment déprime en dessus. £ Palpes presque égaux. ^ Côtés du corselet dépour\u de plaque enfoncée. fA Corselet étroit presque cylindrique, plus long que large. tji(j. Corselet arrondi. d Dernier article des palpes aplati, triangulaire. k Cuisses allongées subitement en massue; celle-ci peu ou point comprimée. kk Cuisses assez courtes ; leur massue un peu allongée, constamment comprimée. 6Ô Dernier article des palpes cylifldro-conique. ^^ Côtés du corselet portant chacun une plaque enfoncée, ovale, cotonneuse, rebordée. S8 Palpes maxillaires notamment plus longs que les labiaux. ; Corselet uni-épineux latéralement. tt Corselet mutique latéralement. k Corselet parfaitement globuleux. X Corselet étroit, allongé, cylindracé, beaucoup plus long que large ; sa partie antérieure plus étroite que la tête. Ij. Corselet uni-tuberculeux latéralement, allongé , cylindrique. fjijx Corselet uni-tuberculeux latéralement, compri- mé, triangulaire. GENRES. Necydale. Stétioptère. Ai'omie. Rosalie. Deï e. Caîlidie. Arhopale. Asème. Stromatie. Saphane. Graciiia. Clytus. Obrium. Cartaïle. PARTIE HISTORIQUE DE LA SCIENCE. 31 L.UIIAIRES. l" Sous-tribu. Corps déprimé (notamment sur les élytres). "2« Sous-tribu. Corps plus ou moins convexe en dessus. DÉPRIMÉS. a Tarière des femelles point saillantes. au Tarière des femelles allongée, toujours saillante. Sous-tribus. DÉPRIMÉS. CONVEXES. Acanthodère. .'Edile. a Corps ailé. b Antennes velues en dessous. c Antennes de douze articles. Agapanthic. ce Antennes de onze articles. d Corselet mutiquo latéralement. e Corps court, point linéaire. Mtsose. ee Corps allongé, étroit, linéaire. Saperde. dd Corselet uni-tuberculeux latéralement. Pogonochère. bb Antennes glabres. Corselet uni-tuberculé latéralement. f Cuisses renflées en massue. Léiope. ff Cuisses non renflées en massue. g Corselet sans sillons transversaux distincts. Monochamc. gg Corselet ayant deux sillons transversaux distincts, Lamie. aa Corps aptère h Disque du corselet inégal. Morime. hh Disque du corselet lisse i Deuxième article des antennes élargi, cyathiforme : les troisième et quatrième courts, inégaux. Dorcadion. a Deuxième article des antennes globuleux : le troisième le plus grand de tous. Parmène. LEFTURÈTES. Sous-tribus. l^^ Sous-tribu. Tête prolongée derrière les yeux sans diminuer de largeur jusqu'au cou. (Yeux un peu échancrés; antennes de onze articles obconiques, souvent courtes.) laticerves. •2'^ Sous-tribu. Tête rétrécie en manière de cou, immédiatement après les yeux. (Antennes des articles ordinairement cylindracées) . angusticerves laticerves. X Corselet raulique latéralement, rétréci par devant. XX Corselet uni-tuberculeux ou uni-épineux latéralement. Genres Vespève. 32 LONGICORNES. fi Coi'sflet muni de cliaquo cùté diin liiLercule obtus. Aulenncîs jiliis longues que la tête et le corselet réunis. Cuisses presque semi- circulaires. Rhanmusic. fi^ Corselet ayant de chaque côlé une épine aiguë. Antennes à peine plus longues que la tète et le corselet réunis. Cuisses triangu- laires. Bhc'çjif. ANGUSTICERVES. A Corselet uni-tuberculé latéralement. fi Corselet ayant de chaque côté un tubercule épineux. (Élytres assez longues allant en se rétrécissant de la base à l'extrémité. ) Toxotr. fi fi Corselet ayant de chaque côté un tubercule plus ou moins obtus. (Élytres assez courtes, presque parallèles.) Pachyte. a^ Corselet mutique latéralement. y Corselet assez élevé, un peu convexe. & Élytres presque aussi larges à l'extrémité qu'à la base. GmmmopUre, o5 Élytres allant évidemment en se rétrécissant de la base à l'ex- trémité. Lcpture. yy Corselet presque plan en dessus, fortement rétréci et plus étroit que la tête antérieurement. Élytres allant évidemment en se rétrécissant de la base à l'extrémité. Slrangalie. 1839. — Nous fîmes paraître le premier volume de notre Histoire natu- turelle des coléoptères de France, contenant la Iribu des Longicornes. Ces insectes furent divisés en trois groupes : Procéphalides , Clinocépha- lides et Bérécéphalides . Les premiers furent partagés en trois familles : Spondyliens, Prioniens et Cérambycins. Ces derniers furent répartis en sept branches : Cérambyçaires, Calll- diaires, Hespérophanaires, Clytaires, Obriaires, Graciliaires, JSécydalaires. Dans ces diverses divisions nous introduisions les genres nouveaux sui- vants : Rhopalopus , Phymatodes , Semanotus , Oxypleurus , Criomorphus , Criocephalus, Solenophorus (déjà établi par M. Serville sous le nom de Strommatium), Hesperophanes, Platynotiis ( changé plus tard en celui de Plagionotiis), Anaglyptus, Leptidea. Les Clinocéphalides furent divisés en deux familles : Lamiens et Saper- dins. Les premiers furent partagés en quatre branches : Parménaires, La- miaires, jEdilaires, Pogonochéraires. PARTIE HISTORIQUE DE Ll SCIENCE. 33 Ces divisions s'enrichirent aussi de quelques genres nouveaux : Exocen- trus, Stenosoma (changé plus tard en Stenidea). Les Saperdins furent divisés en Mésosaires, Agapanthaires, Saperdaires, Phytœciaires, parmi lesquelles branches prirent place les coupes génériques nouvelles ; JSiphona, AnœstliGtts, Compsidia, Anœrea, Polyopsia (syno- nyme de Tétrops), Stenostola, Oberea, Phytœcia. Les Dérécéphalides constituèrent deux familles : Rhagiens et Lepturiens. Les premiers formèrent deux branches : Vespéraires et Rliagiaires. Les seconds comprirent également deux branches : Toxotaires et Lep- turaires, dans lesquelles figura le genre nouveau Anoplodera. Plusieurs de ces genres avaient été indiqués dans divers catalogues , mais non encore caractérisés. 1839. — M. Westwood, dans son Introduction ta the modem Classifica- tion of Insects, suivit l'exemple des entomologistes anglais, et adopta pour sa famille des Eucerata ou Lonoicornes de Latreille, les trois grandes di- visions de Leach : Prionides, Cérambycides, Lepturides. 1840. — M. de Castelnau, dans son Histoire naturelle des insectes coléop- tères^ suivit la marche indiquée par Latreille ; il partagea ses Longicornes enPrioniteSy Cérambycins, Lamiaires elLepturètes. Il admit la plupart des genres de Serville, et divers autres dont nous avions formulé les caractères. 1842. — Nous ajoutions à notre famille des Prioniens le genre Prino- bius, publié dans le t. V des Annales de la Société d'agriculture de Lyon. 1845. — M. L. Redtenbacher, dans les Genres de la Faujie des coléop- tères d'Allemagne, disposés d'après la méthode analytique ( Die Gattungen der deutschen Kaefer-Fauna nach d&r analytischen Méthode gearbeitet) , donna, à l'aide d'une marche dichotomique , le tableau de sa famille des Cérambycides, correspondant à celles des Longicornes de Latreille. Il serait trop long de le suivre dans ce travail, dont les principales bases sont celles de la classification de notre illustre entomologiste français. Le savant au- teur allemand introduisit dans la sienne les genres Leioderes, Kothorhina, Anisarthron, Axinopalpus et Astynomus (synonyme de /Edilis). 1845. — La même année, M. Blanchard, dans son Histoire naturelle des insectes, divisa sa tribu des Cérambyciens en six familles , dont l'une se compose d'un seul genre exotique .- les cinq autres sont celles des Spon- DVLEs, des Prionides, des CÉRAMBicroEs', des Lamjides et des LEPTURmcs, réparties la plupart en différents groupes. 1846. — Dans un supplément aux Longicornes, publié à la suite de nos Sécuripalpes de France, nous publiâmes les caractères des genres Callinms 3 34 lONGICORNES. etAlbana; et, l'année suivante (1847), nous indiquâmes ceux du genre Drymochares, dans le t. X des Annales de la Société d'agriculture de Lyon. 1847. — M. Haldeman, dans ses Materials towards a History of the Co- leoptera Longicornia of the United States, publiés dans le volume X des Transactions of the American Philosophical Society , partagea ces insectes en Prionides, Cérambycides, Callidiniens, Lamiades, Lepturiens. 1849. — M. Lucas, dans Y Exploration scientifique de V Algérie, divisa sa famille des Longicornes en Prioniens, Cérambyciens, Lamiens et Leptu- riens. 1852. — M. John Leconte, dans son Attempt to classifi^cation the Lon- gicom Coleoptera of the part of America north of Mexico, publié dans le Journal de l'Académie des sciences de Philadelphie, nouvelle série, tome I, partie quatrième, chercha dans divers caractères peu utilisés encore, les moyens de diviser ces insectes , et, s'écartant de la marche généralement adoptée, partagea de la manière suivante les Longicornes en trois princi- pales tribus : Lamiens. Jambes de devant obliquement sillonnées sur leur côté interne. Palpes toujours filiformes. Antennes verticales. Prothorax sans rebord. Hanches de devant globuleuses. Cérambycins. Jambes de devant non sillonnées sur leur côté interne. Palpes le plus souvent comprimés. Prothorax sans rebord. Prioniens. Jambes de devant non sillonnées sur leur côté interne. Palpes comprimés. Antennes frontales. Hanches de devant fortement transverses. Les Cérambycins furent divisés en trois sous-tribus. 1° Jambes filiformes. Hanches de devant coniques. Leptundes. 2» Jambes filiformes. Hanches de devant soit globuleuses, soit sub- transverses. Cérambycides. 3» Jambes comprimées. Hanches de devant subtransverses. Spondylides. Parmi les genres nouveaux introduits, par M. Leconte, dans ce travail, les trois suivants, appartenant à la sous-tribu des Lepturides, embrassent quelques-uns de nos inspctes de France : Argaleus, voisin des Rhamnusium; Acmaeops, comprenant une partie de nos Pachyta; et Anthophilax , renfermant quelques autres espèces de ces dernières. 1856. — M. Bach, dans sa Faune des insectes du nord et du milieu de l'Allemagne (Kaeferfauna fuer nord undmittel Deutschland), partagea, comme nous , les Longicornes en trois groupes : Procéphaudes , Clinocé- PHALIDES, DÉRÉCÉPHALmES. PARTIE HISTORIQUE DE LA SCIENCE. 35 Le premier fut "divisé en Spondylides, Prionides et Cérambycides : le second en Lamiides et Saperdides ; le troisième en Rhagiides et Lepturides. 1856. — La même année nous fîmes connaître, dans le tome VII de nos Opuscules entomologiques ,\es caractères du genre Menesia. 1860. — M. Thomson, dans son Essai d'une classification de la famille des Longicornes , inséré dans le tome I de ses Archives entomologiques, a suivi M. Leconte dans la voie nouvelle qu'il avait ouverte. 1860. — M. Duméril, effrayé sans doute des divisions génériaues si nombreuses introduites dans la classification depuis une quarantaine d'an- nées, et cherchant à ramener l'entomologie à sa simplicité primitive, s'est borné, dans son Histoire générale des insectes, insérée dans les Mémoires de l'Académie des sciences, à reproduire les tableaux de sa méthode analy- tique, publiés en 1806. 1860. — Enfin, M. Chevrolat, dans un travail sur les Clytus du Mexique, publié dans les Annales de la Société entomologique de France, a formé, aux dépens de ce genre de Laicharting, certaines autres coupes, dont plu- sieurs embrassent nos insectes de France. Divers autres genres établis par MM. Kraatz, Friwaldsky, etc., sur des Longicornes étrangers à noire pays, doivent rester en dehors de ce travail. En même temps que les coupes génériques se multipliaient, le catalogue des espèces se grossissait de toutes les découvertes nouvelles. Le flambeau de l'anatomie a éclairé aussi l'organisation intérieure de ces petits animaux sous le scapel de MM. Marcel de Serres, Pictet et Léon Du- for surtout, dont les admirables travaux en ce genre sont si nombreux. Ces insectes peuvent être répartis dans les groupes suivants : a «"^â §.■£ °:2 j Tête généralement penchée en avant; quel- s~'S=^°i'3 I quefois presque verticale, mais alors 5"n"ïË'Sc>>^ I jambes de devant non creusées d'un sil- o f- lon oblique sur la moitié antérieure de leur côté inférieur. Cérambycides. a. 3 V - ^ i ■§ '^ § .2 =• S iTcte verticale ou inclinée. Jambes de de ^ _^ ^ o ô — S "i S- S'" ^1 vant ordinairement creusées ou rayées / c'^"^ = i £._" = 2f *^^'^ sillon oblique sur la moitié anté- "i'oS=--i2S"l rieure de leur côté inférieur. Lamhdes. Brusquement rétrécie à sa partie postérieure et séparée du prothorax par une sorte de cou au moins aussi étroit que le front et la moitié interne des yeux, vers la moitié postérieure de ces organes. Yeux souvent peu échancrés : coté interne de leur seconde moitié moins avancé ou à peine aussi avancé sur le front que le côté interne de la base des antennes. Leptit.ides. 36 LONGICORNES. PREMIER GROUPE. LES CÉRAMBYCIDES. Caractères. Tête offrant ordinairement la partie située après les yeux (l'égale largeur ou faiblement et graduellement rétrécie; rarement brusque- ment rétrécie vers son extrémité postérieure et séparée du prothorax par une espèce de cou, mais alors élytres couvrant ù peine la moitié de l'abdo- men ; généralement penchée en avant, quelquefois presque verticale, mais alors jambes de devant non creusées d'un sillon oblique sur la moitié anté- rieure de leur côté inférieur. Ils se divisent en trois familles : Courlcs, à articles intermédiaires (4à8) à peu près aussi larges que longs, apIaUs, presque en forme d'écusson. Jambes compri- mées, crénelées ou dentieulées sur leur arête extérieure. Spon'dylie:«s. Antennes insérées près de la base «les mandibules; troisième article presque aussi long que les deux suivants réunis, ou plus long qu'eux. Protliorax ordinairement rebordé sur les côtés; quelquefois sans rebord, mais alors troisième article des an- tennes aussi grand que le tiers de leur longueur. Hancbes antérieures transverses. I'riomens. £ -« I { •— C3 « _ r Antennes insérées à une certaine distance des man- dibules; à troisième article très-rarement aussi longfjuc les deux suivants réunis. Protliorax sans rebord sur les cotés, llanebcs antérieures le plus souvent subglobuleuses. CiIrambycins. PREMIERE FAMILLE. LES SPONDYLIENS. Caractères, Antennes courtes, à peine prolongées jusqu'aux angles pos- térieurs du prolhorax ; à troisième article notablement plus court que les deux suivants réunis: à articles intermédiaires aussi larges que longs, aplatis, presque en forme d'écusson ; insérées près de la base des man- dibules; non entourées par les yeux. Arête extérieure des jambes crénelée ou denticulée. Mâchoires à deux lobes : l'externe court et grêle ; l'interne poilu, presque nul. Prothorax piTsque globuleux; inerme. Hanches anté- rieures séparées par un prosternum étroit, convexement déclive i\ sa partie postérieure et ne les dépassant pas. Hanches intermédiaires, séparées par un spoNDYLiEiss. — Spondylis. 37 mésosternum presque aussi étroit que le prosternum, bilobé ou bitlde à sa partie postérieure. Tarses paraissant avoir cinq articles , par suite du dé- veloppement du nodule existant à la base du dernier. Corps presque cylin- drique. Les pieds courts des Spondyliens, leurs jambes denticulées sur l'arête extérieure, leur corps cylindrique, semblent les rapprocher de divers Xylo- phages et les indiquer comme le lien destiné à unir cette tribu à celle des Longicornes, à laquelle ils appartiennent réellement par leurs mœurs et par divers caractères extérieurs, entre autres par l'échancrure des yeux, par la forme des tarses et par les brosses dont ceux-ci sont garnis. Sous le rap- port de l'insertion des antennes et des organes de la mastication, ils ont de l'analogie avec les Prioniens ; toutefois les lobes plus courts ou plus rudi- mentaires de leurs mâchoires dénotent en eux des goûts plus exclusive- ment lignivores. Ces insectes sont nocturnes. Pendant le jour ils se tiennent cachés sous les arbres renversés, ou dans l'intérieur des troncs dans lesquels ils ont vécu sous leur première forme. Leurs larves, pourvues de six pieds très-courts, ont l'anneau prothora- cique un peu rétréci en devant, en sorte que le passage de celui-ci à la tête est moins brusquement tranché que chez la plupart des autres larves de cette tribu. Cette famille comprend un seul genre, réduit lui-même jusqu'à ce jour à une espèce unique. Genre Spondylis, Spondyle; Fabricius. Fabricius. Sysf. entom. («77S) p, 189. (SîfovSû/.irj ou S<{)ov5yX>5, nom employé par Aristote pour désigner un in- secte qui nous est inconnu. Voyez, à ce sujet : Recherches sur les insectes nuisibles à la vigne, par M. le baron Walckenaer, insérées dans les A?inales de la Société entomologique de France, l''^ série, tome IV, page 687 et sui- vantes. ) Caractères. Ajoutez à ceux de la famille : côté interne de la moitié pos- térieure des yeux à peine aussi avancé sur le front que la base des antennes. Jambes antérieures munies de deux éperons rapprochés et inégaux : l'ex- terne plus court. Palpes ù dernier article obconiquc, tronqué : les maxil- laires, paraissant composés de cinq articles, par l'allongement de la pièce qui leur sert de support. Mandibules peu ou médiocrement arquées, termi- nées en pointe. 38 LOISGICORNES. 1 . S. Buprestoidefl ; Linné. Noir; dessus dit corps ponctué. Élytres chargées de deux lignes longitudinales, élevées, n'atteignant pas V extré- mité. çf Mandibules armées chacune, vers la moitié de leur bord interne, d'une dent située à peu près vis-à-vis de sa pareille et plus ou moins aiguë. Lignes élevées des élytres saillantes. 9 Mandibules munies chacune , vers la moitié de leur bord interne , d'une dent souvent obtuse ou parfois presque nulle , et parfois ne rencon- trant pas sa pareille. Lignes élevées des élytres faibles ou presque obsolètes. Attelabus buprestoides . Linn., Syst. nat. 10^ éd. 1. 1. p. 388. — Id. 12^ éd. 1. 1. p. 621 . Cerambyx maxillosus. De GEER.,Mém. t. V. p. 84. pi. III. fig. 21. Spondylis buprestoides. Fabr., Syst. entora. p. 159. — Id. Syst. eleuth. t. II. p. 376. 1 . — Ouv.,Entom. t. IV. noTl.p. 4. pl.I. fig. 1.6.— Panz., Faim. gem. XLI\\ 19.— Latr., Hist. nat. t. XI. p. 264. — Id. Gêner, t. III. p. 29. 1. — Gyllenh., Ins. suec. t. IV. p. 17. 1. — MuLS.,Longic. p. 17. 1. — STEPH.,Man. p. 268. — L.Redtenb.. Faun. aust. 2eéd. p. 839, Long. 0«',0135 à 0™,0225 (6 à 10 1.). — Larg. O^^OOSÔ à O-^.OOTS (21.1/2à3Ll/2). Corps entièrement noir. Tête aussi longue et presque aussi large que le prothorax; densement ponctuée; marquée entre les antennes d'une fossette ou d'une impression ; offrant parfois les traces d'une raie légère sur le ver* tex. Mandibules ponctuées sur leur première moitié, lisses et luisantes sur la seconde. Antennes de onze articles : le deuxième petit, globuleux; les troisième à dixième, aplatis, scutiformes : le troisième à peine plus grand que le cinquième. Prothorax plus large que long ; tronqué et cilié de flave en devant ; élargi en ligne courbe jusqu'à la moitié des côtés, plus sensi- blement rétréci ensuite en ligne courbe jusque près des angles postérieurs; tronqué à la base ; rebordé à celle-ci ; sans rebord en devant et sur les côtés; convexe; densement ponctué. Ècusson en triangle à côtés curvili- gnes; assez finement ponctué. Élytres débordant la base du prothorax du tiers environ de la largeur de chacune ; à peine plus larges que lui vers la moitié de ses côtés ; deux fois et demie ou un peu plus aussi longues que lui ; en ligne droite à la base ; graduellement un peu rétrécies d'avant en arrière; subarrondies, prises ensemble, à l'e.Ktrémité; convexes; marquées de points rapprochés, plus gros près de la base, plus petits et moins pro- fonds près de l'extrémité ; ces points séparés par des intervalles finement PRIONIENS. 39 ponctués ; chargées chacune de deux lignes longitudinales élevées qui s'effacent vers les trois quarts de leur longueur ; offrant une troisième ligne souvent peu marquée, partant de l'angle humerai. Dessous du corps noir; garni de poils fauves et \ms>. Pieds courts. Jambes ciliées au côté interne; crénelées ou denticulées sur l'arête externe. Obs. Cette espèce habite toutes les parties de la France dans lesquelles croissent le pin et le sapin. Sa larve vit principalement dans les souches de ces arbres. Voy. Ratzeb., Forstins. t. I. p. 233. pi. XVII. fig. 12. — Westwood, Introd. to the mod. Classif. t. I. p. 361. fig. 43 (12. 13). — Perris, Ann. de la Soc. entora deFr. 3e série, t. IV. 1856. p. 440. fig. 351. 358. DEUXIÈME FAMILLE. LES PRIONIENS. Caractères. Antennes prolongées au moins jusqu'à la moitié de la lon- gueur du corps ; à troisième article aussi long à peu près que les deux sui- vants réunis, ou parfois plus long ; à articles intermédiaires plus ou moins allongés; insérées près de la base des mandibules. Arête extérieure des jambes non crénelée ou denticulée. Yeux en général peu profondément échancrés, n'entourant pas la base des antennes ; plus avancés sur le front, au bord interne de leur seconde moitié, que la base des antennes. Mâchoires à un seul lobe convenablement développé ; l'interne nul ou très-court. Pro- thorax soit en cône tronqué, soit transversal, épineux, denticulé ou angu- leux sur les côtés. Hanches antérieures séparées par le prosternum. Corps allongé ; faiblement ou médiocrement convexe. Élytres ordinairement char- gées de deux ou trois lignes longitudinales élevées, plus ou moins saillantes. Les Prioniens commencent la série des Longicornes proprement dits, c'est-à-dire de ceux qui portent le caractère remarquable tiré delà longueur 4es antennes. Ils ont, comme les Spondyliens, les yeux en général faible- ment ou médiocrement échancrés; mais si le lobe interne de leurs mâ- choires est encore nul ou très petit, l'externe se montre de grandeur ordi- naire. La nature semble faire par là un premier pas pour arriver aux Céram- bycins, chez lesquels le développement de ces deux pièces est complet. Les Prioniens diffèrent d'ailleurs, par un faciès particulier, des autres familles de cette tribu. La tête de ces insectes est profondément sillonnée entre les antennes. iO LONGICORNES. Celles-ci , grêles ou subtiliformcs dans plusieurs, sont dentées en scie dans les Priones ; scabres dans les iîlgosomes. Chez les uns, elles sont composées de onze articles ; dans les autres, on leur en compte douze ou presque douze, le dernier n'étant pas distinctement séparé du précédent chez les . Les élytres sont souvent épineuses à l'angle suturai. Les cuisses ne sont jamais renflées en massue. Les hanches antérieures sont toujours complète- ment séparées par le prosternum et transverses. Les Prioniens ne sortent guère qu'après le crépuscule du soir, ou à la nuit close, des lieux obscurs, des trous ou des flancs caverneux des arbres, dans lesquels ils existent cachés pendant le jour. Ils servent de pâture aux chauves-souris et à divers oiseaux nocturnes. La couleur de leur robe est en harmonie avec les ténèbres. Leurs larves sont pourvues de six pieds très-courts, et vivent dans le.s troncs ou les souches des grands arbres. Cette famille correspond à la se- conde des sections des Cerambijx de Linné et au genre Prionus de Fabri- cius, divisé de nos jours en plusieurs ^autres. £5 aj >■ a w ce 2 2 53 .1 I |i /Antennes dentées en scie; de douze arUcles chez le cf : le douzitne incomplètement séparé chez la $ • Prothorax armé de chaque côté de trois dents aiguës. Postcrnum rétréci d'avanten arrière, convexe- menl déclive à sa partie postérieure, et ne dépassant pas les hanches de devant. Pro- tliorax anguleux ou muni d'une épine vers le milieu de ses côtés, mais non crénelé. Posternum subparallèle et prolongé au delà des hanches de devant. Prothorax crénelé sur les côtés muni en outre d'une épine chez la Ç • Jambes de devant munies d'un seul éperon. Prosternum fai- blement prolongé au delà des hanches de devant. en cône tronqué, relevé et subépincux aux angles postérieurs; plus long sur la ligne médiane qu'il est large en devant. Antennes de onze arti- cles scabres ou subépincux. Prosternum prolongé jusqu'au niveau des hanches intermédiaire-; élargi postérieurement. Piionus. Thagosoma. Er gales. Pritwbitts. /Egosoma. Genre Prionus, Prione ; Geoffroy. Geoffroy. Ilist. abr., 1. 1 (I7G2), p. 198. (flf/3(Voy, scie. ) CAR:\CTÈPiEs, Antennes de douze articles chez le c/ : le douzième incom- piiioMEîis. — PHomis. 41 plétement séparé chez la 9 : appendice dans les deux sexes : les troisième à onzième presque en forme de cornet, dentées en scie, surtout chez le (f. Jambes de devant à deux éperons. Prothorax en carré transversal, armé, de chaque côté, de trois dents aiguës. Épistojne convl, transversal. Proster- num postérieurement déclive ; prolongé presque jusqu'au niveau des han- ches intermédiaires. Mésosternum plus étroit que le prosternum, entaillé à son extrémité. Tête enfoncée presque jusqu'aux yeux dans le prothorax. Yeux échancrés presque jusqu'à la moitié de leur largeur. Mâchoires à un seul lobe linéaire. Palpes maxillaires paraissant composés de cinq articles, par l'allongement et la forme de la pièce qui leur sert de support : ces articles presque de même grosseur ; le dernier tronqué. Palpes labiaux de trois articles : le dernier plus épais. Troisième article des tarses postérieurs peu profondément fendu. Corps allongé; médiocrement convexe. 1 . P. eoriarius ? Linné. Dhin noir de poix en dessus, moins obscur en dessous. Élytres rugueusement ponctuées^ chargées de trois lignes éle- vées peu saillantes ou presque effacées. çf Antennes presque aussi longues que le corps ; de douze articles dis- tincts : le douzième appendice : les troisième à onzième fortement dentés en scie. 9 Antennes à peine prolongées au delà des deux tiers du corps ; de onze articles : le onzième subappendicé : les quatrième à onzième médio- crement dentés en scie. Cerambyx coriarius. LiNN., Syst. nat. 10e éd. t. I. p. 389. -i. — Id. IS^ éd. t. I. p. 622. 7. Le Prione. Geoffr., Hist. abr. 1. 1. p. 198. 1 . pi. III. fig. iî. Cerambyx prionus. De Geer., Mém. t. V. p. 59. pi. III. fig. S. Prionus coriarius. Fabr., Syst. entom. p. 161. 7. — kl. Syst. eleuth. t. II. p. 260. 16. Panz., Faim.geriïi.IX. 8. 9 . Ouv., Entom. t. IV. n" 66. p. 29. 32. pi. I. fig. 1.6, c, d. — Latr., Hist. nat. t. XI. p. 266. — Id. Gênera, t. lU. p. 32. 1. — Schoenh., Syn.ins. t. III. p. 339. 20. — Gvllenh., Ins. suec. t.IV. p. 11.5.2. — MuLs.,Longic. p. 21. 1. — Stepii., Man. p. 268. — L. Redtenb., Faun. aust. 2* éd. p. 841. Long. 0"s0247 à 0'",0482 (11 1. à 21 1.) — Larg. 0™,0090à 0,0'"180 (41. à8L) Corps allongé ; d'un noir de poix ou d'un brun noir, en dessus. Tête sub- arrondie ; ponctuée ; creusée entre les antennes d'un sillon prolongé en s'af- faiblissant jusqu'au vertex. Palpes fauves, Êpistome court; transversal, 42 LONGICORNES. Antennes graduellement rétrécies et dentées en scie à partir du troisième article : celui-ci, un peu moins long que les deux suivants réunis. Prothorax une fois moins long que large ; en carré transversal ; bissinué à la base ; garni de cils blonds à ses bords antérieur et postérieur ; armé de chaque côté de trois fortes dents, dont l'intermédiaire plus aiguë et plus prononcée ; médiocrement convexe ; à surface un peu inégale ; rugueusement et assez densement ponctué chez le cf , pl^is lisse et plus parcimonieusement ponc- tué chez la Ç . Écusson presque en demi-cercle ; peu pointillé. Êlytres dé- bordant la base du prothorax du tiers environ de la largeur de chacune; cinq fois environ aussi longues que lui ; subparallèles (cj") ou un peu ré- trécies d'avant en arrière ( $ ) ; munies d'une petite dent à l'angle suturai ; médiocrement convexes ; d'un noir de poix ; glabres ; ruguleusement ponc- tuées ; chargées chacune de trois lignes longitudinales plus ou moins obso- lètes. Dessous du corps brun et garni d'un duvet cendré épais sur la poi- trine ; d'un brun fauve et garni de poils clairsemés sur le ventre. Pieds allongés; d'un noir ou brun de poix; robustes. Cuisses et jambes compri- mées ; aspèrement ponctuées. Tarses dilatés ; à troisième article peu pro- fondément fendu. Cette espèce paraît habiter la plupart des provinces de la France. Elle est peu commune autour de Lyon. Sa larve vit dans le chêne, le cerisier, etc. Elle a la tète d'un brun châ- tain ; l'anneau prothoracique couleur de safran ; le reste du corps blan- châtre. Du quatrième au dixième segment , elle est chargée de larges ma- melons. Les deux derniers anneaux sont étroits, lisses, allongés. Voy. Westwood, Introd. lothe mod. Classif. 1. 1. p. 360. fig. 43 et 4.5. — Ch.^puis et Candèze, Catal. p. 242. Genre Tragosoma, Tragosome ; Serville. Scrville. Annales de la Société entomologique de France, 1. 1 (I83î). p. 189. ( rpJcyot, bouc ; a&(ix, COrpS. ) Caractères. Antennes subfiliformes ; de onze articles : les troisième et suivants subcylindriques ; les derniers comprimés : le onzième appendice. Jambes de devant munies de deux éperons. Prothorax transversal ; angu- leux et ordinairement armé d'une épine vers le milieu de ses côtés. Épistome transversal ; échancré en arc en devant, un peu arqué en arrière à son bord postérieur. Prosternum graduellement un peu rétréci d'avant en arrière ; PRioNiENs. — Tragosoma. 43 rebordé sur les côtés jusqu'à l'extrémité; convexement déclive à sa partie postérieure ; ne dépassant pas les hanches de devant. Mésosternum à peine aussi large que le prosternum ; peu profondément entaillé à son bord posté- rieur. Tête enfoncée dans le prothorax ; moins longuement prolongée après les yeux que le diamètre de la seconde partie de ces organes. Yeux échan- crés jusqu'au tiers de leur largeur. Mâchoires à un seul lobe elliptique ou subovalaire. Palpes maxillaires plus courts que les labiaux ; à troisième article à peine plus long que le dernier : celui-ci obtriangulaire, subcom- primé. Palpes labiaux à dernier article obtriangulaire. Troisième article des tarses postérieurs divisé en deux lobes jusqu'aux deux tiers de sa longueur. Corps allongé ; médiocrement ou assez faiblement convexe. 1. T. depsariuiii ; hvmt. Dessus du corps d'un noir de poix OU d'un brun de poix. Prothorax transversal ; anguleux et armé d'une épine vers le milieu de ses côtés; garni en dessus de poils d'un roux fauve. Élytres ru- guleuses, ponctuées ; chargées de trois à quatre lignes longitudinales et de quelques intervalles relevés. Antennes et dessoiis du corps d'un brun fauve. o* Antennes prolongées jusqu'aux trois quarts ou quatre cinquièmes de la longueur du corps ; à neuvième et dixième articles pas plus larges que les précédents. Prothorax couverts de poils longs et assez épais d'un roux fauve ; armé d'une forte épine vers le milieu des côtés ; longuement cilié à ses bords antérieur et postérieur. 9 Antennes à peine prolongées au delà des deux tiers de la longueur du corjîs; à neuvième et dixième articles un peu plus larges que les précédents. Prothorax presque glabre en dessus, garni de poils d'un roux fauve courts et clairsemés ; souvent seulement anguleux et non épineux vers le milieu de ses côtés ; à peine cilié à son bord antérieur ; garni de cils moins épais à la base, Oviducte parfois saillant. Ceramhyx depsarius. Linn., Syst. nat. 12e éd. t. I. p. 624. 12. Prionus depsarius. Fabr., Mant. 1. 1. p. 128, l.—Id. Syst. eleuth. t. II. p. 2S8. 7. — Panz., Faun. germ. IX. 7. — Ouv., Entom. t. IV. n» 66. p. 37. 44. pi. XI. flg. 41 . — ScHOENH., Syn. ins. t. III. p. 337. 9. — Gyllenh., Ins. suec. t. IV. p. 116. 3. Tragosoma depsarium. Muls., Longic. p. 23. 1. — Redtenb., Faun. austr. 2* éd. p. 841. Long. 0'",0270 à 0n»,0337(12 1. à 15 1.) — Larg. O-^^OODO à 0^,0112 (4 1. à 5 1.), Coi'ps allongé ; notablement moins large que chez l'espèce précédente ; 44 LONGICORNES. j d'un noir de poix ou d'un brun de poix, en dessus. Tête subarrondie; for- tement ponctuée ; d'un noir ou brun de poix ; creusée entre les antennes d'un sillon prolongé jusqu'au vertex. Palpes d'un fauve testacé. Antennes subtiliformes ; à premier article subcylindrique : les trois ou quatre der- niers comprimés : le troisième à peine aussi long que les deux suivants réunis : le onzième appendice. Prothorax une fois au moins plus large que long ; bissinué à sa base ; anguleux et ordinairement armé d'une épine vers le milieu de ses côtés ; médiocrement convexe ; assez densement ponctué ; rayé d'un sillon longitudinal sur la ligne médiane ; garni de poils d'un roux fauve. Écusson obtusément arrondi à son extrémité; aspôrement ponc- tué. Èlytres débordant la base du prothorax du quart ou du tiers de la lar- geur de chacune ; six fois environ aussi longues que lui ; subparallèles ; munies d'une dent à l'angle suturai ; peu ou médiocrement convexes ; d'un noir de poix ou d'un brun de poix ; glabres ; rugueuses ; ponctuées ; char- gées de trois lignes longitudinales élevées, postérieurement ramifiées et non prolongées jusqu'à l'extrémité : la deuxième naissant de la faible fossette humérale : la troisième subhumérale ; offrant ordinairement une nervure moins saillante et antérieurement raccourcie après le calus humerai ; offrant en outre l'intervalle qui sépare celle-ci de la deuxième ligne, l'intervalle existant entre la deuxième et la première ligne, et celui existant entre la première et la suture, relevés presque autant que les lignes. Dessous du corps d'un brun roux fauve ou parfois d'un fauve testacé ; densement garni d'un duvet roux fauve mi-relevé sur la poitrine; garni de poils clairsemés et couchés sur le ventre. Pieds grêles ; d'un roux fauve ou d'un brun roux fauve. Cuisses garnies de poils fins , et ciliées en dessous. Cette espèce habite les Alpes et les Pyrénées. Sa larve vit dans le sapin. Genre Ergates, Ergate; Serville (1). Scrville. Aiin. de la Soc. cntoni. de France, l. I (I83Î), p. 143. (tpyxrr,9, OUVricr.) Caractères. Antennes sétacées ; de onze articles ; le premier, gros, obco- nique : les autres assez grêles : les troisième à dixième (c/*) ouïes troisième à huitième ( 9 ) subcylindriques : le dernier (c/) ou les trois derniers ( Ç ) subcomprimés : le troisième à peu près aussi long que les deux suivants féunis : le onzième non appendice. Jambes de devant munies de deux épe- PRTONiENs. — Ergates. 45 rons. Prothorax transversal ; crénelé sur les côtés ; muni en outre d'une épine chez la $ . Êpistome en angle dirigé en arrière à son bord postérieur. Prosternum large; subparallèle; rebordé sur les côtés jusqu'au niveau du bord postérieur des jambes de devant, puis sans rebord et notablement prolongé au delà desdiles jambes, subhorizontal (?) ou peu déclive {çf) à son extrémité. Mésosternum à peu près aussi large ( 9 ) ou sensiblement moins large (a") que le prosternum; entaillé à son extrémité. Tète enfon- cée dans le prothorax ; à peine aussi longuement prolongée après les yeux que le diamètre de la seconde moitié de ces organes. Yeux faiblement échancrés. Mâchoires à un seul lobe, un peu élargi d'avant en arrière et frangé à son extrémité. Palpes subcomprimés; à dernier article tronqué. Troisième article des tarses postérieurs divisé en deux lobes au moins jus- qu'aux deux tiere de sa longueur. Corps allongé; médiocrement ou très-mé- diocrement convexe. 1. E. faber; Linné. Dessus du corps d'un noir de poix ou d'un brun de poix. Prothorax crénelé sur les côtés; tronqué à la base,; fortement ru- gueux ('i) ou densement ponctué et chargé d'empâtements luisants {çf). Êlytres coriacées; à deux lignes lo?îgitudinales élevées. (f Antennes plus longuement prolongées que le corps ; à onzième article comprimé. Prothorax une fois plus large que long; tronqué à peu près en ligne droite à sa base, arrondi aux angles postérieurs ; un peu arqué et cré- nelé sur- les côtés; densement ponctué ou finement chagriné en dessus; chargé de chaque côté de la ligne médiane d'un empâtement luisant, pres- que en demi-cercle, et d'un autre plus petit entre celui-ci et les bords laté- raux. Élytres à peine aussi larges aux épaules que le prothorax dans le milieu de ses côtés. Cuisses antérieures plus longues; fortement chagrinées. Mésoslernum une fois plus long qu'il est large dans son milieu; postérieu- rement entaillé jusqu'au cinquième à peine de sa longueur. $ Antennes à peine prolongées au delà des deux tiers de la longueur du corps ; à neuvième, dixième et onzième articles subcomprimés, un peu en toit. Prothorax près d'une fois plus large que long ; tronqué sur les deux tiers médiaires de sa base, un peu moins prolongé en arrière sur les côtés de celui-ci ; à angles postérieurs émoussés, presque rectangulaires ou peu ouverts; faiblement arqué sur les côtés, crénelé et muni en outre d'une épine vers les trois cinquièmes des bords latéraux ; fortement rugueux sur sa surface. Élytres plus larges aux épaules que le prothorax dans le milieu 46 LONGICORNES. de ses côtés. Cuisses antérieures plus longues que les suivantes; presque lisses ou seulement ponctuées. Mésosternum à peine d'un cinquième ou d'un quart plus long qu'il est large dans son milieu ; postérieurement entaillé jusqu'au quart de sa longueur. Cermihyx faber. LiNN.,Faun. suec. p. 187. 646 (J). — Id. Syst. nat. IS^ éd. t. I. p. 622. 6(?). Prionus faber. Fabr., Spec. ins. t. I. p. 204. 4. — Id. Syst. eleuth. t. II. p. 258. S. — Panz., Faun. germ. IX. 5 (9). — Oliv., Entom. t. IV. no 66. p. 18. IS. pi. IX. fig. 38 (?). ~ ScHOENH., Syn. ins. t. III. p. 336.7. — Gyllenh., Ins. suec. t. ÏV. p. 118. 1 (^?). Prionus buhanensis. Laichart., Tyr. ins. t. II. p. 1. 1 (5?) . Prionus serrarius. Panz., Faun. germ. K. 6 (^. Prionus obscurus. Ouv., Entom. t. IV. no66. p. 26. 27. pi. I. fig. 7. (»,0270 à O^^O^TS (12 1. à 21 1.). — Larg. On>,0100 à O-^jOlTO (31. 1/2 à 71. 1/2). Corps allongé ; médiocrement ou très-médiocrement convexe ; d'un noir de poix, ou d'un brun de poix en dessus, avec les élytres moins obscures ou parfois couleur de cuir chez le çf • Tête subarrondie ; très-rugueuse entre les yeux ; creusée entre les antennes d'un sillon profond, prolongé en s'af- faiblissant jusqu'aux vertex. Épistome en angle dirigé en arrière à son bord postérieur. Palpes d'un fauve testacé. Antennes et Prothorax comme il a été dit. Ècusson presque en demi-cercle. Élytres quatre ou cinq fois aussi longues que le prothorax ; un peu élargies après les épaules, graduellement un peu rétrécies ensuite ; munies à l'angle suturai d'une épine, parfois peu marquée chez le a" ; médiocrement ou assez faiblement convexes ; coriacées ou assez fmement rugueuses ; à deux lignes longitudinales élevées assez faibles. Dessous du corps d'un noir de poix ou d'un brun de poix, garni d'un duvet assez court, et assez serré (cf) sur les médi et potspectus ; glabre ( $ ) ou parcimonieusement pubescent (cf") sur le ventre. Pieds d'un brun de poix. Troisième article des tarses postérieurs divisé jusqu'à la base. Cette espèce est commune dans les lieux où croît le pin, surtout dans le Midi. .Sa larve vit dans les souches de cet arbre. Voy. MuLS., Longic. l'« éd. 1. 1. p. 23. — Lucas, Ann. de la Soc. entom. de France. 2« série, t. II. p. 169. — Id. Explor. se. de l'Algérie, p. 481. pi. XLI. fig. 2. — Perris, Ann. de la Soc. entom. de France, 3« série, t. IV. p. 444. fig. 362. 368. PRiONTENs. — Prinohius. 47 Genre PrinoHus, Prinobie ; Mulsant. Mulsant. Ann de la Soc. d'agr. de Lyon, t. V (1842), p. '207. — Longic. suppl. (1846). (*fvoy, chêne vert ; ^làa, je vis.) Caractères. Antennes sétacées ; de onze articles : les troisième à neu- vième subcylindriques : les onzième et les deux derniers subcomprimés, un peu en toit, creusés de divers sillons longitudinaux : le troisième à peine aussi long que les deux suivants réunis : le onzième non appendice. Jambes de devant munies d'un seul éperon. Proï/iorao? transversal; faiblement (cf) ou assez sensiblement ( 9 ) élargi d'avant en arrière sur les côtés ; muni d'une (9) ou de deux (o") petites dents ou épines après les angles de devant ; armé vers les angles postérieurs d'une (cT) ou de deux ( $ ) dents ; écointé sur les côtés de sa base, c'est-à-dire coupé en ligne oblique et gra- duellement moins prolongé en arrière de dedans en dehors sur le sixième extérieur de ladite base : cette écointure plus prononcée chez la Ç que chez le d" . Épistome obtriangulaire. Prosternum subparallèle ; rebordé sur les côtés à peu près jusqu'au niveau du bord postérieur des hanches de devant ; peu prolongé au delà desdites hanches ; beaucoup plus étroit que le mésosternum. Celui-ci entier ou peu profondément entaillé à son bord postérieur. Yeux peu profondément échancrés. Mandibules armées d'une forte dent vers le milieu de leur côté interne. Mâchoires à un seul lobe, assez court, elliptique, longuement cilié. Palpes maxillaires plus courts que les labiaux ; à troisième article à peine plus long que le dernier : celui-ci sub- comprimé, ovoïde, tronqué à l'extrémité. Jambes intermédiaires et posté- rieures inermes. Troisième article des tarses postérieurs divisé en deux lobes presque jusqu'à la base. Corps allongé; faiblement (cf) ou médio- crement ( 9 ) convexe. 1 . V, Myarili ; Mulsant. Dessus du corps dhm noir brun sur la tête et le prothorax, d'un brun de poix ou d'un brun fauve sur les élytres. Pro- thorax transversal, écointé sur les côtés de sa base, a'>'mé d'une (0") ou deux ( 9 ) épines aux angles postérieurs et d'une ou de deux petites dents après les angles de devant. Élytres rugueuses ; chargées de trois ou quatre lignes longitudinales faiblement saillantes. Antennes brunes. Dessous du corps brun sur la poitrine, noir obscur sur le ventre. çf Antennes prolongées au moins jusqu'aux trois quarts de la longueur 48 LONGICORNES. du corps. Prothorax peu élargi d'avant en arrière sur les côtés; ordinaire- ment armé, à ceux-ci, de deux petites dents après les angles antérieurs, et d'une assez forte dent aux angles postérieurs qui sont relevés ; moins forte- ment écoinlé à sa base ; couvert en dessus de points confluents et assez petits ou non grossiers ; peu convexe sur son disque ; glabre ; rayé sur la moitié postérieure au moins de la ligne médiane d'un sillon postérieure- ment plus profond et empâté d'une matière luisante ; creusé, de chaque côté de la ligne médiane, d'une fossette chargée d'un empâtement lisse, luisant, rugueusement ponctué, presque obtriangulaire, prolongé du sixième anté- rieur à la moitié ou un plus de la longueur du segment; offrant entre cha- cun de ces empâtements et les bords latéraux de courtes lignes longitudi- nales, saillantes, rugueuses ; offrant enfin au-devant du rebord basiliaire, et parallèlement à ce rebord, un empâtement lisse, luisant, grossièrement ou réticuleusement ponctué. Écusson rétréci d'avant en arrière : très-obtusé- ment arrondi à l'extrémité, souvent un peu échancré dans le milieu de celle-ci ; un peu plus long que large ; couvert de points confluents médio- cres ; muni d'un rebord étroit ; rajé d'un sillon longitudinal ; d'un noir brun ou d'un brun noir. Élytres faiblement convexes sur le dos. Cuisses anté- rieures chargées d'aspérités. Médi et postpectus glabres sur les côtés. Der- nier arceau du ventre rayé ou sillonné sur la ligne médiane ; garni à son bord postérieur d'une bordure de poils épais hérissés, d'un roux fauve : cette bordure prolongée sur une partie de la ligne médiane. 9 Antennes prolongées à peine jusqu'aux trois cinquièmes ou deux tiers de la longueur du corps. Prothorax sensiblement élargi d'avant en arrière sur les côtés; ordinairement armé, à ceux-ci, d'une petite dent après les angles antérieurs ; armé aux angles postérieurs d'une forte épine et de une à trois petites dents en devant de celle-ci ; plus fortement ôcointé à la base; généralement muni, à cette écointure, d'une dent près de ses angles posté- rieurs ; convexe ou assez convexe ; réticuleusement ponctué : les mailles de ces réseaux plus grosses, et les intervalles qui les séparent luisants, sur le disque et non sur les côtés ; chargé, sur le milieu de la ligne médiane, d'un empâtement lisse et luisant ; offrant entre le disque et les bords latéraux, dans la direction du milieu des yeux, une trace longitudinale de poils d'un roux fauve assez allongés. Écusson en demi-cercle ; muni d'un large rebord écrasé ; ponctué sur le reste de sa surface avec la ligne médiane lisse ; brun. Élytres assez convexes. Cuisses antérieures peu chargées de faibles aspéri- tés. Médi et postpectus couvert d'un duvet épais. Dernier arceau du ventre un peu entaillé à son bord postérieur ; sans bordures de poils. Oviducte ordinairement saillant. PRiONiENs. — Prinohius. 49 9 Prioms scutellaris. Germar , Reise nach Dalmat. p. 210. pi. XI. fig. 1. ( 9 ):* cf Prionus Myardi, MuLS., Ann. de la Soc. d'agr. de Lyon. t. V (1842). p. 207. pi. XI. fig. 1 (cf)- — Longic, suppl. (cf). Prinobius atropos. Chevrolat, Rev. et Mag. de zool. (1884). p. 482. pl.VIU. fig. 2. (c/*) (cf '^) Prinobius Germari. MuLS., Hist. nat. des coléop. de France (1846). — Longic. suppl. Corps allongé; faiblement ou très-médiocrement convexe (cf) ou assez convexe (?) ; d'un noir brun sur la tète et sur le prothora.x, d'un brun de poix ou d'un brun fauve ou parfois couleur de cuir sur les élylres. Tête subarrondie; rugueuse et marquée de points gros et profonds; creusée entre les antennes d'un sillon profond, prolongé ensuite jusqu'au vertex par une ligne étroite et peu saillante. Êpistome obtriangulaire ; grossièrement ponctué; séparé du front par une suture frontale profonde. Labre cilié de roux testacé. Mandibules fortement ponctuées à la base. Palpes d'un rouge fauve ou testacé. Antennes brunes ; marquées sur les huit premiers articles de points grossiers, plus rapprochés sur les articles basiliaires, et parfois aspères chez le o* ; rayées de sillons longitudinaux peu profonds sur les derniers articles. Prothorax d'un noir brun; garni en devant et à la base d'un duvet mi-doré; conformé comme il a été dit. Éciisson comme il a été dit. Élytres quatre fois ou quatre fois et demie (c/*) ou cinq fois et demie ou six fois ( 9 ) aussi longues que le prothorax; subparallèles ou faiblement rétrécies d'avant en arrière ; arrondies à l'angle postéro-externe ; obtusément tronquées à l'extrémité ; sans dent ou épine à l'angle suturai ; rugueuses ; chargées de trois ou quatre lignes longitudinales faiblement saillantes : la deuxième naissant de la fossette humérale : la quatrième naissant en dehors du calus humerai : la troisième raccourcie en devant, située entre la deuxième et la quatrième, moins apparente; colorées comme il a été dit. Dessous du corps brun sur la poitrine ; moins obscur sur le ventre. Pieds bruns. Troisième article des tarses postérieurs divisé presque jusqu'à sa base. Cette belle espèce vit dans le chêne vert. Elle a été prise dans le bois des Maures, non loin de Saint-Tropez (Var), dans les propriétés d'un neveu de M. Boyer de Fonscolombe, et ce dernier eut la bonté de me donner le cf, et de joindre à l'envoi une figure et une description de la 9 . Depuis cette époque , j'en ai reçu de Corse un assez bon nombre d'exemplaires de mon ami M. Revelière. Obs. Elle offre dans le nombre et les proportions des épines du prothorax i 50 LONGICORNES. et dans quelques antres particularités de ce segment, et de diverses autres parties du corps , des variations qu'il serait important d'étudier sur un certain nombre d'exemplaires de diverses localités, pour savoir si elles sont individuelles ou spécifiques. M. Chevrolat (Ann. de la soc. entom. de Fr,, 3« série, t. VII, 1859, p. cxxxv et cxxxvi), a porté à quatre le nombre des Prinobies connus , savoir : 1° P. scutellarisj 2» P. Gaubilii; 3° P. Myardi ; 4° P. atropos. Le dernier n'est évidemment qu'une variété même assez légère du P. Myardi cf. Quant au P. scittellaris , décrit d'après un exemplaire cf de la collection Dejean, dans laquelle il était inscrit sous le nom de Macrotoma Germari, cet exemplaire, provenant de la Dalmatie, a le prothorax creusé de quatre fossettes. Le P. Gaubilii semble s'y rapporter. Ces quatre espèces sembleraient donc provisoirement devoir être ré- duites à deux. Une 9 que M. Chevrolat rapporte à son P. scutellaris , s'éloignerait de celle de Corse et de France par son prothorax moins court, et par son écusson dépourvu de ce rebord ou bourrelet, qui a fait donner par Ger- mar le nom de scutellaris au Prinobie $ découvert et décrit par lui. Or, si l'écusson lui-même subit aussi de telles variations , il est fort possible qu'il n'y ait qu'une seule espèce de Prinobie connue ; dans tous les cas , il n'y en aurait aujourd'hui pas plus de deux. Le premier individu de ce genre a été, comme on sait , découvert par Germar, dans son voyage en Dalmatie, en 1812. Il n'avait trouvé qu'une î . En 1842, je fis connaître sous le nom de Prinobius Myardi, un insecte trouvé en Corse par M. Myard (]), et si différent dn scutellaris par la forme du prothorax, qu'il semblait devoir constituer une espèce particu- lière. Le d"" Erichson (Arch. fuer Nalurg, t. IX, p. 222) soupçonna que le Prionien décrit par moi pourrait être le o^ de la $ découverte par Germar. La qualification de scutellaris ayant été donnée à un autre Prionien par Olivier, Dejean, dans son catalogue, p. 342 , lui substitua celle de Ger- mari, qui lui conviendrait d'autant mieux que le (f ne présente pas le ca- ractère de l'écusson qu'on observe ordinairement chez la $ . Je suivrais volontiers cet exemple, s'il était certain qu'il n'y eût qu'une seule espèce (t) Naturaliste mort à Nyon (Suisse), le 6 janvier 1802, dans la 65c année de son âge. PRiONiENs. — jEgosoma. 51 de ce genre ; mais, dans le doute où le Prinobie de la Dalmatie serait diffé- rent de ceux de notre pays, je conserverai à l'espèce , dont j'ai le premier fait connaître le (/ , le nom de Mijardi, pour rappeler la mémoire du natu- raliste qui Va trouvée en Corse. Genre Mgosoma, ^ï^gosoma ; Serville. Serville. Ann.de la Soc. entom. de France, 1. 1, p. 162. (a/g, chèvre; acc^xx, corps. ) Caractères. Antennes sétacées; de onze articles : les troisième à neu- vième ou dixième subcylindriques : le dernier ou les deux derniers subcom- primés : les cinq premiers scabres : les autres plus unis : le troisième au moins aussi long que le quart ou presque le tiers de la longueur de l'an- tenne, aussi long que les deux suivants réunis : le onzième appendice ou suivi d'un douzième article incomplètement séparé. Jambes de devant mu- nies de deux éperons. Prothoi^ax en cône tronqué, relevé et subépineux aux angles postérieurs ; plus long sur la ligne médiane qu'il est large en devant. Êpistome presque en parallépipède transversal, une fois plus large que long. Prosternum élargi graduellement après les hanches de devant, prolongé jus- qu'au niveau des hanches intermédiaires, subconvexement déchve à son extrémité, subarrondi (c/*) ou tronqué (î) à celle-ci. Mésosternum ob- triangulaire, rétréci d'avant en arrière, entier ou à peine fendu à son extré- mité. Yeux assez profondément échancrés. Mandibules inermes ou munies seulement d'une très-petite dent vers la base de leur côté interne. Mâchoires à deux lobes : l'interne rudimentaire : l'externe allongé, comprimé, subpa- rallèle sur la majeure partie de sa longueur. Palpes maxillaires paraissant composés de cinq articles, en raison de la forme de la pièce qui leur sert de support : ces articles comprimés, graduellement plus gros : le dernier ovoïde, tronqué. Palpes labiaux à dernier article tronqué. Troisième article des tarses postérieurs divisé en deux lobes presque jusqu'à la base. Corps allongé; faiblement convexe. $ pourvue d'un oviducte long, coriace ou subcorné et toujours saillant. 1. M, Seekln'ïeovi\e ; Scopoli. Dessus du corps d'un brun fauve sîir la tête et sur le protliorax, couleur de rouille ou d'un brun fauve testacé sur les élytres. Prothorax en cône tronqué relevé et subépineux à ses angles postérieurs. Êlytres chargées au moins de deux lignes longitudinales peu saillantes. Premier article des antennes scabre. 52 LONGICORNES. çf Antennes prolongées au moins jusqu'à l'extrémité du corps. Antennes et cuisses chargées d'aspérités plus prononcées. Poslernum tronqué posté- rieurement. Dernier arceau du ventre échancré dans son milieu. $ Antennes à peine prolongées au delà des deux tiers ou trois quarts de la longueur du corps ; moins chargées d'aspérités, ainsi que les cuisses. Posternum subarrondi à l'extrémité. Ventre terminé par un oviducte coriace ou subcorné , très-saillant et déclive ou incliné. Dernier arceau du ventre faiblement échancré en arc sur toute sa largeur. La Lepturc rouillée, Geoffr., Hist. t. I. p. 2tO. !>. Cerambyx scabricornis. Scopoli, Entom. carn. p. 1)4. 174. — Fijessl. Verzeich. p. 13. 31. pi. m. fig. 3(Ç). %. 3 b ((/). Prionus scabricornis. Fabr., Entom. syst. t. I. p. 24. 47. — Id. Syst. eleuth. t. II. p. 258. 6. — Oliv., Entom. t. Vi. n» 6G. p. 354. 1. pi. XI. fig. 42. - Panz., Faun. germ. XII. 7 (J). — ScuoEmi., Syn. ins. t. UI. p. 337. 8. jEgosoma scabricorne. Serville, Ann. delà Soc. entom. de France. 1. 1(1832). p. 163. — MuLS., Longic. p. 24. 1. — L. Redtenb., Faun. austr. 2« éd. p. 841. Long. 0"',0270à 0™,0450 (12 1. à 201.). — Larg. O'",0078 àO"',035 (3 1. 1/2 à 6 1.). Corps allongé, peu convexe. Tête presque cylindrique ; densement et assez finement ponctuée ; d'un brun fauve, mais paraissant presque grisâtre par l'effet du duvet d'nn fauve testacé dont elle est revêtue; prolongée après les yeux sur une longueur plus grande que la seconde moitié de ces organes ; creusée sur le front d'un sillon linéaire })lus faible sur le vertex. Yeux noirs : échancrés jusqu'à la moitié de leur largeur. Antennes d'un terne rougeâtre. Prothorax tronqué en devant ; élargi d'avant en arrière ; relevé et subépi- neux aux angles postérieurs ;*bissinué à la base, avec le milieu de celle-ci arqué en arrière; reboi'dé à cette dernière; peu convexe sur le dos; con- vexement déclive et sans rebords sur les côtés; de la couleur de la tête, et comme elle couvert d'un duvet grisâtre ; ponctué et chargé de petites aspé- rités sur les côtés, surtout chez le ï *J %4 i^ ^ case ,0p78 à 0'",0112 (3 1. 1/2 à 5 1.). Corps allongé ; presque glabre en dessus ; garni sur la tête et sur les élytres de poils très-courts, clairsemés, presque indistincts sur les dernières. Espace compris entre la seconde moitié des yeux, ruguleux, rayé d'un sillon linéaire sur la ligne médiane, à peine rayé d'un sillon près du bord interne des yeux. Antennes offrant les troisième à cinquième articles très-noueux : les sixième k dixième un peu épineux à l'angle antéro-externe. Prothorax chargé sur sa zone médiaire de six à sept plis ou reliefs transversaux, un peu irréguliers ou en partie incomplets. Écusson presque en demi-cercle, souvent un peu en ogive postérieurement. Elytres sensiblement rétrécies 61 LOJNGICORNES. d'avant en arrière chez le a" » moins sensiblement chez la 9 ; subarrondies chacune et sans épine à l'angle suturai ; rugueuses et noires à la base, gra- duellement de couleur marron et ruguleuses à l'extrémité. Dessous du corps et pieds noirs; garni d'un léger duvet. Prosternum rebordé sur les côtés; longitudinalement convexe sur son milieu. Mésosternum entaillé sur le tiers médiaire de son bord postérieur, tronqué ou subarrondi sur les côtés de celui-ci. Cuisses offrant des rides à leur côté interne. Cette espèce est plus méridionale que le C. cerdo. Elle se trouve aussi sur le chêne, mais moins communément. Sa larve vit aux dépens de cette sorte d'arbre. Obs. Elle se distingue de toutes les espèces précédentes par ses antennes offrant les troisième à cinquième articles plus fortement noueux ; par les sixième à dixième offrant l'angle antéro-externe sensiblement avancé en espèce d'épine ; surtout par les élytres subarrondies chacune à l'extrémité et dépourvues d'épine à l'angle suturai. Quand la matière colorante n'a pas eu le temps de se développer, la cou- leur noire passe par diverses nuances au brun rouge. Près de cette espèce se range la suivante : C orientalis; Kuster. Dessîis dît corps noir sur la tête; le prothorax et' la base des élytres, graduellement marron à V extrémité de celles-ci; glabre ou à peu près. Prothorax chargé de fortes rugosités ou d'un relief ovalttire sur le milieu de la ligne médiane. Êcusson en triangle à côtés droits . Élytres un peu rétrécies d'avant en arriére, arrondies, prises en- semble, à V extrémité; à angle suturai peu émoussé et sans épine. Troisième à cinquième article des antennes médiocrement noueux. Cuisses offrant, sur leur côté interne, des rides obsolètes ou peu nombreuses. Hammaticherus orientalis. Kuster, Kaef. Eur. II. iS. Long. 0"',0315 à 0>»,0405 (14 1. à 181.). — Larg. 0'n,0090 à 0«',0112 (4 1. à 5 1.). Cette espèce se trouve dans les environs de Brousse, dans l'Asie-Mineure. Je l'ai reçue de MM. Sturm. 5. C intricatiis; F.'\irm.\ire. Dessus du corps noir sur la tête; le prothorax et la base des élytres, graduellement brun à Vextrémité de celles- ci; presque glabre. Prothorax chargé sur la zone médiane de reliefs près- cérajmbycins. — Cerambyx. 65 que en forme de réseau incomplet ; chargé d'une petite carène sur la ligne médiane des trois plis antérieurs. Êcusson plus large que long, en triangle à côtés curvilignes. Êlytres arrondies à leur partie poster o-externe, sans épine à V angle suturai. çf Antennes d'un sixième ou d'un cinquième plus longues que le corps . assez fortement noueuses à l'extrémité des troisième à cinquième articles ; à dernier article le plus long, non visiblement appendice. Dernier arceau du ventre obtusément tronqué. 9 Antennes à peine prolongées au delà des trois cinquièmes de la lon- gueur du corps ; à dernier article aussi long que le septième. Dernier arceau du ventre obtusément tronqué. Hammaticherus intricatus (Reiche). Fairmaire, Ann. de la Soc. cntom. de France, 2= série, t. VI (1848). p. 167. Long. 0^,0405 à 0^0450(18 1. à 201.). — Larg. 0™,0123 àO-^^OlSô (51. 1/2 à 6 1.). Corps allongé ; presque glabre en dessus , garni vers l'extrémité des élylres de poils tins , couchés , clairsemés, presque indistincts. Tête noire ; garnie d'un léger duvet cendré ; profondément sillonnée entre les antennes ; chargée sur l'espace compris entre la seconde moitié des yeux d'un relief tantôt sillonné, tantôt sans sillon : cet espace séparé de chaque œil par un sillon ; rugueuse ou réticuleuse sur sa partie postérieure , et creusée d'un sillon sur la partie antérieure de la ligne médiane de celle-ci. Antennes garnies d'un court duvet cendré ; i\ troisième, quatrième et cinquième arti- cles assez fortement noueux. Prothorax noir; arqué en devant; bissinué à la base; plus large dans son milieu que long sur la ligne médiane; armé d'un tubercule épineux vers le milieu de chacun de ses côtés ; anguleux latéralement près du bord antérieur; chargé sur la zone médiaire de reliefs embrouillés, bizarrement dessinés, imitant presque un réseau à mailles incomplètes ; offrant ordinairement sur le tiers médiaire de la ligne médiane de cette zone une ligne longitudinale élevée ; chargé sur la ligne médiane des deux ou trois plis transversaux (qui suivent le bord antérieur) d'une ligne élevée, naissant du pli postérieur et souvent avancée jusqu'au bord antérieur. Êcusson plus large que long ; subcordiforme, en triangle à côtés curvilignes ; presque glabre; noir. Ëlyt7'es près de quatre fois aussi longues que le pro- Ihorax; peu rétrécies jusqu'à la moitié de leur longueur, moins insensible- 66 LONGICORNES. ment ensuite jusqu'aux quatre cinquièmes, et plus sensiblement ensuite, ar- l'ondies à leur partie postéro-externe ; arquées à l'extrémité, émoussées et sans épine à l'angle suturai; convexes; noires à la base et graduellement brunes ou d'un brun châtain à l'extrémité ; rugueuses à la base, finement ruguleuses à l'extrémité ; glabres en devant, postérieurement garnies de poils fins, couchés, peu apparents, sans lignes élevées apparentes. Dessous du corps et pieds noirs; brièvement pubescents. Prosternum rebordé. Mésosternum entaillé jusqu'au quart de sa longueur. Cuisses sans rides, k leur côté in- terne. Cette espèce a été prise dans le département des Alpes-Maritimes. Obs. Le C. intricatus, dont j'ai vu deux exemplaires chez M. Reiche, sem- ble se distinguer spécifiquement du C. miles, avec lequel il a beaucoup d'analogie, par la réticulation embrouillée de la zone médiaire du prothorax, et par la carène ou ligne élevée existant soit sur cette zone, soit sur les plis antérieurs ; par ses cuisses sans rides sur leur côté interne. DD Prothorax n'offrant pas, sur les côt(^'S, une dent prononcée entre l'angle antérieur et le tubercule épineux. 6. C Scoiioli; Laicharting. Dessus du corps entièrement noir ; garni sur la tête et sur les éhjtres d'un duvet cendré blanchâtre très-court. An- tennes revêtues d'un duvet serré de même couleur; munies d'une épine à V angle antéro-externe des sixième à dixième articles. Prothorax sans dent proîioncée sur les côtés après les angles de devant; chargé sur la zone mé- diaire de six à sept reliefs ou plis transversaux. Êlytres subparallèles; ar- rondies, prises ensemble à V extrémité; peu convexes en dessus; sans épine à V angle suturai. cf Antennes de moitié plus longues que le corps ; à dernier article aussi long que le sixième. Cinquième arceau du ventre tronqué et un peu échan- cré dans son milieu. 9 Antennes d'un cinquième plus longuement prolongées que le corps ; à dernier article plus court que le précédent. Cinquième arceau du ventre subarrondi à son bord postérieur. Le petit Capricorne noir. Geoffroy, Hist. abr. t. I. p. 201. 2. Ceramhyx cerdo. Scopou, Entom. carn. p. 50. 162. — FABR.,Mant. ins. t. I. p. 132. 21. — Id. Syst. eleuth. t. H. p. 270. 20. — Ouv., Entom. t. IV. n» 67. p. 13. 10. pi. X. fig. 6î>.— Panzer, Faun. gcrm. LXXXII. 2. — Payk. Faun. suec. t. III. p. 55. ?,.— ScHOENH., Syst. ins. t. III. p. 355. 40.— Gyllenh., Ins. suec. t. IV. p. 60. 4. — MuLs.. Longic. p. 31. 4. — L. Redtenb., Faun. austr. 2* éd. p. 842. cÉRAMBYciNs. — Cevanihyx. 67 Cerarnbyx Scopoli. Laichart., Tyr. ins. t. If. p. 8. 2. Cerambyx piccus. FouRCR.,Enlom. par. t. I. p. 74. 2. Long. O-njOlSO à O^jO^QS (8 1. à 13 \.). — Larg. Qn^-OOSG à 0'^,00T2 (21. 1/2 à 3 1. l//p). Corps allongé ; entièrement noir. Tête garnie d'un duvet court, cendré, médiocrement serré : espace compris entre la seconde moitié des yeux ru- gulosule, peu convexe, sillonné sur la ligne médiane, séparé par un sillon du bord interne des yeux. Antennes revêtues d'un duvet très -court, cendré blanchâtre ; à troisième el cinquième arlicles médiocrement noueux : les sixième à dixième munis d'une petite épine à leur angle antéro- externe. Prothorax muni d'un tubercule épineux dans le milieu de ses côtés, mais sans dent prononcée entre ce tubercule et chaque angle antérieur ; chargé sur sa zone médiaire de six ou sept reliefs ou plis transversaux. Ecusson en triangle à côtés curvilignes. Élytres subparallèles au moins jusqu'aux trois quarts de leur longueur ; arrondies, prises ensemble à l'extrémité , avec l'angle suturai non émoussé et parfois un peu saillant ; faiblement ou très- médiocrement convexes en dessus ; rugueuses près de la base et d'une ma- nière plus affaiblie vers l'extrémité; à peu près glabres en devant, garnies ensuite d'un duvet court, médiocrement serré, d'un cendré blanchâtre. Dessous du corps et pieds noirs ; garnis d'un duvet semblable. Cette espèce se trouve dans les haies et les jardins, sur l'aubépine, les spirées et différentes autres fleurs. Sa larve ronge les racines du groseiller à fruits rouges et vit, suivant MM. Chapuis et Candèze, sous les écorces de divers arbres morts, notamment du cerisier, du pommier et du chêne. (Chapuis et Candèze, Catal. des larves, p. 243.) Obs. Geoffroy, le premier, a fait connaître celte espèce. Scopoli, par erreur, lui donna le nom de cerdo, appliqué par Linné à une autre espèce. Elle se distingue de tontes les précédentes par sa couleur entièrement noire; par ses antennes sensiblement plus longues que le corps chez la $ , revêtues d'un duvet cendré blanchâtre, armées d'une petite épine à l'angle antéro-externe des sixième à dixième articles ; par son prothorax n'offrant pas de dent prononcée sur les côtés, entre les angles de devant et le tuber- cule épineux ; par ses élytres offrant l'angle suturai prononcé et parfois un peu saillant, mais non armé d'une épine, comme chez quelques-unes des espèces précédentes ; garnies, surtout sur leur seconde moitié, d'un duvet cendré blanchâtre^ très-court et peu serré ; subparallèles sur les trois quarts au moins de leur longueur et faiblement convexes en dessus. 68 LONGICORNES. Genre Purpuricenns , Purpuricène ; Serville. Serville. Ann. de la Soc. entoni. de France, t. II. p. b68. ( Purpura, pourpre. ) Caractères. Antennes sétacées de onze ou douze articles : le premier obconique, plus court que le quatrième : le deuxième court, globuleux ; les troisième et suivants peu renflés à l'extrémité : le onzième plus ou moins distinctement divisé en deux, chez le cf, appendice chez la 9 . Tête courte; verticale. Palpes à dernier article comprimé , légèrement ovalaire , tronqué à l'extrémité. Prothorax tronqué en devant et à la base; armé de chaque côté d'un tubercule épineux ; ponctué ou chagriné en dessus, mais sans reliefs ou sans rugosité sur sa zone médiaire. Êcusson généralement en triangle plus long que large. Êlytres débordant chacune la base du protho- rax des deux cinquièmes environ de la largeur de chacune ; subparallèles ; convexes; dures; au moins en partie rouges. Prostemum déclive à son extrémité, tantôt convexement déclive, tantôt perpendiculaire à sa partie postérieure. Mésosternum entaillé à sa partie postérieure. Corps allongé, subparallèle. Ces gracieux insectes parés, au moins sur une partie de leur corps, d'une belle couleur écarlate ou vermillon, doivent à cette particularité le nom générique qu'ils portent aujourd'hui. 1. C biidensiis; Goetze. f^oir. Êlytres d'iin rouge vermillon, ornées, à partir de la moitié environ de leur longueur, d'une hande suturale noire, graduellement élargie, et couvrant à V extrémité le cinquième ou même le tiers de leur longueur. cf Antennes de moitié au moins plus longues que le corps ; paraissant avoir douze articles : le onzième avec son appendice le plus long de tous. Cinquième arceau du ventre tronqué et légèrement échancré. $ Antennes à peine ou faiblement plus longues que le corps ; à onzième article muni d'un appendice graduellement rétréci, plus court avec cet appendice que le troisième. Cinquième arceau du ventre sans échancrure. Ccrambyx budensis. GoETZE, in Naturfosch. t. XIX. p. 70. 1. pi. IV. fig. 3. — MiiLS., Longic. p. 32. 1. cÉRAMBYciNs. — Purpuricenus . 69 Var. A. Prothorax entièrement noir. GoETZE, Naturf. t. XIX. pi. IV. fig. 1. — Muls., 1. c. Var. A. Ceramhyx Koehleri. Oliv., Entom. t. IV. n°Ql. p. 92. 121. Var. pi. III. fig. 13. Purfurkoms affinis. Brullé, Expéd. scient, de Morée. p. 231. 474. Var. B. Prothorax noir, avec un point rouge de chaque côté. Var. C. Prothorax noir, bordé antérieurement de Tbiige. GOETZE, 1. c. pi. ÏV. fig. 4. Var. D. Prothoi^ax rouge, bordé postérieurement de mir. GOETZE, 1. c. pi. IV. fig. 2. Lamia hungarica. Herbst., Archiv. p. 90. 4. pi. XXV. fig. 6. Var. E. Prothorax entièrement rouge. Var. F. Fonds des élytres flave au lieu d'être rouge. Long,0"^,0135 à O^jOaO^ (G 1. à 9 1.).— Larg. 0"s0045 à O^jOÛSD (2. 1. à 2 1. 2/3). Corps allongé ; assez convexe. Tête densement ponctuée, plus finement en devant, grossièrement en arrière ; hérissée de poils obscurs ; marquée au bas du front d'une plaque gauffrée lisse, obtriangulaire ; longitudinalement sillonnée entre les antennes. Labre d'un brun rougeàtre. Antennes noires. Prothorax tronqué en devant et à sa base ; armé d'une épine de chaque côté ; rebordé à la base et transversalement sillonné en devant de ce rebord ; convexe ; un peu inégal ; densement couvert de gros points ; hérissé de poils obscurs ; coloré comme il a été dit. Éciisson noir; pubescent; en triangle allongé. Êlytres trois fois plus longues que le prothorax ; subpa- rallèles ; en ligne courbe à leur partie postéro-externe, tronquées à l'extré- mité, souvent armées à l'angle suturai d'une petite dent peu distincte ; con- vexes ; ponctuées, plus fortement à la base qu'à l'extrémité ; garnies de poils indistincts ; d'un rouge vermillon ; marquées , à partir du milieu en- viron de leur longueur, d'une bande suturale graduellement élargie, cou- vrant le tiers ou les deux cinquièmes de la largeur de chacune, vers les . trois quarts de leur longueur, et couvrant toute l'extrémité sur un espace variant du cinquième au tiers postérieur de leur longueur. Dessous du corps et pieds noirs, garnis de poils obscurs. Cette espèce paraît rare en France. Je l'ai reçue d^ns le temps de M. Ecof- fet, qui l'avait prise dans les environs de Pontarlier. Depuis cette époque 70 LONGICORNES. elle a été trouvée dans diverses autres parties de la France orientale ou méridionale. Obs. Chez le P. affinis , qui se rattache à la var. A, la tache noire com- mence au tiers, au lieu de prendre naissance vers la moitié de la suture. 2. P. Koehlerl ; Linné. Noir. Élytres d'un rouge vermillon, ordinai- rement marquées sur la suture d'une tache noire oblongue ou ovalaire, n'atteignant ni la hase ni V extrémité; quelquefois sans tache. o" et 9 comme chez l'espèce précédente. Cerambyx Koehleri. Linné, Syst. nal. 10= éd. p. 393. 31. — Id. 12* éd. t. I. p. 631. 30. — Fabr., Syst. eleutli. t. II. p. 273. 35. — Schoenh., Syn. ins. t. UI. p. 359. S4. Purpurîcenus Koehleri. Steph., Man. p. 270 2110. — Muls., Longic. p. 33. 2. — L Redtenb., Faun. aust. 2« éd. p 842. Var. A. Prothorax entièrement noir. ScHAEFF., Incon. pi. L fig. 1. Var. B. Prothorax orné de chaque côté d'une tache rouge. SCHAEFF.; IllCOtl. pi. CLUI. fig. i. Var. C. Prothorax noir, bordé de rouge en devant. MuLS., Loc. cit. Var. C. Var. D. Tache des élytres occupant lamajeure partie de leur surface, en sorte qu'elles semblent noires, bordées de rouge. Purpuriccmis cimtus. Vill.a, Col. eur. p. 36. 40. ^/^ Purpurîcenus Boiyi. Brullé, Exp. de Mor. p. 2oi. 473. pi. XLIU. fig. 1. Var. E. Tache noire plus ou moins réduite et isolée de la suture sur chaque élytre. Purpurîcenus bipunctatus. Vill.\, Col. eur. p. 36. 41, Var. F. Élytres entièrement rouges. Purpurîcenus Servillei. (Ziégler). Serville , Anii. de la Soc. entom. de Fr. t. II. p. 569. Long. 0™,0133 k 0™,0202 (6 1. à 9 L). — Larg. 0™,0045 à 0™,0061 (2 1. à 2 1. 3/4). Presque semblable au précédent pour la forme , mais proportionnelle- cÉRAMBYcms. — Purpurketius. 71 ment un peu plus large. Têto, antennes, dessous du corps et pieds noirs. Prothorax coloré comme il a été dit. Écusson en triangle allongé ; noir. Élytres plus ou moins fortement tronquées à l'extrémité, parfois obtuses on subarrondies à celle-ci , munies à l'angle suturai d'une petite dent ; d'un rouge vermillon, marquées en dessus d'une tache noire, ovalaire ou oblon- gue, de grandeur très- variable, naissant quelquefois de l'extrémité de l'é- cusson et se prolongeant jusqu'à presque l'extrémité, d'autres fois réduite à une petite tache sur chaque élytre, ou même quelquefois nulle. Cette espèce paraît commune dans la plupart des provinces de la France. On trouve l'insecte sur les fleurs et sur les arbres. La variété sans tache, assez rare aux alentours de Lyon, est plus abondante dans les environs de Paris. La larve vit dans les saules, dans les pieux vieillis, etc. Obs. Le Purpuricenus globidkollis (Dejean), Muls., Longic. p. 34. 3, semble, comme le P. budensis, avoir le corps un peu plus étroit que le P. Kochkri. Son prothorax parait plus globuleux et armé de chaque côté d'une pointe plus petite et plus tine ; il est marqué, après le bord antérieur, de chaque côté de la ligne médiane, d'une tache rouge obliquement trans- verse. Les élytres rouges sont parées d'une tache noire, suturale, elliptique ou en ovale allongé, naissant de l'extrémité de l'écusson et prolongée pres- que jusqu'à l'extrémité. Cet insecte trouvé dans les environs de Digne (Basses-Alpes), et que j'ai eu l'occasion de voir dans les cartons de feu le comte Dejean, actuellement entre les mains de M. Chevrolat , n'est probablement qu'une variété du P. Kochleri et semble devoir être rayé du catalogue des espèces. Le P. œthnensis, Bassi (Ann. de la Soc. entom. de France, t. III (1834), p. 471, pi. XI, fig. 7), n'est peut-être, comme le supposait cet auteur, qu'une variété du P. Koelheri, se rattachant à la variété D ; dans tous les cas, il en serait une variété par excès bien remarquable, puisque la tache noire couvre toute la base, en sorte que les élytres sont noires, avec le bord externe et l'extrémité étroitement rouges. Au genre Pitrpuricenus se rattachent les espèces suivantes : P. fei'i'Bisineiasî Fauîmaike. Noir. Elytres d'un jaune testacé pâle, avec une tache noire, commune, à peu près en [orme de hallebarde, ayant sa pointe à Vécusson, et s'elargissant à peu près jusqu'à V extrémité posté- rieure. 72 LONGICORNES. Purpuricenm ferrugineus. Fairmaire, Ann. de la Soc. entora. de France. 2'= série, t. X. (18S2). p. 91. 23. Long. 0°\0140 (6 1. l/'i). — Patrie : l'Espagne. Cette espèce m'est inconnue. Elle a de l'analogie avec le P. budensis; mais elle a le prothorax plus court, les élytres moins longues, les antennes n'atteignant pas l'extrémité du corps. P. nesfoiitainii ; Fabriciijs. Noir. Prothorax et éltjtres d'un ronge vermillon; le premier avec le rebord basilaire, trois taches basilaires , et souvent quatre autres, ponctiformes , disposées plus antérieurement en rangée transversale , noire; les secondes noires postérieurement , à partir des trois cinquièmes sur la suture, et des deux tiers sur les côtés ; et sou- vent avec une tache basilaire noire, raccourcie près de Vécusson. Cerambyx Desfontai?iii. Fabr., Kntoni. syst. t. II. p. 2^7. 31. — Id. Syst. eleutli. t. U. p. 274. 37. — Ouv., Entoni. t. IV. no 67. p. 128. 174. pi. XXXUI. %. 183. Long. Qn'jOlSS à 0'",0175 (6 1. à 7 1. 3/4). — Patrie : laMorée, l'Algérie. P. Dalniatinusî Sturm. Noir. Prothorax et élytres d'un rouge vermillon : le premier orné de cinq taches noires : deux basilaires obliques : trois ponctiformes, obtriangukiirement placées : les secondes parées d'une bordure suturale noire, non prolongée jusqu'à l'extrémité, irrégulière, cou- vrant presque toute la base jusqu'au quart, avec mie entaille après la fossette humérale ; puis, très-étroite d'abord sur la suture et bientôt très-élargies de manière à former, sur chaque élytre, deux lobes : le premier aux deux cinquièmes •• le second aux deux tiers de leur longueur : ce dernier étendu presque jusqu'au bord marginal. Purpiiricenus Dalmatmus. Sturm., Catal. (1843). p. 353. Long. O^jOlSS (6 1.). — Patrie : la Dalmatie. Le genre Anoplistes, Serville, S(; rapproche beaucoup du genre Puîyu- ricenus. Les insectes qu'il renferme ont également les élytres en partie rouges ; mais leur corps est beaucoup plus étroit, plus allongé ; les quatre palpes égaux, et le prothorax ordinairement plus long que large et moins épineux latéralement. cÉRAMBYciNs. — Rosalitt. 73 A. Halodendri} Pallas. Noir. Ely très ayant chacune à la base, entre récusson et la fossette humérale, une tache suborbiculaire ou obtriangulaire, et le bord extérieur, cCun rouge vermillon. Cerambyx Halodendri. Pallas, Icon. (Cérambyces). pi. F. fig. 13. Ccrambyx humer alis. Oliv., Entoni. t. IV. wQ!. p. 38. 47 (texte seul). Anoplisfes Halodendri. L. Redtenb., Faim, austr. 2* éd. p. 842. Long. 0»,0157 à 0'",0180 (7 1. à 8 1.). — La Sibérie. A. epliippiuBu; Schoenii. Noir. Elytres d'un rouge vermillon à la base, et d'une manière graduellement rêtrécie sur les côtés. Ccrambyx cphippium. Schoenh., Syn. ins. t. III. append. p. 157. 217 (décrit par Steven). Cerambyx humcralis. Oliv., Entom. t. IV. n» 07. pi. XtS. lig. 141 (non le texte). .iiioplistes cphippium. L. Redtenb., Faun. austr. 2^ éd. p. 842. Long. 0'",0112 àO'",OI35 (51. k 6 1.). — Russie méridionale. A. sellatus; Germar. Noir. Elytres d'un rouge vermillon, ornées d'une bande suturale noire en ovale oblong, ou couvrant la moitié interne de la longueur de chacune, et frolongée environ jusqu'aux quatre cinquièmes de leur longueur. Cerambyx sellatus (Geller). Germar, Lisect. spec. p. 498. 663. Purpuricenus sellatus. Fischer, Entoniogr. t. II. p. 238. 310. pi. XLIX. lig. 3. 4. Anoplistes sellatus. L. Redtend., Faun. aust. 2^ éd. p. 842. Long. 0'",0135 (6 L). — La Sibérie. Genre Piosalia, Rosalie ; Serville. SeivlUe. Ann. de la Soc. entom. de France, t. Il (1833), p. ahl. {Rosalie, nom donné par Geoffroy au Cerambyx alpinus de Linné.) Caractères. Antennes sétacées ; de onze ou douze articles ; le premier obconique plus court que le quatrième : le deuxième court, subglobuleux : le troisième et plusieurs des suivants garnis d'une houppe de poils h l'extré- mité : le onzième composé de deux articles chez le (f , appendice chez la 9 . Téftî penchée en avant. Labre ediRncvé. Mandibules munies d'une dent au côté interne ; extérieurement anguleuses chez le çf . Palpes à dernier article 74 LONGICORNES. comprimé, ovalaire, tronqué : celui des maxillaires longitudinalement sillonné. Prothorax armé, près du milieu de chaque côté, d'une épine obli- quement dirigée en haut et en dehors ; sans rugosité ou plis en dessus. Ëcusson presque en demi-cercle. Ëlytres débordant la base du prothorax du tiers au moins de la largeur de chacune ; subparallèles ; flexibles. Pros- ternum convexemenl déclive à sa partie postérieure. Mésosternum tronqué ou à peine entaillé à son extrémité. Corps allongé. Peu de Longicornes sont dans le cas de lutter de grâce et de beauté avec l'espèce unique dont ce genre se compose ; mais , pour la rencontrer, il faut ordinairement visiter les bois de nos montagnes les plus élevées. On dirait que la nature se plaît quelquefois à cacher ses œuvres les plus admi- rables dans les solitudes les plus sauvages, pour dédommager de ses peines i'homme qui ose les explorer. 1. R. alpina; Linné. Corps revêtu d'un duvet épais cendré bleuâtre. Antennes noires à V extrémité des articles. Prothorax orné d'une tache noire veloutée attenante au milieu de son bord antérieur. Êlytres ornées d'une bande transversale, et chacune de deux taches d'un noir velouté : la bande, un peu après la moitié de leur longueur : la tache antérieure, rapprochée, du bord extérieur, vers le cinquième : la postérieure, petite, aux cinq sixiè- mes de leur longueur. ,QOn (2 1. 3/4 à 3 1. 1/4). Corps allongé. Tète marquée au bas du front d'une impression transver- CÉR4MBYCI1VS. — Aî'omia. 75 sale ; légèrement sillonnée entre les antennes ; chagrinée très-finement ; revêtue d'un duvet cendré bleuâtre. Antennes noires sur les deux premiers articles : les troisième à diy.ièrae revêtus d'un duvet cendré bleuâtre sur leur majeure partie, avec l'extrémité noire : les troisième à septième ou huitième ornés chacun d'une houppe de poils noirs à leur sommet. Proihorux moins long que large ; arqué à son bord antérieur ; subsinueusement tronqué à sa base ; bordé, en devant et en arrière, de cils flaves ; planiuscule en dessus ; orné latéralement d'une épine obliquement relevée ; revêtu d'un duvet cen- dré bleuâtre ; orné d'une tache d'un noir velouté, attenante au milieu de son bord antérieur et bilobée postérieurement. Écusson en demi-cercle. Élytres quatre fois plus longues que le prothorax; parallèles; arrondies chacune à l'extrémité ; planiuscules ; flexibles ; granulées près de la base, presque lisses vers l'extrémité ; revêtues d'un duvet cendré bleuâtre ; ornées chacune d'une bande et de deux taches d'un noir velouté : la bande située un peu après la moitié de leur longueur, dilatée dans son milieu : la pre- mière tache , située au-dessous de l'épaule, suborbiculaire ou transverse, presque liée au bord externe, étendue jusqu'au quart interne : la deuxième, située vers les cinq sixièmes de leur longueur, plus petite, souvent poncti- forme. Dessous du corps et pieds revêtus d'un duvet cendré bleuâtre. Cuisses et jambes ordinairement noires à l'extrémité. On trouve ce bel insecte dans les Alpes, les Pyrénées, les montagnes de la Lozère, de la Ste-Baume et quelques autres de l'intérieur de la France. Quelquefois on le rencontre dans les chantiers de nos villes , où il arrive transporté à l'état de larve ou de nymphe dans les bois enlevés aux contrées qu'il habite. Sa larve vit dans le hêtre. Genre Ai^omia, Aromie ; Serville. Serville. Ann. de la Soc. enlom. de France, t. II (1833;, p. 5S9. (^oipaixx, arôme. ) Caractères. Antennes sétacées ; de onze articles : le quatrième plus grand que le cinquième : les troisième et suivants sans houppe de poils; le onzième peu distinctement appendice. Tête plus longue que large ; penchée en avant. Mandibules faiblement dentées au côté interne : inermes extérieu- rement dans les deux sexes. Patpes à dernier article comprimé, obtriangu- laire, aussi long que tous les précédents réunis. Prothorax plus large que 76 lOÏSGICORNES. long; armé d'un tubercule épineux vers le milieu de ses côtés, d'une saillie anguleuse entre ce tubercule et l'angle antérieur, et, en dessus, d'une dent rapprochée de la base, entre la ligne médiane et le bord externe. Éciisson en triangle allongé. Élytres débordant en devant la base du prothorax du tiers de la largeur de chacune ; planiuscules ; flexibles ; ordinairement d'une couleur métallique. Partie basilaire du dessous de la tête chargée de plis transversaux. Prosternum convexement déclive à sa partie postérieure. Mésosternimi entaillé à sa partie postérieure. Corps allongé. 1. A. moschata ; Linné. Dessous du corps, tête et pieds d'un vert bleuâtre métallique. Élytres plauiuscides, chargées de deux îiervures lon- gitudinales, variant du vert au vert bleuâtre ou violâtre ou noir métallique. çf Antennes d'un quart au moins plus longues que le corps ; à onzième article le plus long de tous. Cinquième arceau du ventre échaucré. 9 Antennes à peine aussi longues ou moins longues que le corps ; à onzième article moins long que le troisième. Cinquième arceau du ventre sans échancrure. Var. Le dessus du corps, les élytres surtout, présentent les teintes sui- vantes : vert-mi-doré, vert-doré, vert-cuivreux, vert-bleuâtre, bleu-verdâtre, violet-verdâtre, violâtre, noir-bron%é. Type. Prothorax unicolore. Cerambyx 7)wscJiatus. LIN^'É. Syst. nat. 10^ éd. t. I. p. 391. 2'2. — Id. 12^ éd. t. I. p. 627. 34. — Fabr., Syst. cntom. p. 165. 7. — Id. Syst. eleiith. t. II. p. 266. 2. — Oliv., Entom. t. IV. no 67. p. 23. 2.'d. pi. II. fig. 7. «. 6. c. — Schoenh., Syn. ins. t. III. p. 348. 1. — Gyllenh., Ins. siiec. t. ]y. p. 47. 1. — Fischer, Entom. t. II. p. 236. pi. XLVIII. fig. 1. — Steph., Iliust. t. IV. p. 239. 1. Cerambyx odoratus. De Geer., Mém. t. V. p. 64. 2. Aromia moschata. Curtis, Erit. entom. t. XVI. p. 738. — Muls., Longic. p. 37. 1. Stepii., Man. p. 270. 2109. — L. Redtenb., Faun. aust. 2« éd. p. 843. Var. A. Prothorax orné de chaque côté d'une Jache rouge de grandeur variable. /^ ,.Aroinia ambrosiaca. MuiS., Longic. p. 37. 2. ^ _.;,^v4)'0Hwa rosariim. Lhcxs, E.xploi'. se. de l'Algérie, p. 488. 1284. pi. XLI. Hg. 9. ^ Aromia moschaki. Var. Jacqueli^ Du V.\l, Glanures. t. I. p. -^6. 11. cÉRAMBYCiNs. — Avomia. 77 Long. O-^jOS^S à 0'",0337 (101. à 15 1.)- — Larg. 0'",0067 à O^jOCDO (3 Là 41.). Corps allongé; glabre. Tête ponctuée, marquée d'une impression lisse, transversale à la base du front ; sillonnée entre les antennes ; ordinairement bronzée. Antemnes d'un bleu obscur, noirâtre vers l'extrémité. Prothorax arqué en devant ; un peu sinueusement tronqué à la base ; planiuscule et un peu inégal en dessus ; faiblement ridé près de ses bords antérieur et postérieur ; ordinairement bronzé. Écusson triangulaire. Êlytres cinq fois environ plus longues que le prothorax ; subparallèles ; arrondies, prises ensemble à l'extrémité ; planiuscules en dessus ; finement chagrinées à la base, plus finement vers l'extrémité ; chargées chacune de deux nervures longitudinales; colorées comme il a été dit. Dessous du corps ordinairement d'un vert bronzé; garni d'un léger duvet. CAiisses d'un vert obscur ou bleuâtre. Jambes et tarses ordinairement d'un bleu ou bleu violet plus •prononcé. Cette espèce est commune sur les saules, dans les mois de juin et de juillet. Sa larve vit dans les mêmes arbres. Obs. Diverses parties du corps, surtout les antennes et les pieds, sont d'un bleu plus vif chez les individus de nos provinces méridionales. Les variétés foncées en couleur sont propres aux mêmes contrées. La variété A, à prothorax en partie rouge, se trouve dans les Pyrénées- Orientales, dans les vallées de Villefranche et de Prades. Suivant les obser- vations de M. Jacquelin du Val, elle doit se rattacher à cette espèce. Le Cer. chlorophanus, Fischer (Entom. t. II, p. 237.5, pi. XLVIII, fig. 5), d'un vert bronzé avec les pieds et les antennes bleuâtres, de taille notable- ment plus petite (8 1.), se rattache probablement à cette espèce. Quelques exemplaires, pris dans les environs de Paris, et observés dans la collection de M. Chevrolat, qui les croit identiques avec ceux de l'entomologiste russe précité, semblent avoir le prothorax proportionnellement moins court et chargé, après le bord antérieur, de deux tubercules ponctiformes au lieu d'être tranverses ; mais ces caractères sont-ils constants ? Le Cer. ambrosiacus, Steven (Mém. de la Soc. imp. des nat de Mosc. t. II, p. 40, n° 9. — Fischer, Entom. t. 11, p. 236. 2, pi. XLVIII, fig. 2), a beaucoup d'analogie avec Y A. moschata variété rosarum; mais il en est peut-être distinct. Le corps est généralement plus large ou moins étroit. Le prothorax a les dents voisines de la base et de la ligne médiane émoussées ; 78 LONGICORNES. la ligne médiane en partie chargée d'une carène ; les stries ou plis voisins du bord antérieur plus fins et en arc dirigé en arrière au lieu d'être transver- saux, et souvent le pli voisin du bord antérieur est plus saillant ; l'antépectus ponctué au lieu d'être strié. Le Cer. thoracius de Fischer (Entom. t. II, p. 236. 3, pi. XLVIII, lig. 3 et 4), paraît une variété du précédent ayant la zone médiane du prothorax entièrement d'un rouge jaune. Un individu inscrit sous ce nom dans la collection de M. Chevrolat, sem- blerait s'éloigner des figures données par Fischer par sa taille plus petite, son prothorax plus court; un peu anguleux en devant, chargé de tubercules plus prononcés. Mais toutes ces différences ne sont sans doute que des variations indivi- duelles. DEUXIÈME BRANCHE. LES CALLmiAIRES. Caractères. Prothorax plus large dans son diamètre tranversal le plus grand, qu'il n'est long sur son milieu ; le plus souvent arrondi sur les côtés, quelquefois anguleusement dilaté ou subépineux latéralement; générale- ment planiuscule en dessus. Elytres parallèles ou subparallèles sur la ma- jeure partie au moins de leur longueur; couvrant tout le dos de l'abomen. Classes postérieures brusquement en massue. Les Callidiaires sont remarquables par leur corps planiuscule en dessus, par leur prothorax plus large que long; par leurs cuisses, mêmes les pos- térieures, rétrécies en pédicule à la base et renflées d'une manière assez brusque ordinairement au delà de la moitié de leur longueur. Ce caractère suffit pour les distinguer des Cérambyçaires. Toutefois, la nature a eu soin de ménager les transitions des formes d'une branche à une autre. Ainsi , les premiers qui vont suivre se rapprochent des Aromies par leurs élytres planiuscules et flexibles, leurs antennes longues et sétacées, et même par leur prothorax anguleux ou subépineux de chaque côté. Les Calhdiaires se lient non moins naturellement aux Hespérophan aires par l'intermédiaire des Criomorphes, dont les cuisses, déjà comprimées, et le prothorax moins plan, semblent indiquer l'approche des insectes de la troi- sième branche, chez lesquels le prothorax prend de plus en plus une forme globuleuse. La plupart des Callidiaires sont faits pour attirer les regards par leur CÉRAMBYCINS. CALIIDIÂIRES. 79 forme élégante ou par leur beauté. Plusieurs brillent d'un éclat métallique. 11 en est qui semblent avoir emprunté au feu la couleur ardente de leur manteau de satin. D'autres semblent avoir le corps ceint d'une ou de deux écharpes blanches raccourcies. La plupart sont diurnes ; on les voit dans les bois parfois immobiles, mais ordinairement courantsur les arbres déj i mûrs ou sur les troncs renversés, avec une agilité toujours plus vive sous les feux d'un soleil ardent. Souvent on les rencontre dans les chantiers, soit qu'ils y aient vu le jour, soit que le besoin d'y déposer leur ponte les attire ; mais on les trouve rarement sur les fleurs. Quant aux espèces nocturnes ou crépus- culaires, elles se tiennent cachées sous les arbres renversés ou dans d'autres lieux obscurs jusqu'au moment où le retour des ombres les rend à une existence active. Celte branche peut être partagée en plusieurs rameaux : (T ai C 9 = 'ô S -g. E .2 Prolliorax suborbiculaire, parfois an- guleux sur les roiés; planiuscuîe ou convexiuscule on dessus; géné- ralement sans reliefs ou enipâte- nienls sur son ilisiiue. Prolhorax suborViiculaire ou à peine angnlenx surins côlés; planiuscuîe en ilessus; chargé, sur suii disque, rte tubercules, de reliefs ou empâ- tements. Troisième arlicle des antenne-: moins long ou à peine aussi long que le suivant. Prolliorax souvent anguleux ou épineux vers le milieu de ses côtés. Courtes ou mé ilocres ; à deuxième arlicle au moins aussi long que la moitié du suivant. Cuisses postérieures subcompri- mées ou en massue peu brusque. Prolliorax non ciiargé de reliefs. Côté interne de la spconde moitié des yeux moins avancé sur le front que le côté interne de la base des antennes. Callidiates. Plir/malodatcs. Saphanales- Criomorphalcr PREMIER RAMEAU. LES CALLIDIATES. Caractères. Antennes ordinairement presque aussi longues ou même plus longues que le corps ; à deuxième article moins long, au moins chez l'un des sexes, que la moitié du suivant; à troisième article plus long que le quatrième. Prothorax suborbiculaire , parfois anguleux sur les côtés ; planiuscuîe en dessus ; généralement sans reliefs ou empâtements sur son disque. 80 LONGICORNES. Ces insectes se divisent en deux genres Genres. g I Subparallèle, large, bilobé ii son extrémité. Hanches de de- vant séparées \>nv le iiroslernum. fthopalopus. S Obtriangulaire, rclréci davant en arriére. Prosternuni ob- triangulaire, ne séparant pas les hanches de devant. Callidium. Genre Rhopalopiis, Riiopolope; Mulsant. Jfiu'tsant. Hist. nat. des Coléopt, de Fr. (Longicornes , p. 4''). (péitxiov, massue; i^ov^, pied). Caractères. Mésostermim subparallèle, large, bilobé à son extrémité. Hanches de devant séparées par le prosternum. Antennes au moins aussi longues que le corps chez les cf ■ Élytres planiuscules ; rugueuses à la base ; débordant la base du prothorax du tiers ou de la moitié de la lar- geur de chacune; plus large que lui dans son diamètre transversal le plus grand. Cuisses brusquement en massue. 1. R. Huiigaricias ; Herbst. Prothorax noir; anguleux de chaque côté. Elytres dhin vert métallique ou d'un bleu d'acier brillant; dilatées fostérieurement et arrondies, prises ensemble à V extrémité; très-ru- gueuses à la base. Dessous du corps , antennes et pieds , noirs. Callidium Imngarkum. Herbst, Arch, p. 96. 6. pi. XXVI. lig. 11. — Fabr., Syst. eleiith. t. II, p. 337. 18. — Schoenh., Syn. ins. t. III. p. 448. 22. Callidium cognatum. Laichart., Tyr. ins. t. II. p. SB. 2. Callidium insubricum. Germar, Ins. spec. nov. p. 514. 685. Rhopulopus insubricus. MuLS., Longic. p. 40. 1. — L. Redtenb., 2^ édit. p. 847. Long. 0™,0180 à 0"',0247 (Bail 1.). — Larg. aux épaules 0'»,0056 à 0"',0078 C2 1. 1/2 à 31. 1/2), vers l'extrémité des éljtres O-'sOOTS à ^"jOOlOOCSl. 1/2 à 41. 1/2). Corps allongé. Tête petite ; noire, presque luisante; un peu inégale ou rugueusement ponctuée ; sillonnée entre les antennes. Celles-ci , de la lon- gueur du corps (cf), ou un peu moins longues (?) ; noires; sétacées ; garnies en dessous de cils obscurs. Prothorax cilié et légèrement arqué et rebordé en devant ; tronqué et rebordé à la base ; dilaté de chaque côté en CÉRAMBYCIINS. l^hopalopUS. 81 un angle presque épineux et un peu relevé ; planiuscule en dessus ; garai de points peu nombreux ou parfois lisse et iuiponctué sur son disque, for- tement chagriné ou rugueusemont ponctué latéralement; noir, garni en dessous , sur les côtés , de poils obscurs qui le font paraître cilié. Êcusson en demi-cercle ; subcanaliculé. Elytres cinq fois aussi longues que le pro- ihorax ; à fossette huraérale prononcée; rélr>cies un peu après les épaules, puis graduellement un pou dilatées vers l'extrémité ; arro idies, prises en- semble, â cotte dernière; planiuscules ; variant du vert métallique an violâtre ou bleu d'acier; rugueuses, quelquefois très -fortement, à la base, d'une manière plus faible vers l'extrémiéé; chargées longifudinalemenl de deux lignes peu saillantes et souvent obsolètes. De.s.so?ts du corps et pi^dî noirs ; garnis de poils obscurs. Tarière des 9 parfois saillante. Cette espèce paraît très-rare en France. M. Vettard et moi l'avons pri?,( ù la Grande-Chartreuse ; elle a été trouvée dans les environs de Sarregue- mines par feu Cantener, et près de Sisteron par le P. Collomb, de In société de Marie. Obs. Quand la matière colorante noire a été peu développée , le dessous du corps , ou du moins le ventre, et parfois aussi les pieds , sont bruns au lieu d'être noirs. Peut être faut-il rapportera cette espèce le CallidiumFischeri, Krynicki. Mgrum nitens , thorace ad latera elytrisqm , obscure viridibiis , rugosis, femonbus clavatis. (BiUlet. de la Soc. den nat. de Moscou, t. I, p. Î97, el t. V (183-2), p. 161.) 2. R. cBavipesj Fabricius. Entièrement d*un noir opaque en dessiis . marqué de gros points subcontigus sur le prothoi'ox et à la base des élytres, rugulosule à Vextrémité de celles-ci. Antennes é-pineuses à ^extrémité ex- terne des troisième à dixième articles ; le quatrième moins long que le cinquième. Prothorax anguleux latéralement. Ecusson glabre et lisse à l'extrémité. Mésosternum parallèle , assez profondément entaillé à Vextré- mité. Prosternum égal en largeur au quart ou au tiers de la base du mé- sostemum. Callidiumelavipes. Fabr., Syst. entom. p. 182. 2. — Id. Syst. elenth, t. II. p. 3SS. 8. ~ Herbst, Arch. p. 98. 3. pi. XXVI. fig. 9. — Ouv., Entom. t. IV. n» 70. p. 43. t)9. pi. m. fig. 33. — Panz., Faun., Germ. LXX. 3. —Schoenh., Syn. ins. t. III. p. 445. 12. — Gyllenh., Ins. suec. t. IV, p. 78. 4. Rhopalopus clavîpes. MuLS., Longic. p. il. 2. — L. REnTEisB., Faun. austr, 2'' édit. p. 848. 6 82 LOiSGiconNEs. Long. 0°»,0135 à 0«»,0202 (6 à 9 1.). — Larg. O-^jOOSe à O-^.OOe? (1 1. 2/3 à 3 1.). Corps allongé ; entièrement d'un noir opaqne , avec le ventre souvent d'un brun noir ou brun. Tête fortement ponctuée ; largement mais peu profondément sillonnée entre les antennes Celles-ci , sétacées ; au moins aussi longues ( Ç ) ou plus longues (cf) que le corps; garnies en dessous de cils assez longs; armées d'une petite épine à l'extrémité externe des troisième à dixième articles ; à quatrième article un peu moins long que le cinquième. Prothorax tronqué et légèrement rebordé à la base et à son bord antérieur; arrondi et faiblement anguleux ou subépineux de chaque côté ; planiuscule en dessus ; marqué de points assez gros , subcontigus et rugueux; garni de quelques poils obscurs. Ecusson presque en demi- cercle; glabre , lisse et luisant à son extrémité. Elytres trois fois ou trois fois et demie aussi longues que le prolhorax ; à fossette humérale pro- noncée ; subparallèles ou à peine graduellement élargies vers l'extrémité ; arrondies , prises ensemble , à cette dernière ; planiuscules ; rugueusement ponctuées à la base, très-lînement chagrinées à l'extrémité. Dessous du corps luisant, surtout sur le ventre. Cuisses renflées en massue. Mésoster- num large, parallèle. Prosternum à peu près aussi large que le tiers ou le quart du mésosternum. Cette espèce n'est pas rare dans les environs de Lyon , sur les saules. Elle paraît dès le mois de mars. Sa larve vit principalement dans les saules. Je l'ai trouvée également dans la vigne. Près du clavipes se place l'espèce suivante : ^ R. marropns : Gkrmar. D'un noir opaque : marqué de gros points subcontigus , sur le prothorax et la base des élytres , rugulosule à Vexiré- mité de celles-ci. Antennes subépineuses à l'extrémité externe des sixième à dixième articles : le quatrième égal au cinquième. Prothorax suban- guleux latéralement. Ecusson finement ponctué et pubescent. Mésosternum un peu rétréci d'avant en arrière, peu profondément entaillé. Prosternum linéaire , à peine aussi large que le huitième de la base du mésosternum. Callidium crassipes (Mégerle). Dahl., Catal. p. 69. Callidium macropus. Germar , Spec. p. 514. 686. — Krtoicki , BuUet. de Moscou, t. V (1832). p. 161. cÉRAMBYciNs. — Rliopalopus. 83 Long. O-njOOQO (4 l.). — Larg. 0'»,0033 (1 1. 1/2). Patrie : l'Autriche , la Russie. 3. R. femoratus; Linné. D'un noir mat, avec le ventre souvent moins obscur et luisant. Cuisses d'un rouge ferrugineux , avec la base et V extrémité noires. Antennes subfiliformes ; peu épineuses à Vextrémité de leurs articles. Prothorax subarrondi latéralement; marqué d'assez gros points subco7itigus , aitisi que les élijtres à la base : celles-ci ruguleuses à Vextrémité. Cerambyx femoratus. Linné, Syst. nat. 10« édit. t. I. p. 395. 42. — Id. 12« édit. t. I. p. 634. — De Geer, Mém. t. V. p. 93. 31. Callidmm femoratum. F.\br., Spec. 1. 1. p. 237. 6. — Id. Syst. eleuth. t. II. p. 336. 12. — Ouv., Enlom. t. IV. n" 70. p. 22. 27. pi. VII. fig. 77. — Panz,, Faim. Germ. LXX. 5, — Schoenh., Syn. ins. t. III. p. 446. 16. — Gillenh., Ins. siiec. t. W. p. 78. Î5. Callidîum punctatum. Fabr., Syst. eleuth. t. II. p. 336. 11. Bhopalopus insubricus. MuLs., Long. p. 41. 3.— Redt. Faun. aust. 2e édit. p. 847. Long. 0™,0078 à 0,°>0112 (3 1, 1/2 à 5 1.) — Larg. O-n^OOSS à O-'jOOiS (2 L 1/8). Corps allongé ; d'un noir mat en dessus ; hérissé de longs poils, obscurs sur la tête , le prothorax et la base des élylres. Tête denseraent ponctuée ; à peine sillonnée entre les antennes. Celles-ci subtili formes ; noires, avec le dernier article brun en dessus ; ciliées en dessous ; peu épineuses à Textré- railé des articles : les quatrième et cinquième à peu près égaux ; un peu plus longues (cf) ou un peu moins longues ( 9 ) que le corps. Prothorax tronqué et rebordé en devant et à sa base ; subarrondi ou non anguleux sur les côtés ; marqué de points assez gros et subcontigus. Écusson finement ponctué. Êlytres trois fois et demie aussi longues que le prothorax; sub- parallèles, subsinuées après les épaules ; obtusément arrondies, prises en- semble à l'extrémité ; planiuscules ; marquées à la base d'assez gros points presque contigus, ruguleuses à l'extrémité. Dessous du corps noir sur la poitrine, souvent brun ou brun noir et luisant sur le ventre ; garni de poils cendrés sur la première, obscurs sur le dernier. Pieds hérissés en dessous de longs poils obscurs ; noirs, avec la majeure partie médiane des cuisses d'un rouge ferrugineux. Mésosternum parallèle. Prosternum linéaire. Cette espèce est généralement peu commune en France, surtout dans les 84 lONGICORNES. parties méridionales. On la trouve, mais assez rarement, dans les environs de Lyon. Genre Caîlidium, CAiLmiE ; Fabricius. Fabricius. Syst. enlom. (177S), p. (87. (h«XXoï-, beauté; î^éx, forme.) Caractères. Mésosternum obtriangulaire, rétréci d'avant en arrière ; en- tier à son extrémité. Prosternum obtriangulaire ou linéaire. Antennes séta- cées ou subfiliformes ; le plus souvent à peine aussi longues que le corps, même chez les çf . Êlytres planiuscules ; débordant la base du prothorax du tiers ou de la moitié de la largeur de chacune; plus larges que lui dans son diamètre transversal le plus grand. Ctiisses en massue. w. Elytres réticulées ou ramifiées. 1. C dllsttatiiEn; Pavkull. Dessus du corps d'un vert bronzé. Pro- thorax planiuscîde , très-finement chagriné. Elytres plus larges vers leur extrémité; très -rugueuses ou presque réticulées à partir du quart de leur longueur; chargées chacune de deux nervures longitudinales et ramifiées. Dessous du corps d'un fauve obscur. Callidium variabile. Fabr., Syst. entora. p. 18S. 5. — Id. Syst. eîeuth. t. ÏI. p. 337. 19. — Oliv., Entom. t. IV. n» 70. p. 15. 16. pi. VI. iîg. OS. a. b. — Panz., Faun. germ. LXX. 6. Callidium dilatatum. Pays., Faun. suée. t. III. p. fil. 12. — Schoenh., Syn. ins. t. lU. p. 448. 23. — Gyllenh., Ins. suec. t. IV. p. 78. 8. — Muls., Longic. p. 43. 2. — STEPH.jMan. p. 274. 2141. — L.Redtenb., Faun. aust. 2eéd. p. 849. Long. 0'^,01 12 à O'-.OISS (5 1. à 6 1.). — Larg 0'",0033 t\0">,003G (1 1. 1/2 à 1 1. 1/3) à la base des élytres ; O",0086 à O-^jOOiô (i 1. 2/3 à 2 1.) vers l'extrémité. Corps suballongé. Tête d'un vert bronzé foncé, finement ponctuée ou chagrinée ; rayée entre les antennes d'une ligne parfois prolongée jusqu'au Yertex. Antennes à peine aussi longues ou moins longues .que le corps (c/), ù peine prolongées jusqu'aux trois cinquièmes du corps ( 9 ) ; un peu ciliées en dessous ; à premier article ordinairement d'un bronzé obscur : les au- cKRAMBYciiNs. — CalMium. 8t) très parfois entièrement obscurs, d'autres fois fauves avec l'extrémité d'un bronzé obscur, ou quelques-uns presque entièrement fauves. Prothorax tron- qué en devant et à la base; relevé en devant en un rebord, un peu arqué en arrière , occupant seulement le tiers médiaire de la largeur ; relevé à la base en un rebord affaibli sur les côtés de celle-ci ; arrondi sur les côtés, mais ordinairement rétréci en ligne plus droite dans le tiers postérieur de ceux-ci ; planiuscule; parfois rayé d'une fine ligne médiane, approfondie en un court sillon en devant de l'écusson ; quelquefois même offrant en outre deux traces lisses, soit légèrement creusées, soit faiblement saillantes, situés de chaque côté de la ligne médiane, raccourcies en devant et en arrière; finement chagriné; hérissé de poils livides peu serrés. Écusson en demi-cercle ou en triangle à côtés curvilignes; d'un vert bleuâtre ; pointillé. Ehjtres quatre ou cinq fois aussi longues que le prolhorax ; subarrondies chacune à l'extrémité; flexibles; presque planes en dessus; rugueuseraenî ou ruguleusement ponctuées à la base ; chargées chacune, à partir environ du cinquième de leur longueur, de deux lignes élevées et ramifiées ; glabres ; d'un vert métallique ou bronzé, souvent nuancées poslérieurement de rous- sâtre par l'effet de la transparence. Ailes d'un fauve roussâtre. Dessous du corps d'un fauve obscur sur la poitrine, plus clair sur le ventre. Pieds bruns ou obscurs, parfois fauves. Cuisses en massue. Hanches de devant non séparées par le prosternum. Cette espèce habite les parties froides et orientales de la France ; elle est moins rare en Allemagne. Sa larve vit dans le sapin. ait. Élytres non réticulées ou ramifiées. b. Prothorax planiuscule. 2. C vlolaceum; Linné. Dessus du corps et poitrine violets : ventre brun. Prothorax planiuscule; presque réticuleusement ponctué. Elytres fortement ponctuées. CcrambySc violaceus. Linn., Syst. nat. IQe éd. t. I. p. 395. iS. — M. 12* éd. t. I. p. 63S. 70. — De GEER.,Méni. t. V. p. 88. 24. Callidiuni violaceum. F abr., Syst. entom. p. 188. — M. Syst. eleuth. t. II. p. 335. 10. Herbst., Arch. p. 93. 4. pî. XXVI. fig. 10. — Ouv., Entom. t. IV. n" 70. p. IG. 18. pi. I. fig. 2. — Pa!sz., Faun. germ. XX. 4. — Kirby, Transact. of the Linn. Soc. t. V. p. 246. pi. XII. — SciioENH., Syn. ins. t. III. p. 445. 14. — Gyllenh., Ins. suec. t. IV. p. 77. 7. — MuLS., Longic. p. 42. 1. — Steph., Man. 274. 2143. — L. Red- TENB,, Faun. austr. 2« éd. p. 848. 8b LONGICORNES. Long. O-^sOiOO à 0^,0U7 (4 1. 1/2 à 6 1. 1/2) — Larg. 0'",0033 à O-^jOOSe (l 1. 1/2 à 2 l. 1/2) à la base des élytres. Corps suballongé; planiuscule; hérissé de poils obscurs en dessus. Tête for- tement ponctuée ; violette ou d'un violet bleuâtre ; peu profondément sillon- née entre les antennes. Celles-ci sétacées; un peu ciliées en dessous; à peine plus longues (. 849. Clytus tmifasdatns . F.\br., Syst. cleiUh. t. U. p. 353. 35. Long. 0"',0061 à 0'",0072 ("2 1. 3/4 à 3 1. 1/4). — Larg. 0"',0015 àO«,0028 (3/4 à 11. 1/4). Corps suballongé; hérissé en dessus de poils obscurs, peu épais. Tête densement ponctuée ; sillonnée, entre les antennes, d'un fauve brunâtre ou d'un rouge testacé. Antennes subtiliformes ; au moins aussi longues que les cÉRAMBYCiNS. — CalHdium. ^^ trois quarts du corps chez les cf , plus courtes chez les $ ; ciliées en des- sous ; d'un rouge ou fauve brun ou brunâtre. Prothorax un peu arqué et sans rebord ; en devant, tronqué et muni d'un rebord précédé d'un sillon à la base ; subarrondi sur les côtés ; convexiuscule ; ponctué ; d'un rouge ou d'un fau¥e teslacé sur sa seconde moitié, plus foncé en devant. Ecwson presque atrssi long que large, arrondi postérieurement; d'un fauve testacé. ElytresAfms fois et demie aussi longues que le prothorax ; deux fois et demie environ aussi longues que larges, réunies ; parallèles ; irrégulièrement sub- arrondies chacune à l'extrémité ; densement et ruguleusement ponctuées ; garnies de poils couchés peu distincts ; planiuscules ; d'un fauve ou rouge testacé en devant, d'un fauve brun ou d'un brun fauve ou châtain postérieu- rement ; parées chacune d'une bande transversale blanche, située vers la moitié de leur longueur, arquée en devant, arquée en sens contraire en arrière, égale dans son milieu au sixième delà longueur des étuis, graduel- lement développée vers la suture. Dessous du corps d'un fauve brun , d'un brun fauve ou d'un brun rouge ; hérissé de longs poils. Pieds d'un fauve teslacé, avec la massue des cuisses plus foncée, surtout chez la $ . Hanches de devant non séparées par le prosternum. Celte espèce habite principalement les parties tempérées et méridionales de la France ; elle n'est pas t;ès-rare autour de Lyon. Elle paraît dès le mois d'avril. Sa larve vit dans les rameaux sarmonteux de la vigne, surfout dans ceux d'un à deux ans. Pour obtenir l'insecte parfait il suffit de mettre au mois de mars, dans un bocal , des rameaux desséchés dans lesquels se cachent les larves. 6. C alni î Linné. Noir ou d'un noir brun sur la tête, le prothorax et les trois cinquièmes postérieurs des élytres : celles-ci d\m fauve testacé en devant, ornées chacune de deux bandes blanches : l'antérieure, aux deux cinquièmes, arquée, n'arrivant pas à la suture ■ la deuxième, obliquement transversale, naissant vers les deux tiers de la suture et aboutissant vers les trois quarts des côtés. Lepttiranlni. LiNN., Syst. nat. 12" édit. t. I. p. 630. 19. CalHdium alni. Fabr., Syst. entom. p. 195. 33. — Id. Entom. syst. t. 1. II. p. 338. 86. — Herbst, Arch. p. 99. 23. pi. XXVI. fig. 21. — Oliv., Entom. t. TV. n" 70. p. 83. 72. pi. m. fig. 37. a. b. — Schoenh,, Syu. iiis. t. IIÏ. p. 4o8. 70. — Gyl- LENH., Ins. siiec. t. IV. p. 85. 14. — JIuls., Loiigie. p. ilJ. ,1. — Steph., Man. p. 27S. 2147. — L. Redtenb., Faim, aiist. 2« éd. p. 840. Cltjttisalni. Fabh., Syst. eleuth. î. II. p. 3ij4. 38. 90 LONGICORNES. Var. A. Base des élytres noire. Long. 0«,0039 à 0«,0056 (1 1. 3/4 à 2 l. 1/2). — Larg. O-^jOOll à O'-jOOlS (1/2 à 3/5). Corps suballongé ; hérissé en dessus de poils obscurs. Tête noire ou d'un noir brun , finement ponctuée; rayée entre les antennes d'une ligne légère. Antennes subfiliformes ; un peu moins longues que le corps (cf"), dépas- sant à peine les trois cinquièmes des élytres ( 9 ); ciliées en dessous ; d'un fauve lestacé , avec l'extrémité parfois plus obscure. Prothorax tronqué ou un peu arqué et sans rebord en devant ; tronqué et muni d'un rebord affai- bli sur les côtés, à la base; arrondi sur les côtés ; convexiuscule en dessus ; d'un noir un peu luisant; assez finement ponctué. Ecusson noir. Elytres quatre fois environ aussi longues que le prothorax ; deux fois et quart aussi lon- gues qu'elles sont larges réunies ; subparallèles ; subarrondies chacune à leur extrémité ; planiuscules ; ponctuées à la base, peu distinctement à l'extré- mité ; garnies de poils fins et couchés peu apparents ; d'un fauve testacé sur le tiers ou les deux cinquièmes antérieurs, noires postérieurement ; parées chacune de deux bandes blanches : l'antérieure, située vers les deux cin- quièmes de leur longueur, en arc transversal, n'arrivant pas à la suture : la deuxième, naissant vers les deux tiers de la suture, prolongée d'une ma- nière obliquement transversale jusque vers les trois quarts du bord externe. Dessous du corps finement pubescent ; noir, luisant sur la poitrine, brun ou d'un rouge brun sur le ventre. Pieds d'un fauve obscur, avec la massue brune. Hanches de devant non séparées par le prosternum. Cette espèce paraît dès les premiers beaux jours du printemps. On la trouve parfois en abondance sur les troncs des chênes. Sa larve vit dans les mêmes arbres. ce. Élytres unicolores. 7. C rufipes; Fabp.icius. Dessus du corps d'un beau bleu violet. Dessous du corps bro7izé : base des antennes et pieds dhm rouge flave : seconde moitié des antennes et massues des cuisses noires. Callidium rufipes. Fabr., Gcner. ins. Mant. p. 232. iS. 16.— M. Syst. eleuth. t. If. p. 34.3. S6. — Oliv. , Entom. l. IV. no 70. p. 21 . 26. pi. I. fig. 66. a. b. — Schoenh. , Syn. ins. t. III. p. 447. 17. — Muls., Longic. p. 46. 6.— L. Redtenb., Faun. aust. 2e éd. p. 848. Ccdliditim amethystimm. Fabu., Entoin. syst. t. 1.2. p. 321. 12.— W. Syst. eleutii. t. II. p. 336. 14. CÉRAMBYCINS. PHYMATODATES. 91 Long. O-^.OOoT à O^.OOTS (3 1. à 3 1. 1/2). — Larg. 0'»,0039 (3/4). Corps suballongé ; d'un bleu violet luisant ou brillant , et hérissé de poils noirs, plus longs et plus apparents sur le prothorax et sur la tête. Celle-ci, finement ponctuée ; peu sillonnée sur le front. Antennes subfiliformes ; un peu plus longues que le corps chez les cT , dépassant à peine les trois cin- quièmes chez la Ç ; hérissées de poils peu nombreux ; d'un rouge flave sur les quatre premiers articles , noires sur les autres. Prothorax tronqué en devant, bissinué k la base; rebordé à celle-ci et plus faiblement au bord antérieur ; arrondi sur les côtés ; convexiuscule ; ponctué , chargé sur la ligne médiane d'une légère carène , en partie lisse, souvent obsolète. Elytres quatre fois aussi longues que le prothorax ; deux fois et demie aussi longues qu'elles sont larges, prises ensemble ; subparallèles ; irrégulièrement subar- rondies chacune à l'extrémité ; planiuscules ; régulièrement ponctuées, mais plus fortement sur leur première moitié. Dessous du corps d'un bleu vert obscur sur Tantépectus, parfois noirâtre sur les médi et postpectus; ordinai- rement d'un vert métallique ou bronzé, brillant et garni de poils d'un gris cendré , sur ces parties et sur le ventre. Pieds d'un rouge flave à massue des cuisses noires : extrémité des Jambes et de chaque article des tarses parfois noire. Hanches de devant séparées par un prosternum étroit. Cette espèce est généralement rare partout. On la trouve en mai et juin dans les environs de Lyon. Suivant Schranck, sa larve vit dans le prunier épineux. A ce genre se rapporte l'espèce suivante : C ansustiim? Kriechbaumer. Dessus du corps noir, avecle prothorax d'un rouge roux, presque lisse. Elytres d'un bleu verdâtre, cinq fois environ aussi longues que le prothorax; rugueusement ponctuées; garnies de poils cendrés. Dessous du corps et pieds noirs. Callidium angustum. Kriechbaum., Stettin. entoni. Zeit. (1840). p. 1 1 1 . — L.Redtenb.. Faim. aust. 2« éd. p. 849. Long. 0™,0100 (4 1. 1/2). — Patrie : les environs de Munich. DEUXIÈME RAMEAU. LES PHYMATODATES. Caractères. Antennes ordinairement presque aussi longues ou même 92 L0NGIC0RNE6. plus longues que le corps ; à deuxième article moins long que la moitié du suivant : le troisième plus long que le quatrième. Prothorax suborbiculaire ou à peine anguleux sur les côtés; planiuscule en dessus; chargé, sur son disque, de tubercules, de reliefs ou empâtements. Ces insectes se répartissent dans les genres suivants : Rétréci d'avant en arrière, entier ù sou exlrémité. Prosternum obtriangu- laire, ne séparant pas les hanches de, devant. Prolhorax chargé de trois ou quatre tubercules ou points saillants. Phymalodes. Troisième article des antennes faiblement plus long que le suivant. Dern er articU' des p il|jes maxillaires sé- curiformes Proihorax chargé de trois à cinq reliefs ou pariies saillantes. Scmano'.us. Troisièino article des antennes une fois environ plus long que le suivmt. Prothoras chargé de deux tubercules luisants. Dernier article des palpes maxillaires ob- , triangulaire ou obovoîde. ffyhtrupes. X5 -^ï > i- 5 ? i^ 1. i c S c ^- .? 2 2 u X o. s Genre Pkymatodes, PHYNf.\TODE ; Mulsant. Mulsant, Hist. nat. des Col. de France (Longicornes), p. 17. (<|)Ufxxr®5t]?, tuberculeux.) Cap..j. — Gvuenh., Ins. suec. t. IV. p. 73. var. h. Phymatodes variabilis. MuLS., Longic. p. 49. var. c. Callidium anale. L. Redtenb., Faun. austr. p. 849. DD Prothorax d'un roux fauve ou testacé (var. e) . Obs. Dans cette variété , l'insecte est parfois entièrement testacé de nuances varia- bles , avec les yeux noirs. Ordinairement les médi et postpectus sont noirs. Quelquefois la tête , moins la partie antérieure ou du moins le labre et l'épistome , les deuxième à sixième articles des antennes , les médi et postpectus , les deux premiers arceaux du ventre et la base du troisième , la base des cuisses , les jambes et les deux premiers articles des tarses , sont noirs : variété qui ne diffère du P. anale que par son prothorax et la massue des cuisses, d'un roux testacé. Chez d'autres individus, la tête, depuis la base des antennes jusqu'au vertex , les médi et postpectus et les trois premiers ar- ceaux du ventre sont seuls noirs. On trouve toutes les transitions entre ces deux der- nières variations et la première de la variation e. Les élytres sont parfois irisées de violâtre. cÈRAMBYCiNS. — Phymutoiles. 95 Cerambyx iestaceus. Linn., Syst. nat. 12* éd. p. 635. 7S. Callidium variabile. ScHCENH., Syn. ins. t. III. p. 443. var. e. — Gyllenh., Ins. suec. t. IV. p. 73. var. f. Phymatodes varlabilis. Mms., Longic. p. 50. var. E. Long. O^jOOTS à 0'",0147(3 1. I/2à 61. 1/2 ). — Larg. O^OOaS à 0»,0045 (1 1. 1/4 à 2 1.). Tête finement ponctuée ; sillonnée entre les antennes. Mandibules noires à l'extrémité. Yewx bruns, très-échancrés. Antennes séi^cées ; pubescentes. Prothorax plus large que long ; tronqué presque en ligne droite en devant et en arrière ; cilié au bord antérieur ; faiblement rebordé à la base ; arrondi sur les côtés ; planiuscule en dessus ; légèrement ponctué ; hérissé de poils peu nombreux ; inégal, chargé de quatre tubercules crucialement disposés, mais dont le plus rapproché du bord antérieur souvent peu apparent. Ecusson en demi-cercle ou en triangle curviligne. Elytres cinq fois aussi longues que le prothorax ; à fossette humérale peu profonde ; presque pa- rallèles ; arrondies à leur partie postéro-externe, faiblement à l'angle suturai ; flexibles ; planiuscules en dessus ; pointillées ou finement ponctuées, quelque- fois comme légèrement chagrinées à la base ; couvertes d'un duvet qui leur donne parfois un air soyeux. Dessous du corps marqué de points très-fins ; faiblement pubescent. Poitrine ordinairement noire ou noirâtre. Pieds allon- gés. Cuisses pubescentes, renflées en massue. Jambes hérissées de longs poils. Mésosternum prolongé seulement jusqu'à la moitié des hanches. Cet insecte est généralement commun. On le trouve souvent dans les maisons. Sa larve vit dans le chêne, le hêtre et diverses autres essences de bois. Aucun coléoptère ne présente peut-être des couleurs ou des nuances si différentes. M. Redtenbacher a cru devoir constituer une espèce particulière avec l'une de ses variétés; mais on trouve chez certaines variations, de ce'les qui sont comprises sous le n.m de Ph. testaceus, des transitions si insensibles avec son Callidium anale , que ce dernier ne nous semble qu'une variété de cette espèce si variible. ax Élytres rugueuses ou ruguleuses. ^ Mésosternura prolongé jusqu'à la moitié des hanches. 2. P!t. luelanelkollcus ; Fabricius. Dessus du corps d'un brun vio- 3l 96 LOJNGICORNES. lâtre : bouche et partie médiane ou presque totalité du prothorax d'unflave testacé : ce dernier chargé d'un faible relief en croissant, de chaque côté de la ligne médiane. Elytres ruguleuses, brièvement pubescentes. Dessous du corps brun ou brun rouueâtre : dernier arceau du ventre et ordinairement bord des autres, d'un flave testacé. Pieds dhin fauve testacé, avec la massue des cuisses postérieures au moins, brune. Mésosternum prolongé seiilement jusqu'à la moitié des hanches. çf Antennes plus longues que le corps ; à dernier article ausfi long quo le précédent. Cinquième arceau du ventre tronqué à son bord postérieur. $ Antennes h peu près aussi longues que le corps ; à dernier article moins long que le précédent. Cinquième arceau du ventre arqué en arrière. Obs. Diverses parties du corps varient de couleur ou de nuances. Ainsi, les antennes, ordinairemenl noires à la base et plus ou moins obscures vers l'extrémité, sont parfois entièrement fauves ou d'un fauve testacé. Le prothorax, ordinairement d'un brun violâtre, avec la région longtudinale médiaii-e d'un flave testacé, est parfois entièrement de cette couleur, sauf les deux reliefs en croissant; d'auires fois, au contraire, la région testacée est réduite à la partie antérieure de la ligne médiane. L'antépecUis est parfois d'un flave testacé; ordinairement d'un brun de poix sur la ligne médiane. Le bord des quatre pre- miers arceaux du ventre, généralement d'un flave testacé, olîre parfois à peine des traces de cette couleur. Les pieds, ordinairement bruns, avec les cuisses de devant, te pétiole et l'extrémité des autres cuisses et les deux derniers articles des tarses, d'un fauve testacé livide ou d'un flave testacé livide, sont parfois de l'une de ces nuances claires, avec la massue des cuisses intermédiaires et postérieures, la majeure partie apicale et la base des tarses, brunes ou brunâtres. On peut réduire ses variations principales aux trois variétés suivantes ; Var. *. Prothorax d'un flave testacé, avec les deux reliefs souvent bruns ou brunâtres. Callidium brevicolle. Dalmann in Schoenh., Syn. ins. t. III. append. p. 191. 268. CaUidium melancholicum. L. Redtenb., Faun. austr. 2« éd. p. 849. note. Var. /S . Prothorax d'un brun violâtre, avec la région longitudinale médiaire d'un flave testacé. Phymatode thoracicus. Muls., Longic. p. SI. Var. y. Prothorax d'un brun violâtre, ou avec la partie antérieure de la région médiane d'un flave testacé. Callidium melancholicum. Fabr., Entom. syst. suppl. p. 149. 4.3. — Id. Syst. eleuth. t. II. p. 342. S2. cÉRAMBYcms. — P/iymutodes. 97 Long. 0"s0067 à O-^jOlOO (3 1. à 4 1. 1/2). — Larg. O-^'^OOlô à On',0022 (2/3 à 11). Tête petite ; sillonnée entre les antennes ; ponctuée ; hérissée de poils jau- nâtres ; d'un teslacé jaunâtre sur la bouche et une partie du front; d'un brun noirâtre ou d'un brun violâtre sur le vertex. Antennes minces; sétacées ; brunes dans leur première partie, obscurément ferrugineuses postérieure- ment; hérissées de poils d'un gris jaunâtre. Prothorax bordé et tronqué presque en ligne droite en devant et à la base ; arrondi sur les côtés ; pla- niuscule en dessus ; inégal ; ponctué ; subpubescent ou garni de poils rares et courts ; chargé longitudinalement dans son milieu d'une ligne peu sail- lante, élevée en tubercule avant d'arriver au sillon transversal situé au-devant de la base, et, de chaque côté de celle-là, d'un autre tubercule ou empâte- ment étroit, luisant, arqué en dedans ; coloré comme il a été dit. Ëcusson sillonné. Êlytres d'un tiers plus larges que le prothorax à sa base; quelque- fois à peine plus larges que ce dernier dans son milieu ; quatre à cinq fois aussi longues que lui ; marquées d'une fossette humérale prononcée ; paral- lèles ; arrondies à leur partie postéro-externe, et ordinairement un peu à l'angle suturai ; presque planes en dessus; rugueuses ou ruguleuses; d'un brun plus ou moins violâtre ; garnies de poils fins et courts, luisants, d'un gi'is jaunâtre. Dessous du corps ponctué, faiblement pubescent. Pieds plus pâles que les élytres ; colorés comme il a été dit. Mésosternwn prolongé seulement jusqu'au niveau de la moitié de la longueur des hanches inter- médiaires. Cuisses renflées en massue. Jambes hérissées de longs poils. Celte espèce, ordinairement assez rare, se trouve quelquefois en grand nombre dans les chantiers. Sa larve vit dans le chêne, suivant M. Perris {Ann. de la Soc. linn. de Lî/ow, t. IV (1857), p. 149). yS^ Mésosternum prolongé presque jusqu'à l'extrémité des hanches intermédiaires. 3. P. humeralis; Mulsant. Dessus du corps d'un brun violâtre. Prothorax trituberculeux. Elytres rugueusement ponctuées; bnèvement pubescentes ; ordinairement parées d'une tache humérale roussâtre ou testacée. Dessous du corps brun ou brun rouge , avec le ventre parfois d'un roux testacé. Pieds bruns. Mésosternum prolongé à peu près jusqu'à l'extrémité des hanches. 7 98 LONGICORNES. çf Antennes sétacées, plus longuement prolongées que le corps ; à dernier article plus long que le précédent. Ç Antennes filiformes, prolongées jusqu'aux trois quarts ou quatre cinquièmes du corps ; à dernier article moins long que le précédent. Obs. Quand la matière colorante s'est développée avec abondance , cet insecte est entièrement d'un brun violâtre , plus noir sur la tête et sur le prothorax que sur les élytres , avec le labre , souvent l'épistome et le dernier arceau du ventre en partie d'un fauve testacé. Mais ordinairement le calus humerai est paré d'une tache d'un roux fiave ou d'un flave testacé. Quand la matière colorante n'a pas eu le temps de se déve- lopper complètement , la poitrine est d'un brun rouge et le ventre est parfois entière- ment d'un roux testacé , surtout chez les ? . Ces variations peuvent se réduire aux deux variétés principales suivantes : Var. «. Élytres iinicolores. Callidium luridum. Oliv., Ent. t. IV. p. 70. 23. 30. pi. VII. fig. 78 ? CalUdium abdominale. Bonelli , Spec. Faun. subalp. in Mem. dell soc. di agricolt. di Torino. t. K. p. 180. 28. pi. VI. fig. 28. Phymatodes humeralis. Muls.. Long. p. Îj3. 3. Var. /S. Élytres parées chacune , à Vangle humerai , (Ttine tache irun roux flave ou testacé. Callidium barbipes (Dahl.), Kuster, Kief. Europ. VIII. 78. Long. 0'«,0061 à O^-jOOTS (3 1. 1/4 à 3 1. 1/2). — Larg. 0">,0017 h 0"\0022 (3/4 à 1 1.). ' Tête petite ; sillonnée entre les antennes ; d'un brun châtain violâtre ou d'une nuance rapprochée; ponctuée; hérissée de longs poils grisâtres. Antennes brunes, souvent fauves à partir du premier ou des premiers ar- ticles; hérissées de poils obscurs. Prothorax étroitement rebordé et tron- qué presque en ligne droite en devant et à la base ; arrondi sur les côtés; planiuscule en dessus ; ponctué ; d'un noir châtain violâtre ; hérissé de poils grisâtres ; non caréné sur la ligne médiane ; offrant vers l'extrémité de cette ligne un faible tubercule, et deux autres plus antérieurs, presque lisses et obtriangulairement disposés avec le précédent. Ecusson aussi long que large, subarrondi postérieurement ; pointillé; pubescent ; sillonné. Elytres quatre fois environ aussi longues que le prothorax ; à fossette humérale très-apparente ; parallèles; arrondies à leur partie pos- téro-externe, peu ou point à l'angle suturai; planiuscules ; rugueusement cÉRAMBYcms. — Phymatoclcs. 99 ponctuées et souvent un peu plus faiblement vers la base ; d'un brun châtain violâtre ; garnies de poils fins , d'un livide flavescent , luisants. Dessous du corps hérissé de poils cendrés, bruns sur la poitrine et souvent sur le ventre , avec une partie du dernier arceau d'un roux flave ou testacé. Pieds d'un brun châtain violâtre. Cuisses en massue. Jambes hérissées de longs poils. Mésosternum prolongé à peu près jusqu'à l'extré- mité des hanches intermédiaires. Cette espèce paraît se trouver dans toute la France. Comme la précé- dente, elle est ordinafrement peu commune. Obs. Elle avait été décrite sous le nom de Call. luridum, par OUvier ; sous celui de C. abdominale , par Bonelli ; sous celui de C. barbipes , par Dahl, Villa et Kuster : dénominations déjà employées pour caractériser d'autres espèces de cette famille. J'ai dû lui conserver celui de humeralù indiqué par Dejean et adopté par MM. Villa dans leur Catal. de 1844. Le Ph. humeralis a beaucoup d'analogie avec \ePk. melancholicus: mais, en dehors des variations de couleur , il se distingue de ce dernier par une taille or- dinairement plus petite et moins grêle ; par son prothorax non caréné sur la ligne médiane ; à tubercules latéraux non en arc ; par ses élytres plus rugueusement et distinctement ponctuées; non arrondies à l'angle suturai; et surtout par son raésosternum prolongé à peu près jusqu'à l'extrémité des hanches intermédiaires.  ce genre appartient l'espèce suivante : P. iiiiiictlcollis (Dejean). Dessus du corps d'unroux ou fauve testacé; hérissé de poils concolores. Yeux noirs. Prothorax ponctué; chargé de cinq tubercules. Elytres ruyuleusement ponctuées; chargées chacune de deux nervures prolongées jusqu'aux cinq sixièmes de leur longimir, et ordinaire- ment unies. Dessous du corps d'un brun roussâtre sur le postpectus, d'un fauve testacé sur le ventre. Pieds d'un roux testacé. Callidium pimcticolUs.Ii^\EMi,Ç.^i^\. (1837). p. 35o. Long. O-njOiSô (6 1.). — Patrie : la Hongrie, la Russie méridionale. Obs. Ses pro et mésosternum sont obtriangulaires comme dans les autres espèces de ce genre. Le genre Leioderes,àQ M. L. Redtenbacher, se place naturellement après le genre Phymatodes. Il se distingue de ce dernier parle prosternum, quoi- que assez étroit, séparant complètement les hanches devant ; par le mésos- ternum entaillé à son extrémité. 11 s'éloigne du genre Semanotus par les 100 LONCtICORNES. palpes maxillaires à dernier article ovoïde ; par les élytres à calas humerai saillant ; creusées d'un sillon humerai prolongé sur une partie de chaque étui. Ij. SLollari; L. Redtenbaciier. D'un roux testacéavec les yeux noirs; hérissé de poils concolores ; plus finement ponctué sur la tête et le protho- rax que sur les élytres : celui-ci creusé (Tune fossette vers le tiers de la ligne médiane. Elytres ordinaireynent moins claires, surtout vers Vextré- mitéj creusées d'un sillon humerai prolongé jusque vers la moitié de leur longueur. Lioderes Kollari. L. Redtenb., Faun. austr. 2« éd. p. 847. Long. 0'»,0123 à 0'«,0157 (51. 1/2 à 71.). — Patrie : l'Autriche. Genre Semanotus, Semanote; Mulsant. Mulsant. Hist. nat. des Coléopt. de Fr. (Longicornes) , p. tî4 (arifjLx, marque; vôror, dos). Caractères. Mésosternum parallèle échancré ou bilobé à son extré- mité postérieure. Hanches de devant séparées par le prosternum. Antennes à peu près aussi longues que le corps chez les çf ; sétacées ; à troisième article à peine plus long que le suivant. Prothorax chargé de trois à cinq tubercules ou empâtements luisants. Palpes maxillaires à dernier article sécuriforme. Élytres débordant la base du prothorax du tiers ou de la moitié de la largeur de chacune; plus larges que lui dans son diamètre transversal le plus grand. Corps planiuscule en dessus. 1. S. coplaceus; Paykull. Dessus du corps d'un brun verdâtre ou bronzé , passant au testacé vers l'extrémité des élytres et parfois sur toute leur surface. Tête et prothorax rugueux et couverts de points confluents : le second, chargé sur son disque de trois empâtements linéaires. Elytres ruguleusement ponctuées ; brièvement pubescentes ; plus finement vers l'extrémité; chargées chacune de deux nervures longitudinales : l'externe naissant de la fossette humérale : l'interne , courte. çf Antennes à peu près aussi longues que le corps ; à dernier article un peu plus long que le précédent. Cinquième arceau du ventre un peu échancré. cÉRAMBYCiNs. — SemwioHis. 101 9 Antennes un peu moins longues que le corps ; à dernier article un peu moins long que le précédent. Cinquième arceau du ventre arqué en arrière. Callidium corlaceum. Payk.,' Faim. suec. t. III. p. 91. 13. — Schoenh., Syn. ins. t. III. p. 448. 24. — Gyllenh., Ins. suec. t. IV. p. 79. 9. — Zetterst., Fauii. lapp. p. 371. C. — Mils., Longic. suppl. (1846). — Redtenb., Faun. austr. 2e éd. p. 848. Var. X. Élytres entièrement ou presque entièrement d'un testacé pâle irisées de vert inétallique à la base. Long. 0"i,0090 à 0"s0123 (41. à 5 1. 1/2). — Larg. 0"s0029 à 0"s0036 (1 1. 1/3 à 1 1. 2/3). Corps allongé; planiuscule en dessus. Tête petite; rugueusement et denseraent ponctuée ; parcimonieusement hérissée d'assez longs poils li- vides ; longitudinalement marquée entre les antennes d'un sillon assez léger, obsolètement prolongé souvent jusqu'au vertex ; plus profondément sillonnée transversalement sur la suture frontale ; d'un brun bronzé ou verdàtre ou parfois violàtre, avec les parties de la bouche d'un rouge brun. Antennes sétacées ; noires à la base et graduellement d'un rouge brun ou d'un brun rouge vers l'extrémité ; garnies de cils courts sous les premiers articles, et de poils livides seulement à l'extrémité des autres. Prothorax Xvonqné ou subéchancré et rebordé dans le tiers médiaire de son bord antérieur; sub- cordiforme, arrondi sur les côtés jusqu'aux quatre cinquièmes de leur lon- gueur, offrant vers les deux cinquièmes ou un peu plus de sa plus grande largeur, plus étroit postérieurement, subparallèle ou sinué au-devant des angles postérieurs ; tronqué et rebordé à la base; d'un tiers environ plus large dans son diamètre transversal le plus grand qu'il est long sur son milieu ; planiuscule en dessus ; rugueux ; marqué de points plus petits et plus serrés près des bords, plus gros et moins rapprochés sur le disque ; chargé de trois reliefs ou empâtements linéaires , lisses et luisants : l'un, sur la seconde moitié de la ligne médiane : chacun des autres plus allongés de chaque côté de cette ligne ; d'un brun bronzé ou violàtre ; hérissé de poils livides assez longs et peu épais. Ecusson petit; arrondi postérieurement; lisse. Elytres quatre fois aussi longues que le prothorax ; arrondies aux épaules, subparallèles ensuite ; arrondies à leur partie postéro-externe et peu à l'angle suturai ; obtusément arrondies, prises ensemble à l'extrémité; un peu flexibles ; planiuscules ; rugueuses ou rugulcuses ; marquées de 102 LOINGICORiNES. points moins rapprochés et plus gros près de la base, plus petits et plus serrés vers l'extrémité ; chargées chacune de deux faibles lignes élevées : l'externe naissant dans la direction de la fossette humérale, et prolongée en s'affaiblissanl parfois jusque près de l'angle suturai : l'autre , entre celle-ci et la suture, naissant de la base et à peine prolongée jusqu'au quart de leur longueur; d'un brun bronzé ou verdâtre ou violâtre à la base et gra- duellement d'une teinte plus pâle ou passant au testacé livide , quelquefois presque entièrement d'un tlave roussàtre ou d'un testacé livide irisé de ver- dâtre ou de bronzé, quand la matière colorante a fait défaut ; hérissées de poils clairsemés ; garnies de poils cendrés, couchés, peu épais. Dessous du corps brun , d'un brun fauve ou d'un brun testacé ; pointillé ; luisant sur le ventre; garni d'une pubescence cendrée peu épaisse. Pieds hérissés de longs poils cendrés; d'un brun ou brun châtain violâtre, quelquefois en partie d'un brun rougeâtre : tarses souvent moins obscurs ou plus clairs. Prosternum oblriangulaire jusqu'au tiers des hanches, postérieurement ré- duit à une lame très-mince, ilfesosff.mum large, parallèle, bilobé postérieu- rement. Cette espèce se trouve à la Chartreuse et dans les montagnes de la Savoie. Elle a quelque analogie avec le Caliidium dilatatum; mais elle s'en éloi- gne, ainsi que de toutes les autres espèces du genre Callidie , par son mé- sosternum parallèle, large et bilobé à l'extrémité. Près du Semanotus coriaceus, dont il n'est peut-être qu'une variété re- marquable, doit se placer le //t s. JBneipeniKis ; Kriecbaumer. Dessus du corps dhin vert métallique ou d'un vert bronzé. Prothorax granulé, à trois lignes élevées lisses. Elytres rugueuses, garnies de poils cendrés. Dessous du corps d'un noir violet. Pieds noirs, à massue rouge. Caliidium œneipenne. Kriechb.vumer. — Muls., Souvenirs d'un voyage en Allemagne (1861). p. 107. 2. S. undatu«i; Linné. Dessus da corps noir, densement et assez finement ponctué et hérissé de poils obscurs sur la tête et sur le prothorax •■ celui-ci chargé de trois ou de cinq parties saillantes. Elytres fortement ponctuées; garnies de poils couchés peu apparents ; d'un noir luisant; pa- rées d'une bordure extérieure , et chacune de deux bandes blanches, ondu- lées, parfois réduites à des taches subponctiformes . cÉRAaiBYCiîfs. — Semanotiis. 103 a* Antennes plus longues que le corps. Cinquième arceau du ventre tronqué et légèrement échancré. 9 Antennes à peine aussi longues que le corps. Cinquième arceau du ventre arqué en arrière. État normal. Êlytres noires, avec le bord marginal, et chacune deux bandes ondulées blanches : l'antérieure, couvrant du sixième au tiers de leur longueur, liée à la bordure externe et n'arrivant pas à la suture ; angu- leuse en devant, bidcntée en arrière : la postérieure, couvrant des quatre septièmes aux deux tiers de leur longueur, entaillée ou bidentée en devant, arquée en arrière à son bord postérieur, et sinuée près de la bordure externe, liée à celle-ci et à peu près étendue jusqu'au rebord suturai. Ccramhyx undatvs. Linn., Syst. nat. 12^ éd. t. I. p. 636. 79. CaUidium undatum. Fabr., Syst. entom. p. 191. 20. — Id. Syst. eleuth, t. II. p. 344. 66. — Oliv., Entom. t. IV. n" 70. p. 12. 13. pi. lU. ûg. 30. a. h. — Panz., Fauii. gemi. LXX. lii. — Sciioenh., Syn. ins. t. III. p. 4.36. 65. — Gyllenh., Ins. suec. t. IV. p. 86. 13. — Stepii. Man. p. 27o. 2146. Semanotus undatiis . MuLS., Longic. p. .'j4. 1. — L. Kedte.nb., Faim, austr. 2^ éd. p. 8o0. Var. *. Bandes des élytres plus développées; parfois presque confondues et séparées s&ulement par une ligne noire onduleuse. Var. /3. Bandes raccourcies, ne touchant ni à la suture, ni au bord exté- rieur. Var. y. Bande antérieure nulle. Var. s. Bandes réduites à une ou deux taches ponctiformes. Long. 0'",0067 à 0™,0135 (3 1. à 6 1.). — Larg. 0"\0022 à O™,0036 (1 1. à 1 1. 2/3). Corps assez allongé. Tête noire ; finement chagrinée ou densement et assez finement ponctuée ; hérissée de poils grisâtres ; faiblement sillonnée entre les antennes, et parfois rayée jusqu'au vertex. Antennes sétacôes, épaisses à la base ; hérissées de quelques poils grisâtres vers le sommet de leurs arti- cles; d'un brun rouge ou fauve. Prothorax tronqué et à peu près sans rebord en devant ; subcordiforme , offrant vers les deux cinquièmes de ses côtés sa plus grande largeur, rétréci ensuite plus sensiblement et en ligne plus droite ; tronqué et rebordé à la base ; de deux tiers plus large dans son diamètre transversal le plus grand qu'il est long sur son miireu ; planiuscule 104 L0>G1 COR-NES. en dessus ; finement chagriné ou densement et assez tinement ponctué ; chargé de trois reliefs lisses et luisants : l'un, linéaire sur la seconde moitié de la ligne médiane : chacun des autres situés de chaque côté de cette ligne, arqué en dehors et souvent interrompu dans son milieu ; d'un noir brun ; hérissé de poils obscurs. Écusson petit; presque en demi-cercle; revêtu de poils cendrés. Èlytres quatre fois aussi longues que le prothorax ; parallèles ; obtusément arrondies, prises ensemble à l'extrémité ; arrondies à leur partie postéro-externe et peu à l'angle suturai ; planiuscules en dessus ; presque sans fossette humérale; ponctuées d'une manière moins serrée, mais beau- coup plus forte que le prothorax ; d'un noir luisant ou d'un noir légèrement verdàtre; parées chacune de deux bandes ondulées blanches; garnies de poils noirs, couchés, peu distincts. Dessous du corps noir ou noir brun ; garni de longs poils cendrés. Pieds moins garnis de longs poils ; tantôt en- tièrement ferrugineux ou d'un fauve roussâtre ou testacé, chez les cf , plus ordinairement avec la moitié au moins de la massue des cuisses noire ; ordi- nairement noirs ou d'un noir brun chez les 9 • Prosfermtm obtriangulaire; rétréci d'avant en arrière presque jusqu'à l'extrémité des hanches; rebordé. Mésosternwn large, parallèle, bilobé à son extrémité. Cette espèce est rare en France. Je l'ai reçue , dans le temps , de feu le regrettable D'" Martin, de Besançon, mort le 13 novembre 1861. 11 l'avait prise dans les environs de la ville. A ce genre appartient l'espèce suivante, que je ne connais pas : S. russicus; FABRrciUb. Dessus du corps noir. Elytres testacées ou d'un testacé fauve, avec Vextrémité et une tache sur le milieu de chacune d\in noir bleuâtre. Dessous du corps garni dhme puhescence grise assez épaisse. CalUdium russicum. Fabr., Gen. ins. p. 232. 4-j. — Id. Syst. eleuth. t. II. p. 336, 17. — Oliv., Entoni. t. TV. no70. p. «4. 73. pi. IV. fig. 49. Long. O-njOGOOf/i. l.). —Patrie : l'Autriche, la Russie. Genre Hylotrupes y Hylotrupe; Serville. Serville. Ann. de la Soc. entora. (Je France, t. lil (i834), p. 77. (^ù).ov , bois ; rpvitxa , je perce.) Caractères. Mésosternum large, un peu rétréci d'avant en arrière, entaillé cÉRAMBYCiNs. — Hylotriipcs . 105 h son extrémité. Prosternum séparant largement les hanches de devant, tron- qué à sa partie postérieure au niveau du bord postérieur des hanches. An- tennes à peine plus longues que la moitié du corps , même chez les cf ; filiformes, un peu moins grêles vers l'extrémité ; de onze articles : le onzième non appendice : le troisième presque aussi long que les deux suivants réunis : le quatrième notablement plus court que le cinquième. Prothorax planius- cule ; chargé, de chaque côté de la ligne médiane, d'un tubercule ou empâ- tement luisant. Dernier article des palpes maxillaires assez petit , obtrian- gulaire ou obvoïde. Elytres débordant la base du prothorax du tiers au moins de la largeur de chacune ; à peine aussi larges ou plus larges que lui dans son diamètre transversal le plus grand; flexibles; subparallèles. Cuisses en massue. Corps allongé. Oviducte des Ç souvent saillant. 1. H. bajulus; LiNXÉ. Dessus du corps d'un hrun châtain, plus noir sur la tête et sur le prothorax, quelquefois d'un testacé livide sur les élytres. Prothorax suborbiculaire ; couvert d'un duvet cotonneux blanchâtre ; chargé de deux empâtements luisants. Elytres ornées, vers le tiers, de deux mou- chetures velues blanchâtres, et d'une troisième après la moitié de leur lon- gueur : ces mouchetures parfois réduites ou nulles. Dessous du corps et pieds d'un brun châtain. cf Antennes prolongées au moins jusqu'à la moitié de la longueur du corps, à peine moins grêles vers l'extrémité. Cinquième arceau du ventre plus court que le précédent, échancré à son extrémité. Antépectus pointillé. 9 Antennes à peine prolongées jusqu'à la moitié du corps ; offrant les quatre derniers articles sensiblement moins grêles que les précédents. Anté- pectus fortement ponctué. Ceramhyx bujulus. Linné, Syst. nat. 12«éd. t. I. p. 636. 76. CaUidium bajnlus. Fabr., Syst. entom. p. 187. 1. — Id. Syst. eleuth. t. II. p. 333- 2- — Oliv., Entom. t. IV. no70. p. 7. 5. pi. III. fig. 30. a. h. — Panz., Faun. germ. LXX. 1 . — SciiOENH., Syn. ins. t. III. p. 440. 2. — Gyllenh., Ins. suec. t. IV. p. 70. 1 . — Ratzeb., Forstins. t. I. p. 237. pi. XVII. fig. 4. Hylotrupes bajulus. Muls., Longic. p. StJ. — Steph., Man. p. 274. 2140. — Red TENB., Faun. aust. 2* éd. p. 847, Var. a. Elytres d'un testacé livide. Var. b. Elytres dépourvues de mouchetures velues. CalUdium puellum. Villa, Catal. (1833). p. 36. 42. / 106 lO'GICORNES. Long. 0'«,0090 à 0™,0202 (4 1. à 9 1.). — Larg. 0™,00^20 à 0«,0052 (21. 1/3). Corps allongé ou suballongé ; planiuscule. Tête petite ; noire ou brune ; marquée d'une ligne ou d'un sillon peu prononcé entre les antennes ; ponc- tuée; garnie d'un duvet court et grisâtre. Antennes grêles, un peu moins minces à l'extrémité ; brunes , parfois d'un brun ferrugineux , en partie ou en totalité. Prothorax notablement plus large que long ; tronqué ou à peine échancré en arc et à peine rebordé en devant ; tronqué et rebordé à la base; arrondi sur les côtés ; planiuscule en dessus; noir ou d'un noir brun ; revêtu d'un duvet épais, colonneux, blanchâtre ; offrant sur une partie de sa ligne médiane une trace lisse à peine saillante ; chargé , de chaque côté de celte ligne, d'un tubercule ou empâtement lisse, luisant, ordinairement arqué ou en demi-lune. Ecusson en demi-cercle large ; noir, brièvement pubescent. Elylres quatre fois plus longues que le prothorax ; subparallèles ou faible- ment rétrécies postérieurement ; arrondies à leur partie postéro-externe et un peu moins à l'angle suturai ; planiuscules ; flexibles ; d'un' brun de poix ou d'un brun châtain, quelquefois d'un testacé livide ou d'un cendré rous- sâtre; rugueuses ou rugueuseraent ponctuées, plus fortement dans le niilieu qu'à la base et surtout que vers l'extrémité ; chargées de deux ou trois lignes longitudinales non prolongées jusqu'à l'extrémité : la deuxième naissant de la fossette humérale : la première entre celle-ci et la suture : l'externe, souvent peu distincte en dehors du calus humerai ; à peine et brièvement pubescentes ; ornées chacune de trois mouchetures formées de poils blanchâtres : les pre- mière et deuxième disposées en rangée transversale représentant presque une bande transversale interrompue , vers le tiers de leur longueur et généra- lement sur une faible dépression des étuis: la troisième, vers les quatre sep- tièmes de leur longueur, rapprochée de la suture, parfois étendue en forme de bande subtransversale : ces mouchetures o)i bandes souvent épilées. Dessous du corps et pieds d'un brun de poix ou brun châtain ; pointillé ; peu pubescent. Cuisses en massue parfois d'un ferrugineux obscur à la base ainsi que les tarses. Cette espèce est malheureusement trop commune. Sa larve vit dans le ]Mn et le sapin , et souvent elle ronge les bois ou meubles de nos maisons. cÉRAMBYciNs, — OxypUurus. 107 TROISIÈME RAMEAU. LES SAPHANATES. Caractères. Antennes au moins égales aux deux tiers ou trois quarts de la longueur du corps, chez le ' , quelquefois aussi longues que lui ; plus ou moins épaisses à la base, diminuant graduellement de grosseur jusqu'à l'extrémité ; de onze articles : le deuxième plus court que la moitié du sui- vant : le troisième moins long ou à peine aussi long que le quatrième. Ymx plus avancés sur le front au côté interne de leur seconde moitié, que le côté interne de la- base des antennes. Prothorax moins long que large; an- guleux ou épineux vers le milieu de ses côtés. Êlytres débordant la base du prothorax , du tiers au moins du prothorax ; plus larges que lui dans son diamètre transversal le plus grand. Prost&imiim séparant complètement les hanches ; dilaté dans sa partie postérieure. Mésosternum parallèle ou parfois élargi postérieurement, entaillé à son extrémité. Ce rameau se divise en trois genres : ~ S S 2 « '^ i S / Suture frontale en angle dirigé en arrière. — a S 'S ^ c ?o I Troisième article dt's antennes visiblement " "«S^— "cn;^ ] moins long que le quatrième. Oxypletirut. « s " ï m — ^ _ F s s — o ^ = 9- = .s « w *- ^ « - a = « -o « ^ 3 a I Suture frontale transversale. Troisième ar- Ç-«~c«~2 f ticle des antennes presque égal au qua- trième. Saphanm. =. S •?? Cultriforroe. Le dernier des maxillaires cuUriforrae.à côté inféro-in- terne de moitié plus court que le supéro-interne. Suture fronlale transversale. Troisième article des antennes presqua égal au qua- ® \ trième. Drj/mochnrcs. Genre Oxypleurus, O.wpleure; Mulsant. Mulsanl. liistoire naturelle des Coléoptères (Longicornes), p. 57. (a|vt-, pointu; ■fXfiu/sjt, côté). Caractères. i4«^ew«es sétacées ; à peine aussi longuement ou moins lon- guement prolongées que le corps chez les çf , plus courtes chez les Ç ; à premier article obconique, épais, à peu près de la largeur du quatrième : le deuxième court : le troisième sensiblement moins long que le suivant : les 108 LOXGICORNES. troisième et quatrième subcylindriques, un peu renflés à l'extrémité : les cinquième à dixième sensiblement comprimés, à peine plus dilatés au côté interne : le onzième presque indistinctement appendice. Fro7it au moins aussi large entre la moitié postérieure des yeux que le diamètre transversal visible en dessus d'un œil. Suture frontale en angle dirigé en arrière. Palpes maxillaires à dernier article sécuriforme ou en triangle, dont les deux côtés internes sont presque égaux. Palpes labiaux à dernier article un peu élargi d'arrière en avant et obliquement tronqué à l'extrémité. Prothorax presque hexagonal ; armé d'une petite épine vers le milieu de chacun de ses côtés. Élytres subparallèles. Cuisses amincies à la base , graduellement renflées en massue après le milieu : les postérieures sinuées en dessous près du genou. Mésosternum parallèle; entaillé ou bilobé à son extrémité. Corps allongé ; planiuscule en dessus. 1. O. ]¥odierl ; Mulsant. Allongé ; planiuscule ; pubescent; fauve ou d'un fauve testacé en dessus. Prothorax hexagonal ; épineux latéralement; densement ponctué. Elytres parsemées de petits espaces circulaires, privés de duvet et ressemblant à des petits points élevés. cf" Antennes prolongées jusqu'aux quatre cinquièmes ou un peu moins de la longueur du corps ; à dernier article plus long que le précédent. Cinquiè- me arceau du ventre à peine aussi long que le précédent, entaillé à son bord postérieur. Ç Antennes prolongées jusqu'aux deux tiers de la longueur du corps ; à dernier article ordinairement un peu moins long que le précédent. Cin- quième arceau du ventre plus long que le précédent, obtusément arqué en arrière à son bord postérieur et creusé d'une fossette. OxtjpIeurusNodieri. MuLS., Hist. nal. des Coléopt. (Longicorncs). p. -jI. pi. IV. fig. 2. - — L. Redtenb., Faun. aiistr. 2= cd. p. 846. Ct'iuccphalummorbillosum. Dejean, Catal. (1837). p. 3o4. Long. 0-,0123 à 0"',01/i-7 (5 1. 1/2 à G 1.1/2). — Larg. 0"',0022 à 0'»,0025 (1 1. à 1 1. 1/5). Corps allongé ; planiuscule et garni en dessus de poils luisants, couchés, médiocrement serrés, d'un livide testacé. Tête d'un rouge brun, d'un fauve brunâtre ou fauve ; ponctuée ou très-fmement chagrinée ; rayée entre les antennes d'une ligne courte, à suture frontale en angle très -ouvert et cÉRAMBYciKs. — Sctphcinus. 109 dirigé en arrière. Yeux bruns ou d'un brun noir; très-échancrés. An- tennes d'un roux fauve, ou testacées ; pubescentes. Prothorax presque hexagonal, plus large dans son diamètre transversal le plus grand qu'il est long sur son milieu ; tronqué ou faiblement échancré en devant ; tronqué presque bissinueusement à la base ; étroitement rebordé à cette dernière et au bord antérieur; élargi en ligne un peu courbe jusqu'aux trois septièmes de ses côtés, et armé dans ce point d'une petite épine légèrement relevée, rétréci ensuite en ligne droite ; planiuscule en dessus ; ponctué ou finement chagriné; d'un rouge brun, d'un rouge fauve, ou fauve, et garni, comme la tête, de poils couchés d'un livide testacé, luisants ; hérissé en outre de poils très-clairsemés. Êcusson aussi long que large ; parallèle, arrondi postérieu- rement; sillonné; fauve; pubescent. Élytres cinq fois aussi longues que le prothorax ; subparallèles ou à peine graduellement élargies vers les deux tiers ou un peu plus; obtusément arrondies à l'extrémité ; un peu en ligne courbe à l'angle suturai ; planiuscules en dessus ; uniformément marquées de points un peu plus gros que ceux du prothorax près de la base, plus petits vers l'extrémité ; hérissées de poils fauves clairsemés ; garnies de poils plus apparents d'un livide testacé, couchés, Inisants; parsemés de petits espaces circulaires dénudés ou à peine saillants, et souvent presque séria- lement disposés ; d'un fauve testacé ou testacées, plus claires que le pro- thorax. Dessous du corps pointillé ; d'un brun fauve; garni de poils cendrés tins et couchés. Pieds fauves ou d'un fauve testacé ; garnis d'un duvet cen- dré ; mouchetés sur les cuisses de petits espaces ponctiformes, dénudés. Cuisses en massue. Cette espèce est exclusivement méridionale. Elle a été découverte par feu mon ami Doublier. Je l'ai dédiée à Charles Nodier, entomologiste autrefois passionné, et l'une des gloires de notre littérature. Obs. VO. Nodier i est nocturne. Sa larve vit dans les souches ou parties mortes des pins. Elle a été décrite par M. l'abbé Victor Mulsant et par moi (Ann. de la Soc. linn. de Lyon, t. II (1855), p. 191. — Muls., Opusc. t. VI, p. 91). Genre Saphanus, Sapiiane ; Serville. Sir\ille. Annales de la Société enlonio!ogi(iiie di'. France, t. III (1834). p. 81. Caractères. Antennes sétacées; à peine aussi longuement ou un peu moins longuement prolongées que le corps chez les cf , plus courtes chez les 9 ; à premier article obconique, épais, un peu arqué, à peu près de la 110 LONGICORNES. longueur du quatrième : le deuxième court : le troisième à peine plus court que le suivant : les troisième et quatrième subcylindriques, un peu renflés à l'extrémité : les cinquième à dixième comprimés, dilatés un peu en dent de scie à leur extrémité interne surtout chez le cy : le onzième visi- blement appendice , surtout chez le çf . Front moins large entre la moitié postérieure des yeux que le diamètre transversal visible en dessus d'un œil (t/3(c)s, bélier; mo/'î'»i forme.) Caractères. Antennes dépassant à peine la moitié de la longueur du corps, chez le çf ; épaisses à la base, décroissant graduellement de gros- seur jusqu'à l'extrémité ; de onze articles en partie noueux : le deuxième plus long que large; aussi grand que la moitié du suivant : le troisième au 116 lONGICORNES. moins aussi long que le onzième : le quatrième appendice, plus distincle- rnenî chez le çP . Palpes à dernier article obtriangulaire. Yeux coupés en- lièrem^t ou à peu près en. deux parties. Prothorax plus large que long ; plus étroit à la base qu'en devant. Elytres débordant la largeur du protho- rax de la moitié environ de la largeur de chacune; plus larges que lui dans son diamètre transversal le plus grand; planiuscules ou peu convexes. Pro et mésosternum prolongés jusqu'à l'extrémité des hanches. Cuisses compri- mées; graduellement renflées en une massue oblongue ou allongée. Corps allongé. 1 . C luridus ç Linné. Dessous du corps, tête et prothorax noirs : celui- ci pointillé; en général peu profondément canaliculé. Ecusson canalicidé. Elytres deux fois et demie environ aussi longues qu'elles sont larges, prises ensemlle; chargées de deux faibles lignes longitiidinales élevées. çf Antennes prolongées jusqu'aux quatre cinquièmes ou un peu plus de la longueur du corps. Cinquième arceau du ventre tronqué et un peu échancré. 9 Antennes prolongées jusqu'aux trois cinquièmes environ de la lon- gueur du corps. Cinquième arceau du ventre obtusément arqué en arrière, Var. a. Elytres noires. Antennes et pieds de même couleur. Ois. Chez quelques individus les antennes sont fauves ou d'un fauve fer- rugineux à l'extrémité ; la base des cuisses et la partie inférieure des jambes parfois de même couleur. CalUdium aulicum. Fabr., Syst. entom. p. 190. 16. — Id. Syst. eleuth. t. II. p. 343. 58. — Panz., Naturf. t. XXIV. p. 29. 39. pi. I. fig. 39. Callidinm luridum. ScHCENH., Syn. ins. t. III. p. 453. 51. var. y. — Gyllenh., Ins. suec. t. rv. p. 82. 12. var. d. — Steph., Man, 275. 2148. var. — Ratzeb., Forstins. pi. XVU. fig. 3. Crioinorphus aulicus. MuLS., Longic. p. 58. 1. Criomorphits luridus. var. aulicus. Redtenb., Faun. austr. 2« éd. p. 844. Var. b. Elytres noires. Antennes ordinairement de même coideur. Cuisses et souvent partie ou totalité du reste des pieds d\m roux brunâtre ou ferru- gineux. Obs. Quelquefois les antennes sont aussi d'un fauve ferrugineux. L'extré- mité du ventre est presque toujours fauve ou d'un fauve testacé. cÉRAMBYcms. — CiHomovphus. 1 17 CaUidium fulcratum. Fabr., Syst. eleuth. t. II. p. 336. 13. Callidium luridum. ScHOENH., Syn. ins, loc. cit. var. ^. — Gyllenh., Ins. suec. t. ^^^ p. 82. var. b etc. Criomoi'phus aidicus. MuLS., Longic. p. 58. var. A. Criomorphus luridus. L. Redtenb., loc. cit. \diT. fukratus. Var. c. Elytres couleur de sanguine. Antennes, pieds, extrémité du ventre d'un roux brun ou ferrugineux. Obs. Quelquefois les cuisses sont brunes ou noires ainsi que les antennes. Cerambyx luriâiis. Linné, Syst. nat. 12® éd. t. I. p. 634. 68. Callidium mriale. Panz. , Natiirf . t. XXIV. p. 30. 41. pi. I. fig. 41. Callidium impressum. Payk., Faun. suec. t. lU. p. 84. 5. Callidium luridum. Gyllenh., Ins. suec. t. IV. p. 8S. var. e. Criomorphus aulicus. MuLS., Longic. p. 59. var. D. Long. O-^jOOQO à O^jOlST (4 1. à 7 L). — Larg. 0™,0029 à 0'»,0048 (i 1. 1/3 à 2 1. 1/5). Corps suballongé; faiblement convexe. Tête aussi large que la partie antérieure du prothorax ; noire ; luisante ; presque glabre ; ponctuée ; creu- sée entre les antennes d'un sillon profond prolongé, en s'afFaiblissant, jus- qu'au vertex. Yeîfx très-échancrés, comme coupés en deux parties. Antennes sétacées, hérissées de poils; à articles obconiques : le deuxième aussi long que la moitié du suivant. Prothorax tronqué en devant et à la base; rebordé dans le milieu de son bord antérieur ; muni à la base d'un rebord dilaté dans son milieu , rétréci et affaibli sur les côtés ; subarrondi sur les côtés, offrant vers le milieu de ceux-ci sa plus grande largeur ; tantôt plus large dans son développement transversal le plus grand qu'il est long sur son milieu , tantôt au moins aussi long qu'il est large (surtout chez les individus de petite taille) ; planiuscule ou faiblement convexe en dessus ; creusé, sur la ligne médiane, d'un sillon parfois léger et parfois effacé sur une partie de sa longueur, d'autrefois prononcé; noir; luisant; presque glabre ; mar- qué de points petits, peu profonds, assez rapprochés. Êcussonnovc; paral- lèle, subarrondi à l'extrémité ; ordinairement canaliculé. Élijtrcs deux fois et demie environ aussi longues qu'elles sont larges, prises ensemble ; paral- lèles ; arrondies à leur partie postôro-externe ; obtusément arquées en arrière cl l'extrémité; peu émoussécs à l'angle suturai; convexiuscules ; presque imperceptiblement ponctuées, granulées ou presque squammulées ; garnies 118 LONGICORNES, de poils concolores, couchés et peu apparents, si ce n'est h la base et sur- tout sur la fossette humérale ; chargées chacune de deux ou trois lignes longitudinales élevées, non prolongées jusqu'à l'extrémité et souvent en par- tie obsolètes : la deuxième naissant dans la direction de la fossette : la pre- mière, entre celle-ci et la suture : la troisième, en dehors du calus humerai, souvent nulle ; variant du noir au rouge de sanguine. Dessous du corps garni de poils testacés ou cendrés, luisants, peu serrés, couchés; noir sur la poitrine et parfois sur le ventre, souvent brun, brun testacé ou testacé vers l'extrémité de celui-ci. Pieds assez courts; variablement colorés. Cuisses en massue, comprimées, moins brusquement renflées que dans les genres pré- cédents : les postérieures non prolongées jusqu'à l'extrémité du ventre. Cette espèce habite principalement les parties froides ou montagneuses. Il est moins rare dans les montagnes élevées. Sa larve vit sous l'écorce des pins et des sapins. Elle a été figurée par M. Ratzeburg (Forstins., t. I, p. 237, pi. XIX, fig. 1 à 3). Suivant Panzer, elle vit aussi dans le chêne. Obs. Cette espèce varie de telle manière, sous le rapport de la couleur, que beaucoup d'auteurs ont décrit, sous des noms différents, les principales variétés. Le labre obscur, chez les individus à couleurs foncées, est parfois testacé. Les antennes passent du noir au roux ferrugineux. Le prothorax offre des différences sensibles sous le rapport de son développement en lon- gueur et en largeur; de sa forme ; de son rétrécissement plus ou moins sensible dans sa seconde moitié ; de la profondeur de son sillon ; de sa ponctuation. L'écusson est ordinairement canaUculé; d'autres fois il le paraît à peine. Les nervures des élytres sont plus ou moins prononcées. Les entomologistes ne sont pas encore d'accord sur la question de savoir si le Callidium fusciim de Fabricius constitue une espèce particulière ou se rattache à l'une des variétés du C. luridus. Dans la première édition de cet ouvrage j'avais avancé celte dernière opinion. Elle a depuis été admise par M. L. Redtenbacher, par M. le docteur Gemminger, de Munich, et, je crois, avec raison. Ces deux sortes d'insectes vivent à l'état de larve dans les mêmes bois. Le Call. fuscum ne semble être qu'un C. luridus dont le corps a été gêné dans son développement. A mesure qu'il se montre proportion- nellement plus long et plus étroit, le prothorax perd en lai-geur ce qu'il acquiert en longueur, son sillon médiaire devient plus profond, ses points se rapprochent et sa surface se montre ruguleuse cl moins luisante. L'écusson acquiert plus d'allongement aux dépens de sa largeur cl perd son sillon normal. Quant à la partie du repli qui passe à la couleur fauve ou d'un cÉRAMBYciNs. — Asemum. 119 fauve testacé, on trouve cette nuance chez divers individus de la variété c, qui ne peuvent être rapportés au C. fuscum sous le rapport de la ponctua- tion du prothorax. L'identité des caractères fournis par les yeux et par les pro et mésoster- num tend encore à rattacher le Call. fuscum au Criom. lundus. Dans tous les deux, le mésosternum est canaliculé ou relevé sur les bords ; seulement à mesure que le corps se montre plus étroit , cette partie servant à séparer les hanches intermédiaires se rétrécit aussi, et l'on trouve toutes les transi- tions les plus insensibles entre les variations extrêmes. Genre Asemum, Asême; Eschscholtz. Esclisclioltz. Biillot. de la Soc. d. Natur. de Moscou (1830), p. 66. (jtji^jMo?, obscur.) Caractères. Antennes atteignant à peine la moitié de la longueur du corps ; diminuant assez faiblement de la base à l'extrémité ; insérées près de l'échancrure des yeux, et moins avant que le bord antérieur de ces organes ; de onze articles : le premier le plus gros : le deuxième plus long que large, à peine aussi grand que la moitié du troisième : celui-ci plus grand que le quatrième, et ordinairement moins que le cinquième : le onzième plus ou moins distinctement appendice. Yeux non échancrés jusqu'à la moitié de leur largeur. Prothorax plus large que long ; arrondi sur les côtés ; sub- convexe. Êlytrcs débordant la base du prothorax de la moitié de la lar- geur de chacune ; faiblement plus larges que lui dans son diamètre trans- versal le plus grand; subconvexes. Prosternum rétréci d'avant en arrière, à peine prolongé jusqu'à l'extrémité des hanches de devant. Mésosternum ob- triangulaire, non prolongé jusqu'à l'extrémité des hanches intermédiaires. Cuisses comprimées ; graduellement renflées en une massue allongée. Corps médiocrement allongé. 1. A. striatiiiia; Linné. Presque indistinctement pubescent ; entière- ment d'un noir mat. Elytres parfois d'un rouge brun ; densement ponctuée^ en dessus. Prothorax dilaté et arrondi sur les côtés ; presque sans rebord u sa base. Elytres chargées chacune de quelques côtes {ordinairement trois on quatre) inégalement élevées. çf Antennes moins longuement prolongées que la moitié du corps. Der- nier arceau du ventre obtusémcnt tronqué à son bord postérieur. 120 lONGICORNES. 9 Antennes prolongées environ jusqu'à la moitié de la longueur du corps. Dernier arceau du ventre subarrondi postérieurement. Corambyxstriatus. Linné, Syst. nat. 10* éd. t. I. p. 396. 46. — Id. 12e éd. 1. 1. p. 635. 73. — De Geer., Mém. t. V. p. 90. 26. Callidium striatum. Fabr., Syst. entom. p. 191. 17. — Id. Syst. eleiith. t. II. p. 343. 37. — Laichart., Tyr. ias. t. II. p. 74. 8. — Ouv., Entom. t. IV. n" 70. p. 44. 60. pi. II. fig. 24. a. b. — Panz., Faun. gerni. LXX. 13. — Gyllenh., Ins. suec. t. IV. p. 80. 10. Asenmm striatum. Eschscholtz, BuUet. de Mosc. (1830). p. 60. — Cl'rtis, t. VU. p. 298. — MuLS., Longic. p. 62. 1. — STEPH.,Man. p. 274. 2139. — L. Redtenb., Faun. aust. 2» éd. p. 84S. Var. a. Elytres brunes, d'un brun rouge ou d'un rouge brun. Callidium striatum. Laichart., loc. cit. p. 75. var. y. — Oliv., loc. cil. pi. II. fig. XXIV. c. — MuLS.jloc. cit. var. A. Callidium agreste. Fabr., Mantis. ins. 1. 1. [>. 1{)2. 16. Long. 0™,0123 à O^jOlQO ^5 1. Ir2 à 8 L). — Larg. O-njOOSS à O-^jOOiS (1 1. 1/2 à 2 1.). Corps allongé ou médiocreiuent allongé; subconvexe. Tête d'un noir mat; garnie de poils fins, courts, peu apparents; densement et finement ponctuée ; déprimée sur le front; rayée entre les antennes d'un sillon par- fois prolongée en s'affaiblissant jusqu'au vertex. Yeux bruns ; faiblement en croissant. Antennes noires; finem.ent ponctuées; garnies d'un duvet court. Prothorax tronqué ou un peu échancré en arc et sans rebord , en devant ; tronqué et à peine rebordé à la base ; dilaté et arrondi sur les côtés; subconvexe; déprimé ou largement et peu profondément sillonné au moins sur la partie médiaire de la ligne médiane ; ordinairement un peu inégal ou marqué de quelques autres dépressions; d'un noir mat; dense- ment et assez finement ponctué ou subgranulé ; paraissant presque glabre, garni de poils obscurs très-courts. Écusson au moins aussi long qu'il est large à la base ; subparallèle ; arrondi postérieurement ; densement ponc- tué ; d'un noir mat ; brièvement pubescent. Élytres subparallèles ; une fois plus longues qu'elles sont larges réunies ; arrondies h leur partie postéro • externe ; obtusément tronquées à l'extrémité ; émoussées à l'angle suturai ; subconvexes ; d'un noir mat ; densement et tinemcnt ponctuées ou presque squammulées ; brièvement et peu distinctement pubescentes ; souvent ri- dées transversalement ; chargées de plusieurs côtes longitudinales (ordi- cÉRAMBYCiNs. — AsemuM, 121 nairement quatre) non prolongées jusqu'à l'extrémité : les deux plus sail- lantes unies vers les neuf dixièmes de leur longueur , et naissant : l'une, de la fossette humérale : l'autre , plus prononcée , vers les deux cinquièmes internes de la base ; offrant le plus souvent deux autres côtes plus faibles : l'une, entre les deux précédentes : l'autre, entre la plus saillante et le bord suturai , qui parfois est aussi relevé. Dessous dit corps noir ou noir châ- tain; pointillé; luisant; brièvement pubescent. Prosternum et mésosternuyn rebordés. Heds assez courts; noirs. Cuisses comprimées ; médiocrement et graduellement renflées un peu au delà du milieu. Cette espèce paraît dès le mois de mai. On la trouve sur les troncs des pins. Sa larve vit dans les mêmes arbres. Le genre Anisarthron, Redtenbacher (Die Gattungen, etc., 1845, p. 109), qui se rattache à ce rameau, est remarquable par la singularité de ses antennes. 11 peut être caractérisé de la sorte : Antennes à peu près aussi longues que le corps ; celles ôm. çf : k troi- sième et quatrième articles égaux , à peine moins courts chacun que le deuxième : les deuxième à quatrième , réunis, à peu près égaux au cin- quième ; celles de la $ : troisième et quatrième articles à peu près égaux , une fois ou une fois et demie moins courts chacun que le deuxième : près d'une fois moins longs chacun que le cinquième. Prothorax moins long que large; peu arrondi sur les côtés. Êlytres deux fois et demie au moins aussi longues qu'elles sont larges réunies ; arrondies chacune à l'extrémité. Cuisses comprimées; graduellement plus renflées vers la moitié de leur longueur. Tarses ciliés. Ongles un peu renflés à la base, ou présentant les faibles traces d'une dent. Prostermmi rétréci d'avant en arrière et séparant les hanches de devant. Mésosternum rétréci d'avant en arrière , entier à son extrémité. A. barbipes; Charpentier. Noir; hérissé de poils d'un roux orangé. Êlytres de cette dernière couleur; chargées chacune de deux lignes élevées. Callidium harbipes. (Dalh.). ï. Charpentiek , Horae entom. p. 226. Callidium molle. Sturm., Catal. (1843). p. 249. Arnisarthron harbipes. Redtenb., Faun. austr. l'e édit. p. 480. — M. 2'' odit. p. 853. — KusTER, Kaef. Europ. If. .^4. Long. On',0090 à O™ ,01 00 (4 1. à 4 l. 1/2). Patrie : l'Autriche , etc. 122 LONGICORNES. Genre NothoiMna, Nothorhine ; L. Redteiibacher. L. Redtcnbacher, Die Gatt. d. d. Kaefer-Fauna, p. 109. (v66o7, faux; p:v, nez.) Caractères. Ante7mes insérées près de la base des mandibules; plus avant que le bord antérieur des yeux ; largement distantes entre elles à la base; à peine aussi longues ou plus longues que la moitié du corps; fili- formes : de douze articles, au moins chez le c/" : le premier en ovale oblong à peu près aussi long que le quatrième : le deuxième obconique, plus court que la moitié du troisième : celui-ci, un peu moins long que le quatrième : le cinquième d'un quart environ plus long que le quatrième : les suivants graduellement un peu moins longs : le douzième de deux tiers au moins plus court que le onzième. Yeux peu profondément échancrés. Palpes fili- formes ; presque égaux. Mandibules courtes. Prothorax plus long que large; subparallèle sur la partie médiaire de ses côtés, rétréci en ligne courbe près des bords antérieur et postérieur ; planiuscule en dessus. Écusson en triangle à côtés curvilignes ou subarrondi postérieurement. Êlytres débordant la base du prothorax d'un tiers de la largeur de chacune ; faiblement plus larges que lui dans son diamètre transversal le plus grand; faiblement con- vexes. Antépectus échancré presque en demi-cercle en devant; de moitié aussi long avant les hanches, sur la ligne médiane, qu'il est large. Hanches antérieures et intermédiaires rapprochées ; coniques. Prosternum obtrian- gulairement rétréci d'avant en arrière jusqu'à la moitié des hanches, très- comprimé et peu distinct ensuite. Mésosternum obtriangulairement rétréci d'avant en arrière et prolongé seulement jusqu'à la moitié des hanches. Postepisternums rétrécis d'avant en arrière, près de cinq fois aussi longs qu'ils sont larges à la base. Pieds de longueur médiocre. Cuisses compri- mées ; graduellement élargies dans leur milieu. Jambes grêles. Ongles offrant près de la base une dent ou saillie à peine distincte. Corps allongé ; faible- ment convexe. 1. IV. anstpieata; Scikcniierr. Corps allongé; subparallèle ; très-peu convexe; d'un noir ou brun de poix ; garni de poils fauves en dessus. Pieds d'un fauve testacé. Prothorax râpeux sur les côtés, subcaréné sur le milieu de la ligne médiane et souvent paré sur ce point d'une tache subarrondie d'un rouge brun. Elytres ruguleuses ; chargées chacune de trois lignes longitudinales peu élevées. Dessous du corps moins obscur que le dessus. cÊRAMBYCiNs. — Nothorhiua. 123 CalUdium? muricatmn. Schoenh., Syn. ins. t. III. append. p. 193. 271 (décrit par Dalraan). — Gyllenh., Ins. suec. t. IV. p. 88. 16. CalUdium scabricoUe. W. Redtenb., Quaed. gen. spec. Coleopt. austr. p. 24. 21. — GuÉRiN, Rev. Cuvier. (1843). p. 184. Nothorhina muricata. L. Redtenb., Faun. austr. p. 48S. — Id. 2« éd. p. 851. — MuLs., Hist. nat. des Coléopt. deFr. (18S4). Longic. suppl. Long. 0'«,0078 à 0"%0123 (3 1. 1/2 à 5 l. 1/2). — Larg. 0™,0022 à 0™,0029 (11. à 1 1. 1/3). Corps allongé; presque parallèle; très -peu convexe. Tête brune ou d'un noir de poix ; marquée de points assez fins , rapprochés , séparés par des intervalles peu ruguleux ; sensiblement convexe sur sa moitié postérieure, déprimée sur l'antérieure ; offrant ordinairement sur le milieu de l'espace compris entre les antennes une partie suborbiculaire à peine saillante et sou- vent moins obscure; hérissée de poils fauves ou d'un fauve cendré . Palpes d'un testacé pcàle ou livide. Yeux noirs ou d'un noir brun. Antennes d'un rouge brun ou d'un brun rouge, souvent plus obscures vers l'extrémité ; garnies de poils fauves et hérissés, et vers l'extrémité des articles, de poils plus longs de même couleur. Prothorax tronqué ou échancré en arc en devant, sub- parallèle sur la majeure partie médiane de ses côtés ; rétréci en ligne courbe près des bords antérieur et postérieur ; plus arrondi aux angles de derrière qu'à ceux de devant ; tronqué à la base et un peu plus étroit qu'au bord antérieur; sans rebords; d'un cinquième ou d'un quart plus long qu'il est large; planiuscule ; râpeux sur les côtés, ponctué sur le disque ; subcaréné sur le tiers médiaire de la ligne médiane, ou comme chargé vers la moitié de celte ligne d'un tubercule écrasé, suborbiculaire et souvent d'un rouge brun ; d'un noir ou brun de poix sur le reste ; hérissé de poils fauves clair- semés. Écusson brun de poix. Élijtres trois fois à trois fois et demie aussi lon- gues que le prothorax ; subsinueuses après les épaules, graduellement et fai- blement élargies ensuite jusqu'aux deux tiers de leur longueur; arrondies chacune à leur partie postero-externe ; émoussées ou subarrondies à l'angle suturai; peu convexes sur le dos, convexement déclives sur les côtés; à fossette humérale peu prononcée ; rugulcuscmeml ponctuées ; chargées clia- cune de trois lignes longitudinales postérieurement affaibhes et non prolon- gées jusqu'à l'extrémité : la première naissant près de la base, vers le tiers interne de la largeur : la deuxième parlant de la fossette humérale, unie à la précédente vers les six septièmes de leur longueur : la troisième en dehors 124 LONGICORNES. de l'épaule ; brunes ou d'un brun de poix ; garnies de poils fauves , fins , couchés, peu épais ; hérissées de poils d'un fauve livide, sérialement dispo- sés , clairsemés; Dessous du corps plus clair que le dessus , d'un brun rouge ou d'un rouge brun ; garni de poils fauves. Pieds d'un fauve testacé ou d'un brun testacé ; garnis de poils fins. Cette espèce très-rare , à ce qu'il paraît , dans toute l'Europe , a été prise sous les écorces d'un pin , dans les environs de La Palisse (AlUer), par M™* Sara Levrat , épouse de feu Gustave Levrat , l'un de nos entomolo- gistes lyonnais les plus zélés. Elle m'a été donnée à Berlin, par M. Tiefen- bach. TROISIEME BRANCHE. LES HESPÉROPHANAIRES. Caractères. Prothorax plus large dans son diamètre transversal le plus grand qu'il est long sur son milieu ; arrondi on subarrondi sur ses côtés ; subplaniuscule chez les uns, convexe chez les autres. Yeux à facettes gros- sières. Tête plus étroite que la partie antérieure du prothorax. Élytres dé- bordant en devant la base du prothorax du tiers de la largeur de cha- cune ; généralement plus larges que lui dans son diamètre transversal le plus grand ; subparallèles ou, plus ordinairement, un peu rétrécies d'avant en arrière ; couvrant, ou à peu près, tout le dos de l'abdomen ; subarron- dies soit chacune, soit prises ensemble, chez la plupart des espèces ; non obUquement coupées à l'angle suturai ; convexes ou convexiuscules. Pygi- dium souvent incomplètement voilé par les élytres. Cuisses postérieures allongées; comprimées; non en massue. Mésosternum parallèle ou subpa- rallèle ; plus ou moins large ; entaillé ou échancré à son extrémité. Corps allongé. Les Ilespérophanaires sont faciles à distinguer des Criomorphates par la forme de leur mésosternum. Les premiers, ou les Criocôphales, se rappro- chent encore des Criomorphates par la longueur proportionnelle du deuxième article des antennes et par leur couleur obscure ; les autres ont une robe moins triste. Ces insectes sont principalement noclurncs. Ils se divisent en trois genres : >< < .^ ^ V a^ u S >■ 1/j = •H > 'C3 "" b S C3 Cv 3 O te c C i V 2 _4; 3 C O •-^ ■a >— ** cÉRAMBYCiNs. — Crwcephalus . 125 Genres. Lne fois plus long ijue large ; à peu près aussi long que les deux cinquièmes du suivant. Yeux peu échancrés. Antennes non ciliées en dessous. Suture frontale en angle dirigé en arrière Criocephalus. Antennes ciliées sous les huit ou neuf premiers S 2 ^ ,S l arlicles : le troisième d'un quart environ plus 6D « o l long que le cimiuième. Prothorax offrant, vers les deux tiers de ses côtés, sa plus grande lar- geur; peu convexes. Elylres épineuses à l'angle suturai. Slrommatium. Antennes garnies seulement sous les premiers arti- cles de cils peu nombreux ; à troisième article un peu moins long que le cinquième. Prothorax subglobuleux. Elytres non épineuses à l'angle suturai. Hesperophanes, Genre Criocephalus, Criocéphale ; Malsain. Mulsant. Hist. nat. des Coléopt. de Fr. (Longicornes) , p. 63. (xpfôf, bélier; x£5, tête.) Caractères. Antennes à peine aussi longuement prolongées que le corps chez le çf , parfois à peine plus longues que la moitié du corps chez la 9 ; assez épaisses à la base, décroissant graduellement jusqu'à l'extrémité ; non ciliées en dessous ; de onze articles : le deuxième plus long que large, à peu près égal aux deux cinquièmes du troisième : celui-ci plus long que le cinquième : les quatre derniers comprimés, plus courts : le dernier faible- ment appendice. Yeux peu profondément échancrés. Mâchoires à lobe in- terne plus court, presque nul. Palpes faiblement et graduellement renflés vers l'extrémité. Prothorax plus large que long ; arrondi sur les côtés ; pla- niuscule ou peu convexe en dessus. Elytres débordant la base du pro- thorax du tiers de la largeur de chacune ; un peu rétrécies d'avant en arrière; obtusément arrondies, prises ensemble, à l'extrémité; subconvexes. Prosternum graduellement rétréci, prolongé jusqu'à l'extrémité des hanches. Mésosternum plus ou moins large , subparallèle , entaillé à son extrémité. Cuisses comprimées ; non en massue. Corps allongé. Oviducte de la Ç or- dinairement un peu saillant. 1. C rustictis; Linné. Dessus du corps variant du noir châtain au brun fauve ou au fauve; garni de poils peu distincts. Prothorax arrondi sur les côtés ; planiuscule ou peu convexe ; raijé d'une ligne médiane rac- courcie et marqué de deux à quatre fossettes. Elytres chargées chacune de deux lignes élevées. Pygidium souvent en partie saillant. 126 lOJNGICORNES. çf Antennes souvent presque aussi longues que le corps ; à dernier article faiblement appendice. Dernier article du ventre tronqué, plus court que le précédent. $ Antennes parfois à p,0168 à 0'»,0247 (7 1. 1/2 à 11 1.). — Larg. O^.OO^S à 0™,0059 (2. 1. à 2 1. 2/3). Corps allongé ; entièrement d'un roux fauve, quelquefois moins clair sur le prothorax et surtout sur la tête; brièvement pubescent. Tête finement chagrinée ; rayée, entre les yeux, d'un sillon linéaire souvent non prolongé jusqu'au vertex. Extrémité des mandibules et yeux noirs. Prothorax tronqué et à peine étroitement rebordé en devant ; élargi en ligne presque droite jusqu'aux deux tiers des côtés, arrondi et rétréci ensuite; à peine plus large à la base qu'en devant ; tronqué ou un peu bissinué et muni d'un rebord très-étroit à la base ; médiocrement convexe ; finement chagriné ; garni d'un duvet plus apparent que celui de la tête ; hérissé de poils concolores plus longs ; chargé ordinairement sur sa seconde moitié, entre la ligne mé- diane et les côtés , d'un relief linéaire obliquement longitudinal , souvent peu saillant ou peu distinct. Écusson presque carré, un peu plus large que long ; ordinairement sillonné. Élytres quatre ou cinq fois aussi longues que le prothorax ; un peu rétrécies d'avant en arrière ; arrondies à leur partie postéro-externe, tronquées à l'extrémité ; armées d'une petite épine à l'angle suturai ; médiocrement convexes ; pubescentes ; hérissées de poils concolores plus longs; chargées chacune de deux lignes longitudinales : l'externe, naissant de la faible fossette humérale, prolongée jusqu'aux cinq sixièmes de leur longueur : l'interne, plus courte et plus faible, naissant plus rap- prochée de celle-ci que de la suture ; garnies, surtout sur leur moitié in- terne, de petites granulations ou points élevés, plus prononcés près de la base que vers l'extrémité. Dessous du corps et pieds pubescents d'un roux jaune. Cette espèce est exclusivement méridionale. On îa trouve dans les envi- rons de Nîmes, de Montpellier, et plus rarement dans la Provence. Pendant le jour, elle se tient quelquefois immobile au pied des haies ou sur les murs. Aux approches de la nuit, elle quitte cet état de repos. Son vol est sonore. Obs. C'est vraisemblablement, suivant l'opinion d'Illiger, le Cerambyx fui- vus de Villers, dont la description est trop incomplète pour faire reconnaître l'espèce avec certitude. CÉRAME YCiNS. — HespcTophanes . 131 Genre Hesperophanes, Hespérophane ; Mulsant. Nuisant. Hist. nat. des Coléopt. de France (Longicornes), p. 66. (èa-Kipx, le soir ; «fiv*;, flambeau.) Caractères, Antennes prolongées un peu moins ou un peu plus longue- ment que le corps, chez les çf ; sétacées ou subfiliformes ; de onze articles : le deuxième court, à peine aussi long que large, égal environ au quart du troisième : celui-ci plus grand que le quatrième : les derniers comprimés : le onzième peu nettement appendice; garnies de cils seulement sous quelques- uns des premiers articles. Yeux profondément échancrés. Suture frontale transversale. Prothorax arrondi sur les côtés ; subglobuleux. Elytres subparallèles ou très-faiblement rétrécies d'avant en arrière ; subarrondies, prises ensemble à l'extrémité. Cuisses postérieures faiblement et graduelle- ment renflées jusque près de l'extrémité. Corps assez allongé ; plus ou moins convexe. 1. H. serlceiis; Fabricius. Brun, mais revêtu en dessus d'un duvet court, d'un gris cendré, ou cerviné, ou d'un fauve testacé ; revêtu en dessous et sur les pieds d'un duvet cendré plus soyeux ; garni dans Véchancrure des yeux d'un duvet flave orangé. Ècusson blanc. Prothorax globuleux; bissinué à la base, grossièrement ponctué. Elytres à couleur foncière parfois fauve; rugueuses à la base; parsemées, surtout sur leur moitié interne, de petits points saillants. Cuisses linéaires. d" Antennes aussi longues que le corps. Dernier arceau du ventre plus court que le précédent, tronqué. 9 Antennes à peine prolongées jusqu'aux deux tiers du corps. Dernier arceau du ventre arqué en arrière, au moins aussi long que le précédent. CaUidimn sericeum. Fabr. , Mant. t. I.p. 1K2. 14.— Id. Syst. eleuth. t. II. p. 337. 20. — Oliv., Entom. t. IW. n» 70. p. 10. 8. pi. lU. fig. 38. a. b. Callidium holoseericeum. Rossi, Faun. étr. 1. 1. p. 153. 382. pi. I. fig. 6. Hesperophanes sericeus. MuLS., Longic. p. 66. Long. 0™,0202 à O^jOSTO (9 1. à 12 1.). — Larg. 0'»,0056 â 0«,0070 (21. 1/2 à 31. 1/8). Corps allongé ; convexe ; brun ou d'un brun rouge sur la tête et le pro- thorax, parfois d'un brun fauve sur les elytres, ou même fauve vers l'extré- 132 LO'JÎGICOItNEg. mité de cetle-ci ; revêtu en dessus d'un duvet court , gris cendré ou gris fauve, ou parfois d'un fauve testacé, sur les élytres. Tête ronde ; finement chagrinée, mais peu distinctement sous le duvet qui la couvre ; rayée, entre les antennes, d'un sillon linéaire à peine prolongé après les yeux : ceux-ci bruns, trôs-échancrés ; garnis dans leur échancrure d'un duvet flave orangé. Antennes revêtues d'un duvet gris cendré; à troisième et cinquième articles presque égaux : le quatrième d'un tiers au moins plus court ; ciliées en de- hors sur les premiers articles. Prothornx tronqué et muni d'un rebord étroit en devant; arrondi sur les côtés; bissinué et muni d'un rebord prononcé à la base ; subglobuleux ; marqué, surtout sur les côtés, de points grossiers ; offi'ant souvent vers les deux tiers de la ligne médiane une légère saillie ; offrant sur les côtés du disque une dépression peu sensible en forme de parenthèse ou d'arc dirigé en dehors. Ecusson en triangle à côtés curvili- gnes; revêtu d'un duvet blanc. Elytres trois fois et demie à quatre fois aussi longues que le prothorax ; faiblement rétrécies vers l'extrémité ; subarron- dies, prises ensemble, à celle-ci; convexes; rugueuses à la base ; parsemées, surtout sur leur moitié interne, de petits points saillants. Dessous du corps revêtu d'un duvet cendré, soyeux, plus long sur la poitrine. Ventre parsemé de petits points dénudés. Prosternum élargi à partir de la moitié des han- ches jusqu'à leur extrémité. Mésosternum large, parallèle, entaillé à son extrémité. Pieds revêtus d'un duvet cendré. Cette espèce est exclusivement méridionale. On la trouve principalement dans les départements du Var, des Basses-Alpes et des Alpes-Maritimes. Sa larve vit dans le lentisque et le figuier. Ij 2. H. Cinereus ; De Villebs. Brun ou fauve, couvert d'un duvet cendré ' ou d'un fauve cendré, disposé par mouchetures ou en marbrures sur les élytres. Ecusson ordinairement blanc. Prothorax subglobuleUx ; peu ou point bissinué à la base; chargé sur son disque de trois tubercules obtriangulaire- ment disposés. Cuisses épaisses. Ccramhyx linercus. De Villers. C. Linné, Entom. t. I. p. 256. 100. CaiiidiMm nefrufosMm. Oliv-, Encycl. méth. t.V. p. 257. 31. — Id. Entom. t. IV. n«70 p. 48.61. pi. I. fig. 6. Callidium holoscericeum. Rossi, Faun. étr. 1. 1. p. 188. 382. pi. I, fig. 6. Hesperophancs nebulosus. MuLS., Longic. p. 68.2. Var. a. ÏÏun brun fauve ou même fauve, et duvet d'une teinte fauve ou fauve cendré. MuLS., loc. cit. var. A. Clytmbimacidatus. Scuoenh,, Syn. ins. t. III. appernl. p. 194.. 273 (décrit parBilberg}. cÉRAMBYciNs. — Hesperophaues . 133 Long. O>»,0078 à 0«,0202 (3 1. 1/2 à 9 1.). — Larg. 0",0018 à 0^,00dQ (4/5 à 2 1.). Corps allongé ; peu fortement convexe ; variant du brun au rouge brun ; garni en dessus d'un duvet cendré ou cendré fauve, disposé par mouche- tures sur les élytres. Tête finement chagrinée, mais peu distinctement, sous le duvet qui la couvre : ce duvet ordinairement plus épais au bord postéro- interne des yeux et formant alors dans chacun de ces points une tache blanchâtre ; à peine rayée, entre les antennes, d'un sillon linéaire peu appa- rent. Yeux bruns ; très-échancrés ; garnis dans cette échancrure d'un duvet cendré. Antennes revêtues d'un duvet cendré , à troisième et cinquième articles presque égaux : le quatrième d'un quart plus court ; ciliées en de- hors des premiers articles. Protliorax tronqué et à peine rebordé en devant ; arrondi sur les côtés; tronqué ou presque sans sinuosités sensibles, et muni d'un rebord à la base; subglobuleux; finement chagriné; ordinaire- ment chargé, sur la seconde moitié de la ligne médiane, d'une légère carène non prolongée jusqu'à la base, et plus antérieurement, de chaque côté de la ligne médiane, d'un tubercule peu saillant ; ordinairement garni sur les tubercules et sur la carène d'un duvet plus épais constituant des taches cen- drées. Ecussonen demi-cercle; ordinairement revêtu d'un duvet blanc cen- dré et rayé d'une ligne longitudinale nue. JEiytres quatre fois aussi longues que le prothorax ; subparallèles ; obtusément arrondies, prises ensemble, à l'extrémité ; médiocremeut convexes sur le dos, convexement déclives sur les côtés ; offrant souvent les traces de trois lignes longitudinales : la seconde naissant de la faible fossette humérale, et unie à la première vers les trois quarts de leur longueur : la troisième en dehors du calus : ces lignes sou- vent indistinctes ; revêtues d'un duvet cendré ou cendré fauve, disposé par mouchetures. Dessous du corps et pieds revêtus d'un duvet cendré .- ventre et pieds parsemés de points dénudés. Prosternum élargi à partir des han- ches jusqu'à l'extrémité. Mésosternum large, parallèle, entaillé à l'extrémité. Cette espèce paraît habiter , depuis le midi jusqu'à Paris, une partie des provinces de la France ; mais elle est plus particulière à nos départements méridionaux. Pendant le jour , elle se tient ordinairement immobile. On la trouve quelquefois contre les arbres. Suivant MM. Myard et Henri Costc, sa larve se nourrirait du peuplier dans les environs de Chàlons. Dans le midi elle vit principalement aux dépens du figuier. M. V. Mulsimt et moi en ,avons donné la description 134 lONGICORNES. (MuLs., Opiisc, t. VI, p. 158, etAnn. delà Soc. linn. de Lyon, t. 11(1855), p. 258). M. Revelière l'a également trouvée et élevée dans le figuier. Obs. Peut-être faut-il rapporter à cette espèce le H. fasciculatus, Falderm . , Faun. Transcaucas. In. Nouv. Mém. de Moscou, t. V(1837), p. 266, 482, pi. VIII,fig. I. Obs. L'H. Griseus, Fabricius, a tant d'analogie avec VH. cinereus, qu'il semble n'en être qu'une variété locale, ayant, de la moitié de la longueur des élytres aux trois cinquièmes de leur longueur, une bande brune paraissant produite par une dénudation plus grande du duvet. Cependant le prothorax semble un peu plus rétréci dans sa seconde moitié que chez YH. cinereus : il est paré de cinq taches formées par un duvet cendré. CalUdium griseum. Fabr., Syst. eleuth. t. II. p. 340. 37. — Ouv., Entom. t. ÏV. no 70. p. 38. 80. pi. VII. fig. 8S. Hcsperophanes tomentasîis. Dejean, Catal. (1837). p. 354. Hesperophanes affinis. Lucas, Ann. d. se. nat. 2« série, t. XVUI. p. 186. — Id. Expl se. del'Algérie. p. 491. 1292. Patrie : l'Algérie. Sa larve vit dans le grenadier. 3. H. pallidiis ? Olivier. Entièrement d'un fauve roux ou testacé, ou d'une teinte rapprochée. Prothorax chargé de deux parenthèses saillantes, revêtues d'un duvet blond. Ëlytres ornées d'une bordure suturale formée d'un duvet blanchâtre, graduellement rétrécie et à peine prolongée jusqu'à l'extrémité; croisée, vers le milieu de leur longueur, par une bande d'un duvet semblable ; à couleur foncière d'un fauve roux plus pale sur leur moitié antérieure que sur la postérieure. (f Antennes notablement plus longues que le corps. Dernier arceau du ventre tronqué. 9 Antennes à peine aussi longues ou plus longues que le corps. Dernier arceau du ventre arqué en arrière. CalUdium pallidum. Encycl. méth. t. V. (1790). 256. 29. — Id. Entom. t. IV. n» 70. p. 42.57. pi. VI. fig. 64. CalUdium mixttm. Fabr., suppl. Entom. syst. p. 150. 29-30. — Id. Syst. eleuth. t. II. p. 430. 36. Hesperophanes pallidm. Muls., Longic. p. 69. 3. GÉRAMBTCINS. CLYTAIRES. 135 Long. O^OISS à 0™,0180 (6 1. à 8 1.). — Larg. O-^jOO/tô à 0»,0051 (2 1. à 2 1. 1/3). Corps allongé; pubescent; médiocrement convexe en dessus. Tête d'un roux fauve ou d'un fauve roux ou testacé ; garnie d'un duvet blanchâtre assez long, couché; rayée sur le front d'une ligne prolongée jusqu'au vertex. Mail' dibules noires à l'extrémité. Yeux bruns ; mais parfois, après la mort de l'in- secte, presque de la couleur de la tête. AnUnnes blondes; sétacées; faible- ment ciliées en dessous de leurs premiers articles : le troisième faiblement plus grand que le quatrième. Prothorax subglobuleux; tronqué et faible- ment rebordé en devant ; arrondi sur les côtés ; bissinué et rebordé à la base ; convexe ; d'un fauve testacé ; garni de poils couchés , peu serrés ; chargé d'un petit tubercule vers les trois quarts de la ligne médiane ; chargé de chaque côté du disque d'un relief en forme de parenthèse , couvert d'un duvet blond ou d'un blanc tirant sur le blond; garni de poils semblables sur une partie des côtés. Ëcusson aussi long que large; subparallèle, arrondi postérieurement ; garni d'un duvet blond ou roussàtre. Ëlytres quatre fois aussi longues que le prothorax ; arrondies, prises ensemble à l'extrémité ; médiocrement convexes ; d'un roux fauve ou d'un fauve testacé , plus pâles sur leur moitié antérieure que sur la postérieure ; garnies d'un duvet conco- ure fin et peu serré; ornées d'une bordure suturale formée d'un duvet blanchâtre, rétrécie d'avant en arrière et â peine prolongée jusqu'à l'extré- mité ; parées d'une bande transversale formée d'un duvet semblable qui croise la bordure suturale vers le milieu de leur longueur. Dessous du corps et pieds d'un roux testacé ; garnis d'un duvet d'un blanc tirant sur le blond , plus épais sur le postpectus et sur le ventre. Cuisses faiblement en massue. Tarses sillonnés en dessous. Prosternum presque parallèle entre les han- ches. Mésosternum un peu rétréci d'avant en arrière. Cette espèce paraît rare. Elle a été prise dans les environs de Bordeaux par mon ami M. Perroud , de qui je la tiens. Elle se trouve aussi dans les environs de Paris. QUATRIÈME BRANCHE. LES CLYTAIRES. Caractères. Antennes rarement aussi longuement prolongées que le corps, souvent à peine plus longues que la moitié ou les trois cinquièmes 1^6 LONGICORNES. de celui-ci; subfiliforines chez les uns, sôtacées chez plusieurs, plus épais- ses vers l'extrémité chez d'autres. Yeux profondément échancrés; moins avancés sur le front, au côté interne de leur moitié postérieure, que le côté interne de la base des antennes. Prothorax soit en ovale transversal , soit subglobuleux, moins long ou à peine plus long que large, soit en ovale oblong ou allongé ; convexe ; arrondi sur les côtés et sans épine ou tuber- cule à ceux-ci. Elytres aussi longues ou à peu près que l'abdomen; ni étranglées postérieurement, ni déhiscentes à la suture ; soit tronquées ou obliquement coupées à leur extrémité, soit en ligne courbe ou subarrondies à l'angle suturai ; quelquefois épineuses à l'angle externe. Pro et mésosUr- nwm séparant complètement les hanches. PUds ordinairement grêles. Cuisses antérieures au moins en massue : les postérieures grêles et souvent arquées à la base , ensuite ordinairement graduellement épaisses Jusqu'au delà de leur milieu, rarement en massue assez brusque. Premier article des tarses postérieurs habituellement aussi long, ou parfois plus long que tous les suivants réunis. Corps allongé ; le plus souvent subcylindrique. Les Clytaires, que Laicharting a le premier séparés des autres Longicor- iies, se distinguent des Cérambyçaires par leur prothorax non épineux sur les côtés ; des Callidiaires par leur prothorax convexe, subglobuleux ; des ïïespérophanaires par leurs élytres soit obliquement tronquées à leur extré- mité, soit un peu en ligne courbe à l'angle suturai. Ces insectes sont généralement remarquables par l'élégance de leur pa- rure. Les uns, sur leurs étuis de velours jaune, portent des points ou des bandes d'ébène; plusieurs, sur un fond obscur, montrent des sortes de signes hiéroglyphiques, des lignes courbes ou tlexueuses, des chevrons ou des croissants d'argent; les autres, sur leur corps de jais, semblent cha- marrés de galons d'or comme nos hommes de cour. Les goûts de ces gracieuses créatures sont en harmonie avec leur beauté. C'est aux fleurs que la plupart vont demander la nourriture qui leur est nécessaire. Elles volent des ombelles du panais aux corymbes de la mille- feuille, ou cherchent quelquefois sur d'autres plantes souvent plus humbles les sucs emmiellés dont elles sont avides. Leui's pieds longs et déliés, appro- priés à leur genre de vie, sont des indices de leur légèreté. Dans les jour- nées chaudes surtout, leur agilité désole souvent la main prête à les saisir. Les Clytaires se répartissent dans les genres suivants : cÉRAMBYCiNs. — Plagiotiotus. i3T En ovale, transversal, d'un tiers au moins plus large que long; souvent aussi large que les élylres. Antennes s-élacées, épaisses, offrant une par- tie de leurs articles avancés en espèce de courte épine ou de dent à l'un des côtés de leur extrémité antérieure. PlagùitwSus. Élytres non chargées de gibbosités. Clytus. Klylres chargées chacune, près de la base, dune gibbosilé Juxta- suturale. Anaglyplus. Genre Plagionotus, Plagionote ; Mulsant. Mulsant. Kalynotus, lionsic. \> 7(. — Plagionolus, Rectifie, etaddit. a la Monogr. des Longicornes, 1*42. Caractères. Antennes épaisses à la base, graduellement amincies vers lem' extrémité ; à peine aussi longuement prolongées que le corps chez le çf , offrant les troisième à dixième ou cinquième à dixième articles avancés en espèce de courte dent ou petite épine à l'un des côtés de leur extrémité an- térieure ; à troisième article le plus long : le quatrième un peu moins grand que le cinquième. Fro7it non chargé de lignes élevées longitudinales, mais transversalement et obtusément saillant entre les antennes. Yeux presque aussi avancés sur le front au côté interne de leur seconde moitié que le côté interne de la base des antennes. Prothorax en ovale transversal, d'un tiers au moins plus large que long ; souvent aussi large que les élytres. Ecusson plus large que long; arrondi postérieurement. Elytres débor- dant la base du prothorax du tiers au moins de la largeur de chacune ; sen- siblement rétrécies d'avant en arrière. Prostermwi séparant les hanches, élargi postérieurement. Mésosternum parallèle, assez large ; échancré ou subarrondi postérieurement. Pieds assez robustes. Cuisses antérieures en massue : les postérieures grêles et arquées à la base, graduellement épais- sies ensuite jusqu'au delà de la moitié de leur longueur; à peine aussi Ion - guemc it prolongées que le ventre. Corps allongé ; médiocrement convexe, M. Chevrolat a dit {Anri. de la Soc. entom. de Fr., 4" série, t. I (1862),, p. 378) : « M. Thomson a établi le genre Clytus sur un type américain , parce que cette espèce est en tête des espèces décrites dans le Systema eleu- fheratorum. Fabricius, créateur du genre Clytus, a levé la difficulté sur ce point, en donnant les caractères anatomiques du Clytus arcuatus. Dès lors, le genre Plagionotus, Mulsant, disparaît et vient en synonyme. » Malgré l'éclat jeté dans le siècle dernier par l'illustre professeur de Kiel, il serait injuste de méconnaître les titres des entomologistes d'un moin.s 138 tONGICORNES. grand renom. Le genre Clytus a été fondé par Laichaning, en 1784. Cet auteur, dans la première section de cette coupe, dans sa division A, plaça le Cl. arietis, et un autre Longicorne visiblement étranger à ce groupe, le Cerambyx alpinus, Linné. Le genre Clytus est resté longtemps sans être adopté par les autres naturalistes. En 1798, Schrank, dans sa Faunahoica, le restreignit dans des limites plus naturelles en élaguant le Cerambyx pré- cité. Et quelques années plus tard, en 1801, Fabricius l'admit entin dans son Systema eleutheratorimi, et depuis, son exemple a généralement été suivi par les autres écrivains sur cette partie de l'histoire naturelle. Le Leptura arietis de Linné semblerait donc le type du genre Clytus de Laicharting. Au reste, il ne faut pas attacher trop d'importance aux pré- tendues espèces typiques des anciens auteurs, car eux-mêmes n'ont pas eu l'intention de prendre pour type l'espèce qu'ils plaçaient à la tète d'une coupe générique. «. Prothorax aussi large que les élytres. 1. P. détritus; Linné. Noir ou brun, et parfois d'un brun fauve vers V extrémité des étuis. Antennes et pieds d'un fauve testacé. Prothorax paré de deux bandes transversales d'un duvet jaune pâle : la première en devant: la seconde vers la moitié de sa longueur. Elytres ornées chacune de cinq bandes transverses de duvet jaune : les deux antérieures, linéaires, grêles : la première près de la base ; la deuxième au tiers, raccourcie à ses extré- mités : les autres plus développées et couvrant parfois les deux cinquièmes posténeurs des étuis, séparées alors par deux bandes brunes raccourcies. Leptura detrita. Linn., Syst. nat. IQe éd. t. I. p. 399. 18. -- Id. 12e éd. t. I. p. 640. 30. Callidium detritum. Fabr., Syst. entom. p. 194. 31. — Id. Eiitom. syst. 1. 1.2. p. 33S. 72. — Oliv., Entom. t. IV. n» 70. p. 34. 47. pi. II. fig. 17. — Panz., Faun. gerni. XCIV. 5. Clytus détritus. Laichart., Tyr. ins. t. II. p. 99. 4. — F.^br., Syst. eleuth. t. II p. 3S0. 21. — ScHœNH., Syn. ins. t. III. p. 468. 31. — Gyllenh., Ins. suec. t. IV. p. 95. 2. — Laporte etGoRY, genre Clytus. p. 40. 49. pi. VIII. fig. 49. — Steph., Man. p. 276. 2137. — L. Redtenb., Faun. austr. 2^ éd. p. 8S1. Platynotus (et plus récemment Plagionotus) détritus. MuLS., Longic. p. 72. 1. Long. O-^jOlSÔ à 0'n,0168 (6 1. à 71. 1/2). — Larg. O^jOG^S àO^jOGSO (2 à 21 1/2). Corps allongé ; médiocrement convexe. Tête noire, parfois d'un fauve cÉRAMBYCiNs. — PlagioTiotus. 139 testacé ; poinlillée ; garnie d'un duvet jaune dans l'échancrure des yeux et parée de deux bandes de même couleur : l'une au bord antérieur du front : l'autre après les yeux, et bordant le côté extérieur de ces organes jusqu'à leur partie antérieure. Epistome, labre et partie de la bouche, moins l'extré- mité des mâchoires, d'un roux testacé. Antennes prolongées presque aussi longuement que le corps (cr") ou jusqu'aux deux tiers ou un peu plus ( $ ); presque glabres; d'un roux testacé. Prothorax en ovale transversal; tron- qué presque en ligne droite et étroitement rebordé en devant et à la base ; dilaté et arrondi sur les côtés ; convexe ; finement chagriné ; garni d'un duvet brun ou brun fauve assez serré ; orné de deux bandes transversales d'un duvet jaune : la première au bord antérieur : la deuxième vers la moitié de sa longuem% se liant à ses extrémités avec celles de la première. Éciisson en demi-cercle ; moins d'une fois plus large que long ; brun mar- ron ; pubescent. Elytres trois fois aussi longues que le prothorax ; graduel- lement et sensiblement rétrécies vers leur extrémité; rétrécies en ligne courbe à leur partie postéro-externe et plus faiblement à l'angle suturai ; obtusément tronquées entre ces points à l'extrémité ; médiocrement convexes ; à rebord marginal d'un roux flave ; brunes ou d'un brun marron, souvent d'une teinte moins foncée ou ferrugineuse sur la partie antérieure de la suture et postérieurement ; garnies d'un duvet concolore soyeux et serré ; parées chacune de cinq bandes d'un duvet jaune pâle : la première, trans- versale, grêle, linéaire, située près de la base, presque liée à une tache marginale : la deuxième, située aux deux septièmes de leur longueur, trans- versale , linéaire , étendue du cinquième interne au sixième externe de la largeur : les trois autres transversales : la troisième, aux quatre septièmes de leur longueur, formant, avec sa pareille, une bande commune en angle très-ouvert et dirigé en avant sur la suture : la quatrième, aux deux tiers : la dernière , apicale : ces bandes, plus développées et parfois couvrant les trois septièmes postérieurs des élytres, en offrant alors sur chacune de celles- ci deux bandes brunes, raccourcies à chacune de leurs extrémités : ces bandes brunes représentant les intervalles qui, dans l'état normal, servent à séparer les bandes jaunes. Dessous du corps noir ou brun; pointillé; paré d'un duvet flave sur la seconde moitié des postépisternums et d'une tache analogue accolée à celle-ci sur le postpectus. Ventre bordé de duvet jaune au bord postérieur de tous ses arceaux : la bordure du premier rôtrécie dans son miUeu : celle des autres couvrant presque entièrement chaque arceau. Pieds d'un roux testacé. Cuisses postérieures ciliées en dessous : les antérieures souvent en massue obscure. 140 LONGICORNES. Cette espèce se trouve principalement dans les zones tempérées ou du nord de la France. On la rencontre en Bourgogne, et moins rarement dans les environs de Paris. Elle a été prise une seule fois dans nos montagnes lyonnaises par M. Poudras. Sa larve vit dans le chêne. 2. P. arcuatus; Linné. Noir. Antennes et pieds dhmroux testacé. Prothorax paré de trois bandes tranversales d'un duvet jaune. Écusson jaune. Elytres ornées chacune de deux points, d'une ligne subhumérale de trois bandes transversales arquées et d'une bordure apicale, d'un duvet jaune : les points formant avec Vécusson une croix transversale. Leptura arcuata. Linné, Syst. nat. 10« édit. t. I. p. 399. 19. — Id. 12e édit. t. I. p. 640.21. CalUdium arcuatum. Fabr., Syst. entom. p. 192. 26. — Id. Syst. entom. t. I. 2. p. 333. 64. — Herbst, Arch. p. 97. 13. pi. XXVI. fig. 4. — Ouv., Entom. t. I^^ no78. p. 35. 48. pi. UI. fig. 16. 6. — Panz., Faun. gerni. IV. 14. Chjtus arcuatus. Laichart., Tyr. ins. t. II. p. 95. 3. — Fabr., Syst. eleuth. t. II. p. 347. 1. — ScHOENii., Syn. ins. t. III. p. 462. 12. — Gillenh., Ins. suec. t. IV. p. 06. 3. — Ratzeb., forstins. t. I. p. 340. pi. XVII. fig. S. — Lâporte et Gory, Genre Clylus. p. 42. 82. pi. IX. 52. — Steph., Man. p. 276. 2156. — Redtenb., Faun. aust. p. 851. —Rouget, Catal. 1595. Pkttynotus (plus récemment Plagîonotus) arcuatus. Muls., Longic. p. 73. 2. Long. O'",0090 à 0",0180 (4 1. à 81.). — Larg. 0'",0033 à 0™,005G (1 l. 1/2 à 2 1.1/2). Corps allongé ; médiocrement convexe. Tête tineraent et densement ponc- tuée; noire ; souvent un peu poudrée de duvet jaunâtre sur le front ; garnie d'un duvet jaune dans l'écliancrure des yeux, et parée de deux bandes do même couleur : l'une au bord antérieur du front : l'autre après les yeux : cette dernière bordant le côté extérieur de ces organes presque jusqu'à leur partie antérieure. Epistome, labre et palpes d'un roux fauve ou testacé. Antennes un peu moins longues que le corps (cj") ou à peine prolongées au delà des trois cinquièmes de celui-ci (V); d'un roux testacé (cf) ou d'un roux tlave ($). Prothorax en ovale transversal; tronqué presque en ligne droite et très-étroitement rebordé en devant et à sa base;. dilaté et arrondi sur les côtés; convexe; tinement chagriné; garni d'un duvet noir lr(«-court ; orné de trois bandes transversales d'un duvet jaune, savoir : en cÉRAMBYCiNs. — Plagionotus. 141 (levant, au milieu et à la base : l'antérieure, entière : les deux autres inter- rompues dans leur milieu. Ecusson une fois plus large que long; arrondi postérieurement ; revêtu d'un duvet jaune. Êlytres trois fois aussi longues que le prothorax ; graduellement un peu rétrécies vers leur extrémité ; rétrécies en ligne courbe à leur partie postéro-externe et plus faiblement à l'angle suturai ; obtusément tronquées ou subarrondies entre ces points à l'extrémité ; médiocrement convexes ; noires ; garnies d'un duvet court et soyeux ; ornées, sous l'épaule, le long du bord externe, d'une ligne ou courte bordure d'un duvet jaune ; parées chacune de deux points, de trois bandes arquées en devant et d'une bordure apicale d'un duvet jaune : la première tache ponctiforrae sur la fossette humérale : la deuxième près de la suture, au huitième de leur longueur : ces points formant avec l'écusson une croix transversale : lapremière bande, au tiers ou aux deux cinquièmes, raccourcie à ses deux extrémités, paraissant terminée par un renflement ponctiforme à son côté interne : les deuxième et troisième il peu près transversales, con- tiguës à leur pareille sur la suture : la deuxième aux trois cinquièmes : la troisième aux quatre cinquièmes : la bordure apicale remotitant un peu le long de la suture. Dessous du corps noir; pubescent; marqué, près des hanches de devant, d'un point de duvet jaune situé sur le repli prothora- cique ; d'un autre point jaune près des hanches intermédiaires; poudré de poils jaunes surlepostpectus. Ventre paré d'une bordure de poils jaunes au bord postérieur des quatre premiers arceaux et souvent du cinquième. Pieds d'un roux flave chez les Ç , d'un roux testacé chez les (f . Cuisses anté- rieures parfois toutes rembrunies ou noirâtres dans leur milieu. Cette espèce est commune dans toute la France. On la trouve sur les fleurs, sur les bois de chênes vivants ou morts, et souvent dans les chantiers. Sa larve vit dans le chêne. Voyez Newman, Entom. Magaz., t. I, p. 212, et t. IV, p. 222. — Ratzeb., loc. cit., p. 240. — Chapuis etC^NDÈzE, Catal., p. 244, pi. VIII, tîg. 7. — GouREAU, Ann. de la Soc. entom., t. II, p. 176. A ce genre se rattache l'espèce suivante : ZJ P. «peeloBMSî Adams. Noi/r. Antennes et pieds d'un roux testacé. Prothorax presque en ovale transversal plus étroit que les élytres ; paré de deux bandes transversales : la première en devant : la deuxième arqiiée en arrière, et ordinairement avec le rebord basilaire^ d'un duvet jaune. Ecusson jaune. Elytres ornées chacune d'une courte bordure subhumérale, d'une tache basilairejuxtà-scuteUaire, de deux bandes, d'une tache ou bande 142 lONGICORNES. raccourcie oblique, et d'une bordure apicole, d'un duvet jaune : la première bande, naissant vers les deux septièmes externes et remontant presque à angle droit le long de la suture : la deuxième, vers la moitié, transversale : la tache tantôt semi-circulaire, tantôt arquée. Callidium speciosum. Adams, Mém. de la Soc. imp. de Mosc. t. V (18i7). p. 309. — MANNERH.,Bullet. de Mosc. (1838). p. 73. Clytus Bobelayei. Brullé, Expéd. se. de Morée. p. 2S3. 480. pi, XLIII. fig. 12. — Laporte etGoRY, Genre Clytus. p. 48. 53. pi. IX. fig. 53. Var. a. Rebord basilaire du prothorax non revêtu de duvet jaune. Tache semi-circulaire des élytres en forme de bande arquée, transverse, oblique, raccourcie à ses deux extrémités : extrémité des cuisses noire. Clytus siculus. Laporte et Gory, Genre Clytus. p. 45. 54. pi. K. fig. 54. A cette espèce se rapporte sans doute encore les Cl. scalaris, Brullé, loc. cit., p. 254, 483. — Lap. et Gory, loc. cit., p. 47, 58, pi. IX, fig. 5, chez lequel la tache basilaire est en ovale transversal au lieu d'être subar- rondie, et la tache semi-orbiculaire est convertie en une bande transversale. Genre Clyttis , Clyte ; Laicharting. Laicharting. Tyr. insect., t. IF (I78i), p, 88. Caractères. Antennes de forme et de longueur variables; plus renflées vers l'extrémité, chez quelques-uns; filiformes, chez d'autres; sétacées, chez un petit nombre; tantôt moins longues ou à peine aussi longues que la moitié du corps, tantôt aussi longuement prolongées que lui. Yeux moins avancés sur le front au côté interne de leur seconde moitié, que le côté interne de la base des antennes. Prothorax subglobuleux ou oblong ; tronqué en devant et à la base ; arrondi ou subarrondi sur les côtés ; moins large que les élylres aux épaules. Elytres débordant la base du prolhorax d'un tiers de la largeur de chacune ; subparallèles ou un peu rétrécies d'avant en arrière, le plus souvent obliquement tronquées à l'extrémité. Prosternum séparant les han- ches. Mésosternum subparallèle ou rétréci d'avant en arrière, séparant les hanches. Cuisses postérieures ordinairement grêles et un peu arquées à la base, plus ou moins épaissies ensuite jusqu'au delà de la moitié de leur longueur. Tarses à premier article à peu près aussi long ou plus long que tous les suivants réunis. Corps allongé ; subcylindrique. CÉRAMBYCINS. CfytUS. 143 Les coupes suivantes rendront peut-être plus facile la détermination des espèces : o Neuvième article des antennes visiblement moins long que le quatrième. 6 Antennes subépineuses ou terminées en pointe au moins à l'un des côtés de leurs articles intermédiaires (sous-genre Echinocerus). bb Antennes peu ou point sensiblement subépineuses à leur extrémité antérieure. c Front chargé de deux lignes élevées convergeant en devant vers le milieu de la suture frontale (sous genre Xylotrechus, Chevrolat). ce Front non chargé de deux lignes élevées. d Episternums du postpectus parallèles ; deux fois et demie à trois fois aussi longs que larges (sous-genre Clytus) . dd Episternums du postpectus étroits, un peu larges vers leur extrémité, quatre fois aussi longs' que larges (sous-genre Anthoboscus, Chevrolat). aa Neuvième article des antennes aussi long que le quatrième (sous-genre Isotomus). A. Neuvième article des antennes visiblement moins long que le quatrième. Antennes subépineuses ou terminées en pointe , au moins à l'un des côtés de leur extré- mité antérieure (sous-genre Echinocerus) . 1. C floralis; P.^llas. Noir. Dix derniers articles des antennes, jam- bes, tarses et parfois partie des cuisses d'un roux fauve ou testacé. Protho- rax paré de deux bandes transversales d'un duvet flave, couvrant la majeure partie de sa surface : la première en devant : la deuxième arquée en arrière ^ rapprochée de la base. Ecusson flave. Êlytres ornées d'une tache basilaire transverse, d'une tache subhumérale, de trois bandes, et d'une bordure api- cale d'un duvet flave : la première bande au quart, subtransversale, avancée à son angle antéro-interne : la deuxième transversale vers la moitié, plus développée à ses angles antéro-externe et postéro-interne : la troisième oblique, subtransversale, vers les trois quarts de leur longueur. Cerambyx floralis. Pallas, Iter. t. II. p. 274. 63. — Id. Trad. franc. (1789). t. U. p. 540. 28. Leptura arcuata. ScHRANK, Enum. p. 164. Callidium fasciatum. Herbst., Arch. p. 98. pi. XXVI. fig. 17. Clytus aulicus. Laichart., Tyr. ins. t. II. p. 103. Callidium florale. Oliv., Encycl. méth. t. V (1790). p. 263. 63. — Id. Entom. t. I^'. no 70. p. 47. 64. pi. V. fig. 33. — Fabr., Entom. syst. t. 1.2. p. 332. — Panz., Faun. germ. LXX. 16. tèût LONfilCOllNKS. Ctylusfloralis. FaBr., Syst. eleuth. t. II. p. 34G. — Schoenh., Syn. ins. t. III. p. 460. 5. — MoLS., Longic. p. 74. 1. — Laporte et Gory, genre Clytus. p. 47. pi. X. fig. 86. — L. Redtenb., Faun. austr. 2" éd. p. 852. Long. O^'jOOQO à 0'",0123 (41. à 5 1. 1/2). — Larg. 0«,0022 à O-jOOSS (1 1. à 1 1. 1/2). Corps allongé; subcylindrique. Tête noire ; finement ponctuée ; hérissée de poils cendrés et garnie d'un duvet jaunâtre ou flave cendré sur le front jusqu'au niveau du bord postérieur des yeux ; glabre et finement granulée postérieurement ; transversalement saillante entre les antennes ; croisée entre celles-ci d'une ligne à peine prolongée jusqu'au vertex. Épistome , labre et palpes d'un roux fauve. Antennes prolongées jusqu'aux deux tiers ou trois quarts de la longueur du corps (çf), plus courtes (?) ; filiformes ; d'un roux fauve ou testacé , avec le premier article noir ou obscur : le dernier appendice et aussi long que le troisième (cr"). Prothorax tronqué et étroi- tement rebordé en devant et à la base ; subarrondi sur les côtés ; convexe ; un peu plus large que long ; finement ponctué ; hérissé de poils cendrés ; noir ; paré de deux larges bandes transversales d'un duvet jaune verdâtre : la première, couvrant le premier tiers de sa longueur : la deuxième, arquée en arrière, liée à la précédente à ses extrémités, couvrant souvent les côtés de sa base : ces bandes jaunes séparées par une bande noire plus étroite que la jaune. Écusson une fois plus large que long, obtusément arrondi postérieurement ; recouvert d'un duvet jaune cendré. Êlytres faiblement plus larges que le prothorax dans son diamètre transversal le plus grand ; trois fois ou trois fois et quart aussi longues que lui ; subparallèles ou fai- blement rétrécies d'avant en arrière ; arrondies ou subarrondies chacune à l'extrémité ; convexes ; hérissées vers la base de poils cendrés ; revêtues d'un court duvet soyeux ; noires ; parées chacune d'une tache basilaire juxtà- scutellaire, d'une tache subhumérale, de trois bandes transverses ou trans- versales et d'une tache ou bordure apicale d'un duvet d'un flave verdâtre ou d'un flave blanchâtre : la tache basilaire , en forme de bande courte , couvrant la base, depuis l'écusson jusque près du calus humerai : la tache humérale, en forme de bordure marginale à peine prolongée jusqu'au hui- tième de leur longueur : la première bande, située vers le quart de leur longueur, subtransversale, très-voisine de la suture et avancée jusqu'au cinquième ou sixième antérieur à son angle ântéro-interne, non étendue jusqu'au bord externe , et offrant souvent près de celui-ci une sorte de point isolé d'elle, échancrée en arc à son bord postérienr : la deuxième, cÉR\MBVc!i>is. — Clyius. 147 plus développée, transversale, étendue depuis le rebord suturai jusqu'au marginal, anguleusemenl avancée à son angle antéro-externc et prolongée en arrière à son angle postéro-interne : la troisième, située vers les trois quarts de leur longueur, obliquement transverse, avancée d'arrière en avant de dehors en dedans, et n'arrivant ni à la suture ni au bord externe : la bordure apicale plus avancée sur la suture (]ue sur lebord externe. Pygiclium garni d'un duvet flave verdâtre. Dessous du corps noir, presque entière- ment garni d'un duvet iîave verdàtre. Pieds grêles; pubcscents. Cuisses d'an rouge brun, ou souvent obscures ou noirâtres : les postérieures moins lon- guement prolongées que lé. ventre. Jambes et tarses d'un rou\ testacé : tarses jjostérieurs à premier article plus long que tous les suivants réunis. Pros- ternum très-étroit, un peu élargi postérieurement. Mésosternum assez large, un peu rétréci d'avant en arrière. Cette espèce habite diverses provinces de la France, surtout les parties méridionales. On la trouve dans les environs de Lyon , principalement sur les fleurs de VEuphoriia gerardiania. Obs. Elle présente parfois des variations, surtout chez les individus étrangers à la France. Var. *. Bandes jaunes plus larges, rendant par là les bandes noires plus étroites. Clyius (loruUs. Gebler, Bull, de Mosc. (1848). p. 39îj. Var. /S Deux dernières bandes noires très-grêles, à peine marquées. Clytus fioralis. Gebler, loc. cit. B. Neuvième article des antennes visiblement moins long que le quatrième. Antennes non subépineuses ; subfilifornies ; prolongées à peine jusqu'aux deux liers du corps, chez le f/', plus courtes, chez la J . l'ront charge de deux lignes élevées convergeant en devant vers le milieu de la suture, l^rothorax à peine aussi long que large, offi'ant vers les deux tiers de ses cotes sa plus grande largeur. Mcsosternum large et parallèle. Épisternums du postpectus deux ou trois l'ois aussi longs que larges (Sous-genre Xylotrechus, Che- vrolat). X Postépisternums rétrécis d'avant en arrière, à peine une fois plus longs que larges. 2. C. lieiatiss; Linné. Noir sur la tête et le prothorax, souvent moins obscur sur les élytres. Front chargé de deux lignes élevées. Prothorax paré de quatre bandes longitudinales d'un duvet roux jaunâtre .• les internes rac- courcies ou réduites à deux points. Elytres parsemées de mouchetures ato- miques, de cinq taches ponctiformes, et, vers les deux tiers, d'une bande 10 148 LONGICORINES. très-arquée^ cVun duvet roux jaunâtre ou testacé .■ les taches situées ■■ une, attenante à Vécusson ■ deux sur le disque, au sixième : une au tiers du vordexterne : une juxtà-suturale, vers la moitié de leur longueur. CerambyxUciatus. Linn., Syst. nat. 12^ éd. t. I. p. G36. 78. CaUidittm fiafniense. Fabr., Syst. ent. p. 190. IS. — Id. Syst. eleuth. t. II. p. 343. SJ). Callidimn confiisum. Herest, Arch. p. 98. 18. pi. XXVI. fig. 18. Cemmbyx longipcs, de Yillers. C. Linné, Entom. t. I. p. 2S6. 101. pi. I. fig. 29. CalUdium liciatmn. Oliv., Entom. t. TV. n° 70. p. 33. 45. pi. III. fig. 3S. «. b. (mauvaise). — Panz., m Naturforsch . t. XXIV. p. 28. 38. pi. I. fig. 38. Clytus liciatus. Schoenh., Syn. ins. t. III. p. 461. 10. — Gyllenh., t. IV. p. 93. 1. — MuLS., Longic. p. 78. 4. — Laporte et Gory, Genre Clytus. p. 36. 45. pi. VIII. fig. 45. — WuiTE, Catal. p. 260. 53. — Rouget, Catal. 1596. Clytus rusticus. L. Redtenb., Faun. aust. 2^ éd. p. 853. Etat normal. Prothorax noir ; paré de quatre bandes longitudinales d'un duvet roux jaunâtre ou d'un roux pâle : les deux internes, séparées sur la ligne médiane par un espace plus grand que leur diamètre transversal, naissant après le rebord antérieur, prolongées presque jusqu'aux trois quarts de sa longueur , presque interrompues vers la moitié de la longueur et comme terminées par une tache ponctiforme : les deux latérales plus larges, moins régulières, prolongées jusqu'au rebord basilaire. Êhjtres ordinaire- ment d'un brun noir ou brunes, parsemées de mouchetures atomiques d'un duvet d'un roux jaunâtre ou roux testacé, plus nombreuses le long de la suture, et souvent vers l'extrémité où elles constituent une sorte' de bordure apicale ; ornées chacune de cinq taches ponctiformes et d'une bande transver- salement arquée, formées d'un duvet semblable : la première tache, souvent peu nettement dessinée, attenant à la partie postéro-externe de l'écusson : les deuxième et troisième liées entre elles en devant, situées sur le disque vers le sixième de leur longueur : la quatrième, voisine du bord externe, un peu après le tiers de leur longueur : la cinquième, voisine de la suture, vers le milieu de leur longueur : la bande, arquée en devant, située vers les deux tiers, terminée au côté externe par une tache ponctiforme, liée au bord externe vers les trois quarts de leur longueur. Variation de couleur. Les élytres ordinairement d'un brun noir ou brunes, oiïi'ant, suivant le développement de la matière colorante, toutes les transitions de teintes entie ces couleurs et le fauve ou fauve testacé. La couleur du duvet varie du roux jaunâtre au blanc roussâtre. Variation de dessin. Quelquefois les deux bandes internes du prothorax sont nette- cÉRAMBYCiNs. — Clyhis. 149 ment interrompues ou réduites même à deux taches ponctiformes et les bandes externes en partie effacées. Les élytres montrent parfois les deux premières taches peu distinctes ; les deuxième et troisième séparées ; la cinquième quelquefois liée à une sorte de ligne formée par des poils et remontant le long de la suture jusque près de la première tache ; la bande arquée est, chez plusieurs, isolée de la tache ponctiforme qui la termine au côté externe; l'espèce de bordure suturale est, chez plusieurs, presque nulle. Enfin la dispa- rition du duvet rend le dessin plus ou moins difficile à reconnaître. D faut rapporter à l'une de ces dernières variations la Lepturarustica. LiNN., Syst. nat. IQeéd. t.I. p. 398. IS. — Id. 12e éd. 1. 1. p. 639. 17. Corps allongé ; subcylindrique. Tête noire ; chargée sur le milieu du front de deux lignes saillantes, convergentes vers la suture frontale, prolongée jusqu'au niveau de la partie postérieure des yeux ; couverte sur tout le reste de la surface d'un duvet d'un roux flave, ou parfois d'un blanc flavescent ou roussâtre ; souvent en partie épilée ; offrant derrière chaque œil un espace suborbiculaire un peu déprimé ; suture frontale en demi-cercle dirigé en •arrière. Epistome, labre et mandibules, noirs. Palpes bruns ou fauves. An^ tenues à peine prolongées jusqu'à la moitié de la longueur du corps chez le cf , plus courtes chez la Ç ; filiformes ; noires ; revêtues d'un duvet cendré ; à troisième article le plus long : les quatrième et cinquième presque égaux. Prothorax tronqué et étroitement rebordé en devant et à la base ; subarrondi sur les côtés, offrant, vers les trois cinquièmes de ceux-ci, sa plus grande largeur, et rétréci ensuite en courbe rentrante; convexe; rugueusement ponctué; coloré et peint comme il a été dit. Ecusson en demi-cercle, une fois plus large que long ; noir, à pubescence brune, souvent mouchetée. Ehjtres un peu plus larges aux épaules que le prothorax dans son diamètre transversal le plus grand ; trois fois ou trois fois et demie aussi longues que lui ; graduellement et médiocrement rétrécies vers l'extrémité ; rétrécies en ligne courbe à leur partie postéro-externe, obliquement tronquées chacune de dehors en dedans à leur extrémité, peu ou point émoussées à l'angle suturai ; médiocrement convexes en dessus, convexement déclives sur les côtés ; colorées et peintes comme il a été dit. Dessous du corps et pieds or- dinairement noirs, parfois bruns ou même fauves, parsemés de poils d'un roux testacé ou cendrés. Postépisternum ordinairement paré d'un arc longi- tudinal arqué en dedans et formé de poils plus serrés. Cuisses minces à la base, renflées ensuite en massue allongée : les postérieures moins longue- ment prolongées que l'extrémité du ventre. Premier article des tarses pos' térieurs plus long que tous les suivants réunis. Cette espèce est commune dans toute la France. On la trouve sur les 150 LONCICORJNES. peupliers morts sur pied ou abattus. Sa larve vit dans cette sorte d'arbre Ohs. C'est bien là le Cer. lidatus décrit par Linné ; mais l'insecte existant dans la collection de l'illustre auteur est une autre espèce placée sans doute par une main étrangère. XA Postépisterniims parallèles, doux fois et demie à trois fois aussi longs que larges. 3. C. £tE*vâcoIa; Olivier. Noir, avec la base des élytrcs ordinaire- ment testacée. Prothorax paré d'une bo7'dîire antérieure interrompue et de deux taches basilaires en triangle, formées d'un duvet jaune. Elytres ornées chacune de trois bandes et d'une bordure apicale, d'un duvet jaune : la première bande, transverse, au sixième, plus raccourcie au côté interne : la deuxième, aux trois septièmes, arquée en arrière et remontant le long de la s^iture jusqu'à Vécusson : la troisième, aux deux tiers , formant avec sa pareille un arc transversal. Callidium arvkola. Oliv., Entom. t. IV. 11° 70. p. 29. 38. pi. VII. fig. 82. — Panz., Faun. germ. CXIII. U. CJytus arvicola.. Laforte etGoRY, Monog. p. Ij4. C3. pi. XI. fig. 03. — Muls., Longic. p. 77. 3. — L. Redtenb., Faun. austr. 2<: édit. p. 8[J2. — AVinTE,Catal. p. 207. 77. Long. 0'",ieus; Panzer. Noir. Antennes et pieds, moins la massue des cuisses, d'un roux orangé. Prothorax paré de deux points basilaires et d'une bande antérieure, largeme?it interrompue, d'un duvet jaune. Ecusson aussi long que large, en partie jaune. Elytres testacées à la base; ornées chacune d'une ligne courte oblique, transverse, et de trois bandes d'un duvet jaune : la ligne, vers le quart, sur le disque .* la première bande, nais- sant vers le tiers du bord externe, arquée en arriére et remontant le long de la suture jusque près de l'écusson ■■ la deuxième, avec sa pareille, arquée en devant : la troisième, située avec l'extrémité, arquée en sens opposé, et parfois unie sur la suture avec la deuxième. Clytus tropicus. Panz., Faun. germ. CXV. 3. — Sch.^effer, Icon. pi. XXXVIIL 7. — MuLS., Longic. p. 7S. 2. — L. Redtenb., Faun. aust. 2^ éd. p. 8S2. Clytus mucronatus. Laporte et Gory, Genre Clytus. p. S2. 61. pi. X. Gl. — White, Catal. p. 260. 76. — Rouget, Catal. 1597. Clylus Kelchii. Bach, Kaeferfaun. t. III. 1. p. 19. 6. Var. a. Elytres d'une couleur foncière uniforme, c'est-à-dire non testa- cées à la base. Long. O-^jOlOO à 0'",0146 (4 1. 1/2 à 61. 1/2). — Larg. 0™,0022 à 0"',0026 (U. à 11. 1/5). Corps allongé; médiocrement convexe. Tête noire ; finement chagrinée ; ornée d'une bande de duvet jaune, de chaque côté du front, depuis la suture frontale jusqu'à l'échancrure des yeux ; parée d'un duvet semblable dans cette échancrure et d'un point de même nature derrière la base des an- cÉRAMBYCiNs. — Clytus. 157 tenues ; rayée entre celle-ci d'une ligne longitudinale peu profonde. Palpes testa ces. Antennes prolongées à peine jusqu'aux deux tiers (cf) ou à peine au delà de la moitié ( 9 ) de la longueur du corps ; d'un roux orangé ou orangées; filiformes; subciliées en dessous, près de la base. Prothorax étroitement rebordé en devant et à la base ; un peu arqué à son bord anté- rieur, tronqué au postérieur ; subarrondi sur les côtés, un peu plus rétréci en arrière ; convexe ; noir ; finement chagriné ; garni d'un duvet concolore très-court ; paré, en devant, d'une bande transversale de duvet jaune large- ment interrompue dans son milieu, et graduellement plus développée de dehors en dedans ; orné, à la base, de deux taches ponctiformes de duvet jaune, extérieurement prolongées en une courte bordure. Ecussonan moins aussi long que large ; presque en demi-cercle un peu rétréci postérieure- ment ; noir à la base, en majeure partie revêtu ensuite d'un duvet jaune. Ebjtres un peu plus larges aux épaules que le prothorax dans son diamètre transversal le plus grand ; trois fois et demie aussi longues que lui ; pres- que parallèles ; arrondies chacune à l'extrémité ; à fossette humérale assez profonde ; subconvexes ; noires, garnies d'un duvet concolore très-court ; marquées à la base, de chaque côté de l'écusson, d'une tache d'un roux fauve, ou testacé, ou parfois avec la base d'une teinte analogue presque jus- qu'au sixième de leur longueur ; parées chacune d'une courte ligne oblique- ment transverse et de trois bandes, d'un duvet jaune : la ligne, située sur le disque, au quart environ de sa longueur, couvrant le tiers submédiaire de la largeur, dirigée d'avant en arrière, de dehors en dedans : la première bande, naissant vers le tiers du bord externe, arquée en arrière jusqu'aux trois septièmes de leur longueur sur le milieu de l'étui, et remontant, en s'amincissant , le long de la suture , souvent jusque près de l'écusson : la deuxième bande, moins grêle de dehors en dedans, constituant avec sa pareille une bande commune, n'atteignant pas tout à fait le bord externe, située aux trois cinquièmes, ou un peu plus, à la suture, et après les deux tiers, vers le bord externe : la troisième, située avant l'extrémité, arquée en arrière, c'est-à-dire en sens opposé de la précédente, parfois avancée le long de la suture jusqu'à celle-ci , et constituant alors avec elle un ovale obliquement transversal, ouvert ou incomplet du côté extérieur. Dessous du corps noir ou brun ; rugueux sur l'antépectus, assez fortement ponctué sur le postpectus, plus légèrement sur le ventre; faiblement pubescent ; paré d'un point de duvet jaune sur le repli prothoracique, près des hanches de devant ; orné d'un point semblable près des hanches intermédiaires et sur la partie antérieure du mésosternum. Ventre paré, au bord postérieur des 158 L0.NGIC0R>12S. quatre premiers arceaux, d'une bordure de duvet ilavo, moins développoe de deliors en dedans, et souvent interrompue dans son milieu. Pieds grêles ; pubcscents ; d'un roux orangé : massue des cuisses ordinairement noire ou noirâtre, au moins sur son milieu. Cuisses postérieures moins longuement prolongées que le ventn?. Tarses à premier article au moins aussi long ou plus long que tous les suivants réunis. Prosternum assez étroit et subpa- rallèle entre les hanches; ù peine prolongé jusqu'à l'extrémité de celles-ci. Mésosternum large, parallèle et bilobé postérieurement. Cette espèce se trouve dans les environs de Paris et dans divers autres parties de la France. I! n'a pas été, je crois, rencontré dans les environs de Lyon. €'. ct^pt'a; Germar. .\o/r. Antennes, jambes et tarses d'un roux tei^tacé. Prothorax bordé de duvet jaune en devant et à la base : la bordure basi- taire interrompue. Ecussonflavc ; plus long que large. Elylres ornées cha- cune d'une ligne, d'un point, d'une courte bordure marginale, de deux bandes et d'une bordure apicale, d'un duvet flave : la ligne, naissant de l'écusson, arquée en arrière, et terminée par un point isolé d'elle, un peu avuîit le cinquième externe : la bordure marginale, du cinquième au deux cinquièmes : la bande antérieure, naissant vers le cinquième de la suture, arquée en arrière et dirigée vers les deux cinquièmes du bord externe; la deuxième bande, formant, avec sa pareille, une bande trans- versale un peu arquée en devant, aux sept dixièmes de la suture, aux trois quarts du bord externe. Postépisternums marqués postérieurement d'une tache flave. Ciillidium {Cliftus] rupra. (iERMAU, Spec. ins. p. ;J18. 693. CUjlascapra. Gkbler, Ledeboiir'sRcisc. p. 182.— Id. Bullet. de Mosc. (I8i8). p. 393. 3. — L.iPORTE et GoRY, Genre Clytiis. p. 61. 71. pi. XII. fig. 71. — White, Catal. l.ongic.). p. 269. 88. Clijlxssibb'icus. (Deje.vn). Gâtai. (1837;. p. 356. Long. 0'",0112 (.5 1.). — Larg. 0'",0026 (1 1. 1/3). — Patrie : la Sibérie. Obs. Celte espèce habiterait aussi la Bavière, suivant M. le D"" Gemmin- ger, si elle n'a pas été confondue avec le C. Pihanmi. Elle se dislingue de ce dernier par sa taille moins petite ; par son corps hérissé de poils cendrés peu épais ; par sa tête parée d'une bande de duvet jaune, de chaque côté du front ; par les bordures antérieure et postérieure /Ju prolhorax unies sur les côlés; par son écusson en triangle au moins aussi CRRATfïBYCINS, ClijlllS. 159 long que large ; par ses (Mytres arrondies ou subarrontlics ohacunc à l'exlré- mité, et d'un dessin ditïerent; par ses postépisternums marqués seulement d'une tache ou ligne occupant le tiers submédiaire de leur longueur, presque liée à son bord postérieur et non avancée jusqu'fi la moitié de sa longueur. C crassicoriiis % Reiche. Noir. Base des antennes, jambes et tarses testacés. Antennes courtes et très-renflées vers V extrémité. Prothorax paré en devant d'une bordure grêle de duvet jaune. Ecusson jaune postérieure- ment. Elytres obtusément tronquées ou sabarrondies à Vextrémité; parées chacune d'un point, de deux bundes et d'une bordure apicale, d'un duvet jaune : le point, situé après le calus humerai : la première bande, naissant vers le cinquième de la suture qu'elle suit jusqu'au tiers, obliquement trans- versale et remontant près du bord externe jusqu'au niveau du point : la deuxième bande, transversale, située vers les deux tiers. Postépisternums marqués d'un point de duvet jaune vers leur extrémité. Cli/tt(s crasi^icorm's: REiCtiE, Ann. de la Soc. entoni. de Fr. 3= série, t. VIU. (1860), p. 734. Long. 0"\0102 à O-njOl^S (4 1. 3/5 à 5 1. 1/2). — Larg. O-^jOÛSQ à 0™,0042 (1 1. 1/3 à 1 1. 5/6). Corps allongé; subcylindrique. Tête noire; hérissée de poils d'un. blanc sale ; marquée sur sa partie postérieure de points confluents assez gros ; parée, de chaque côté du front , d'une bande de duvet jaune, prolongée depuis la suture frontale jusqu'à la base des antennes. Antennes prolongées jusqu'au sixième environ des élytres ; grêles et d'un roux testacé sur les deuxième à quatrième articles, noires et sensiblement renflées sur les cinquième k onzième. Prothorax plus large que long ; tronqué en devant et à la base ; à peine rebordé en devant, plus distinctement rebordé à la base ; élargi sur les côtés d'avant en arrière et en ligne peu courbe jus- qu'aux trois cinquièmes ou presque aux deux tiers de ceux-ci, rétréci en ligne courbe ou subarrondi postérieurement; noir, garni d'un duvet court et concolore ; hérissé de poils d'un blanc sale, clairsemés; paré, en devant, d'une bordure grêle de duvet jaune. Ecusson presque en demi-cercle ; noir en devant, revêtu d'un duvet jaune sur la moitié postérieure. Elytres h peine plus larges que le prolhorax dans son diamètre transversal le plus grand ; trois fois aussi longues que lui ; subarrondies ou obtusément et peu obliquement tronquées chacune à l'extrémité ; en ligne courbe, ou sub- arrondies i\ leur partie postéro - externe , émoussées à l'angle suturai ; 160 LO^GICORNES. noires ; garnies d'un duvet court et concolore ; hérissées en devant de poils d'un blanc sale, clairsemés; parées chacune d'un point et de trois bandes de duvet jaune : le point, petit, rétréci d'avant en arrière, situé après le calus humerai , vers le huitième ou septième de la longueur : la bande antérieure, naissant au cinquième de la longueur, près de la suture qu'elle suit jusqu'au tiers, un peu obliquement Iransverse à partir de ce point et dirigée vers le bord externe , le long duquel elle remonte jusqu'au niveau du bord postérieur du point jaune précité : cette bande , arquée en arrière à son bord antérieur, en ligne plus faiblement arquée en sens contraire et un peu sinuée à son bord postérieur : la deuxième bande , située vers les deux tiers de la longueur, transversale, un peu arquée en devant à son bord antérieur, plus développée près de la suture que vers le bord externe. Dessoîis du corps noir ; garni d'un duvet court et concolore ; marqué d'un point de duvet jaune, sur le repli prothoracique, près des hanches de devant. Postépisternums marqués d'un point semblable vers leur extrémité postérieure. Ventre poudré de duvet jaune, avec les quatre premiers arceaux bordés postérieurement d'une larg'e bande de duvet jaune plus épais : ces bandes rétrécies dans leur milieu : le cinquième étroitement bordé. Pieds hérissés de poils d'un blanc cendré ; roux ou d'un roux testacé : cuisses antérieures noires : les intermédiaires noires sur la massue : les postérieures d'un roux obscur ou noirâtre, sur la massue. Patrie : la Sicile. Découvert par M. Bellier de la Chavignerie. Cette espèce a de l'analogit; avec les Cl. lama et arietis. Elle s'éloigne de tous les deux par le front paré plus distinctement d'une bordure jaune de chaque côté ; par ses antennes plus courtes et plus épaissies à partir du cinquième article ; par son prothorax plus globuleux, offrant plus posté- rieurement sa plus grande largeur; par ses élytres subarrondies postérieu- rement, marquées d'un point jaune subhuméral et manquant de la ligne transverse subbasilaire ; par la forme de la première bande ; par la tache ponctiforme jaune de ses postépisternums ; par son ventre poudré de jaune et muni de bandes de duvet plus larges. 7. C. lama; Mulsant. Noir. Dix derniers articles des antennes, jambes et tarses d'un fauve testacé. Prothorax paré en devant et à la base d'une bordure très-grêle de duvet jaune. Elytres ornées chacune d'une ligne trans- versalement oblique, de deux bandes et d'une bordure apicale, d'un duvet jaune : la ligne, au dixième de la longueur à son côté externe, au huitième à l'interne, couvrant au moins le tiers submédiaire de la largeur ; la pre- CÉRAMBYCOS. ClyiUS. 16 1 mière bande, naissant vers les deux cmquièînes du bord externe, arquée en arrière et remontant vers le cinquième de la suture : la deuxième, trans- versale, un peu courbée en devant à son extrémité externe. Pygidium noir. Postéyisternums couverts de duvet jaune sur plus de leur moitié postérieure. Clytus lama. MuLS., Mém. de l'Acad. des se. de Lyon. t. II. (sciences). (18S0). p. 621 . — Id. Opusc. t. XI. p. 110. Clytus Llama. White. Catal. (Longic). p. 286. Long. 0™,0078 à O-^^OIOO (3 1. 1/2 à 4 1. 1/2). — Larg. 0"',0022 à 0«>,0033 (1 1. à 1 1. 1/2). Corps allongé ou suballongé; subcylindrique. Tête noire ; finement cha- grinée sur le front, plus grossièrement ponctuée sur le vertex ; hérissée de poils d'un cendré flavescent. Front plan : étroitement rebordé sur les côtés depuis la suture frontale jusqu'à l'échancrure des yeux. Palpes fauves ou obscurs. Antennes à peine prolongées au delà de la moitié de la longueur du corps (cf), subfiliformes dans leur iiremière moitié, plus épaisses dans la seconde ; fauves ou d'un fauve testacé ; avec le premier article souvent obscur en dessous ; à troisième article le plus long. Prothorax tronqué ou à peine arqué et étroitement rebordé à son bord antérieur ; tronqué et étroitement rebordé à la base ; arrondi sur les côtés ; offrant vers le milieu de ceux-ci sa plus grande largeur, brièvement subparallèîe près de la base ; convexe ; chagriné ou ridé ; hérissé de poils cendrés peu serrés ; noir, paré de deux bandes transversales grêles ou linéaires, d'un duvet citron : l'une, après le rebord antérieur : l'autre, en devant du rebord basilaire, souvent interrompue dans son milieu, un peu raccourcie à ses extrémités. Ecussoji en demi-cercle une fois plus large que long ; noir à la base, revêtu d'un duvet citron sur sa seconde moitié. Elytres un peu plus larges que le pro- thorax dans son diamètre transversal le plus grand; près de trois fois aussi longues que lui ; subparallèles ; en ligne courbe à leur partie postéro- externe, un peu moins à l'angle suturai , un peu obliquement tronquées de dehors en dedans à l'extrémité ; médiocrement convexes sur le dos, con- vexement déclives sur les côtés ; finement chagrinées à la base, plus dis- tinctement à l'extrémité ; garnies d'un duvet très-court et soyeux ; hérissées à la base d'un duvet cendré clairsemé ; noires, ornées chacune d'une ligne transverse un peu oblique, de deux bandes et d'une bordure apicale, d'un jaune citron : la ligne, située au neuvième ou dixième de leur longueur, un J62 LOiNGICORNES. peu obliqucmcnl (lingV^e en arrière de deboi'S en dedans, étendue du quart inlerne aux deux tiers externes ou un peu plus : la première bande, grêle, naissant près du bord externe, vers les deux cinquièmes de leur longueur, arquée en arrière en remontant vers la suture, jusqu'au cinquième antérieur de celle-ci : la deuxième bande, située aux cinq septièmes de leur longueur, formant, avec sa pareille, une bande transversale un peu arquée en devant, n'atteignant pas tout à fait le bord externe , plus développée à la suture qu'à chacune de ses extrémités externes, un peu recourbée en devant de celles-ci : la bordure apicale, servant de bordia-c à la troncature. Pyrjidiiini noir, fauve à l'extrémité ; garni d'un duvet concolore. Dessous dit corps noir ; ponctué, ruguleux sur la poitrine • hérissé de poils tlavesccnts; géné- ralement sans tache jaune sur le repli prothoracique, près des hanches de devant ; marqué d'une tache d'un duvet citron près des hanches intermé- diaires, et sur un peu plus de la seconde moitié des postépisternums, et d'une bordure de môme couleur au bord postérieur du postpectus : les posté- pisternums deux fois et demie aussi longs que larges. Ventre paré d'une bordure d'un jaune citron, peu épaisse, au bord de chacun de ses arceaux. Pieds grêles; allongés. Cuisses antérieures et intermédiaires en massue : les postérieures grêles à |la base, en massue allongée postérieurement , plus longuement prolongées que le ventre : les antérieures presque entièrement noirâtres : les autres noirâtres, avec la base d'un roux fauve ou d'un rouge fauve. Jambes et tarses d'un roux fauve : premier article des tarses pos- térieurs plus long que tous les suivants réunis. Mésosternum un peu rétréci d'avant en arrière, subarrondi et revêtu de duvet jaune à l'extrémité. Cette espèce se trouve sur les montagnes alpines ou subalpines. Elle a été prise par M. Gacogne, à Chamounix, par MM. de Kiesenwetter et de Gonthard, sur le Mont-Rose; par M. Foudras, sur le Mont-Pilat. Obs. Elle a beaucoup d'analogie avec le Cl. arietis; elle s'en distingue par son corps un peu moins long et un peu plus large ; par les bandes jaunes du prothorax plus grêles ; par la basilaire interrompue dans son milieu; par son écusson jaune seulement sur sa seconde moitié; par la ligne jaune subbasilaire transverse, oblique ; par la seconde bande un peu recourbée en devant â son extrémité externe, au lieu de l'être en arrière; par le repli prothoracique sans tache ponctiforme de duvet jaune ; par le pygidium non recouvert de duvet jaune; par les postépisternums revêtus de semblable duvet sur un ])eu plus de la moitié postérieure ; par le mésos- ternum un peu rétréci d'avant en arrière, subarrondi â l'extrémité et revêtu de duvet jaune vers son extrémité. CÉRAMBTCINS. ClytUS. 161 8. C. arletis ; Linné. Noir; base des antennes Jambes ^ tarses, et souvent partie des cuisses d'un fauve ou d'un roux testacé. Prothorax paré en devant et à la base d'une bordure de duvet jaune : la basilaire ordinairement in- teirompue. Elytres ornées chacune d'une ligne transverse, de deux bandes et d'une bordure apicole de duvet jaune . la ligne, située au huitième, cou- vrant la moitié médiaire de la largeur: la première bande, naissant vers les deux cinquièmes du bord externe, arquée en arrière et remontant vers les deux septièmes de la suturée : la deuxième, transversale, un peu courbée en arrière à son extrémité externe. Pygidium et moins de la seconde moitié des pcstépisternums, couverts d'un duvet jaune. Leptura arietis. Linn., Syst. nat. 10* éd. t. I. p. 399. 20. — Id. 12* éd. 1. I. p. 464. 13. Cerambyx quadrifasciatus . De Geer, Mém. t. V. p. 81. 18. Callidium arietis. Herbst., Arch. p. 97. 14. pi. XXVI. fig. 1S. — Panz., Faun. germ. IV. 13. — Ouv,, Entom. t. IV. n" 70. p. 36. 40. pi. U. fig. 20. Cly tus arietis. Laichart., Tyr. ins. t. II. p. 92. 2. — Schoenh., Syn. ins. t. III. p. 464. 13. — Gyllenh., Ins. suec. t. IV. p. 93. 1. Muls., Longic. p. 78. 4. — Laporte et GoRY, genre Clytus. p. S8. pi. XI. fig. 68. — L. Redtenb., Faun. aiistr. 2« éd. p. 8S2. — White, Catal. p. 268. 83. — Rouget, Catal. 1S99. Callidium gazella. Fabr., Entom. syst. 1. 1. 2. p. 333. 64. Clytus gazella. FABiR.,Sysl. eleulh. t. II. p. 348. 10. Long. 0™,0100 à O^jOlSS (4 1. 1/2 à 6 1.). — Larg. O^.OOSô à 0»,0033 (1 \. 1/8 à 1 1. 1/2). Corps allongé ; subcylindrique Tête noire ; finernsnt chagrinée; hérissée de poils cendrés ou flavcscenls peu nombreux. Front plan ; rebordé sur les côtés, depuis la suture frontale jusqu'à l'échancrure des yeux ; souvent garni , près de ceux-ci, d'un duvet cendré peu serré. Palpes d'un fauve testacé. Antennes à peine prolongées au delà de la moitié de la longueur du corps (es'); subfiUformes sur leur première moitié, plus épaisses sur la seconde ; d'un roux fauve ou d'un roux testacé sur les deuxième à troi- sième ou cinquième articles, obscures ou noirâtres sur les autres : le troi- sième le plus long. Prothorax tronqué et à peine rebordé en devant; tron- qué et relevé en rebord à sa base; arrondi sur les côt5s, un peu plus étroit postérieurement ; moins long que large; convexe; finement chagriné ; noir, garni d'un duvet concolore, clairsemé et peu apparent ; paré en devant d'une bordure transversale d'un duvet jaune ; orné d'une bordure basilaire 11 162 LONGIC ORNES. semblable, souvent interrompue dans son milieu. Ecusson aussi large que long; en triangle à côtés curvilignes ou presque en demi-cercle; revêtu d'un duvet jaune. Elytres un peu plus larges que le prothorax dans son diamètre transversal le plus grand ; trois fois aussi longues que lui ; subpa- rallèles ; rétrécies en ligne courbe à leur partie postéi o-externe et à l'angle suturai, un peu obliquement tronquées à l'extrémité entre ces deux points ; médiocrement convexes ; chagrinées à la base, très-fmement à partir du quart de leur longueur; garnies d'un duvet court et soyeux ; hérissées à la base de poils testacés ou cendrés peu nombreux ; noires, ornées chacune d'une ligne transverse, de deux bandes et d'une bordure apicale, d'un duvet jaune : la ligne, située au huitième de la longueur, étendue du quart in- terne au cinquième externe de la largeur : la première bande, naissant près du bord externe, aux irois septièmes de leur longueur, courbée vers la suture, le long de laquelle elle remonte jusqu'au tiers ou deux septièmes de leur longueur ; la deuxième, tranversale, aux cinq septièmes de leur longueur, formant, avec sa pareille, une bande transversale un peu arquée en devant, plus développée près de la suture qu'à chacune de ses extrémités externes, sensiblement courbée en arrière à celles-ci : la bordure apicale, servant de bordure à la troncature. Pygidium revêtu de duvet jaune. Des- sous du corps noir; ponctué; ruguleux; hérissé de poils flaves; paré de diverses taches d'un duvet jaune , savoir : un point sur le repli prothora- cique, près des hanches de devant ; une tache près des hanches intermé- diaires, et une autre couvrant moins de la moitié postérieure des postépis- ternums : ceux-ci parallèles, deux fois et demie aussi longs que larges : bord postérieur des quatre premiers arceaux du ventre parés d'une bordure de duvet jaune. Pieds d'un roux fauve ou teslacé. Cuisses postérieures plus longuement prolongées que le ventre : les antérieures, et souvent les sui- vantes, en majeure partie obscures ou noirâtres. Mésosternum parallèle, bilobé postérieurement. Cette espèce est commune dans toute la France; pendant l'été on la trouve sur les ombelles, sur les bois, sur les haies. Ohs. Les bandes ou taches de duvet jaune passent parfois au blanc flave. M. Dupont m'a communiqué, dans le temps, une variété singulière trou- vée à Versailles par M. Bourdillon , offrant l'espace compris entre la troi- sième bande et l'apicale entièrement jaune , moins une tache sur la suture en forme de cœur renversé, et une autre plus petite, triangulaire, attenant au bord antérieur, noire. Cette variété (C. Bourdilloni, Dupont. — Muls., Clytus arietis, var. B, Long. p. 81) a été retrouvée à Dijon par M. Saint-Père. CÉRAMBYCINS. CtyHlS. 163 La larve de cette espèce vit dans les jeunes tiges et dans les branches de divers arbres, entre autres du chêne, du pommier, du mûrier, du syco- more, du merisier à grappes. (Voy. Perris, Atm. de la Soc. entom. de Fr., 2* série, t. V (1847), p. 547, pi. IX, XI, fîg. 1 à 4.) 9. C rliamiii ; Germar. Noir. Antemies, jambes, tarses, et souvent partie des cuisses cVun fauve testacé. Protliorax paré en devant et à la base d'une bordure de duvet jaune : la basilaire plus grêle ou interrompue dans son milieu. Ehjtres ornées chacune d'un point accentiforme, obliquement transverse, de deux bandes et d'une bordure apicale grêle, d'un duvet jaune ou blanchâtre : le point, situé au huitième, couvrant le tiers médiaire de leur longueur : la première bande, naissant vers les deux cinquièmes du bord externe, arquée en arrière, et remontant vers le cinquième de la suture : la deuxième, transversale, courbée en arrière à son extrémité externe. Extrémité du pijgidium garni de duvet flavescent. Postépisternums presque entièrement couverts d'un duvet jaune. Clyttis rhamni. Germar, Reisen. Dalmat. p. 223. 227. — White, Catal. (Longicorn.). p. 270. 90. Clytus gazella. MuLS., Long. p. 82. 7. — Laporte et Gory, Genre Clytus. p. 62. 72. pi. Xn. fig. 72. — KusTER, Kaef. Eiir. X. 9. — White, Catal. p. 270. 90. — Rou- get, Catal. 1601. Var. a. Corps hérissé de poils. Pieds fauves, avec les cuisses postérieures obscures vers l'extrémité. Callidium {Clytus) temesiense (KotiAR) . Germar, Spec. p. 519. 694? Long. O'-.OOe? à 0"»,0090 (3 1. à 4 1.). — Larg. 0'»,0017 à 0",0022 (3/4 à 1 ].). Il est presque semblable au précédent, dont il a été d'abord regardé, par plusieurs, comme une simple variété ; mais il constitue une véritable es- pèce. 11 est toujours plus petit : les individus les plus grands égalent à peine ceux de la moindre taille du Cl. arietis. Il s'éloigne, d'ailleurs, de ce dernier par ses antennes entièrement d'un roux fauve, ou rarement mélan- gées d'obscur ; par la ligne subbasilaire des élylres réduite à un point obli- quement transverse, d'avant en arrière, de dehors en dedans, et couvrant à peine le tiers submédiaire de la largeur de l'étui, au lieu d'être transverse et moins court; par les bandes plus grêles et ordinairement d'un jaune plus pâle; par l'extrémité seulement du pygidium garni , et peu densem^nt. de 164 LONGICORWES. poils d'un blanc tlavescent, au lieu d'être revêtu d'un duvet jaune; par les pjostépisternums revêtus d'un duvet flave, au moins sur les trois quarts pos- lérieurs de leur longueur, au lieu de l'être sur moins de la moitié. Cette espèce est commune dans la plupart des provinces de la France. On la trouve, dans l'été, sur les haies et sur les fleurs. Sexgiittatus ; Lucas. Prothorax obtusément arrondi sur les côtés; couvert d'un duvet cendré ; marqué, sur son milieu, d'une bande transver- sale obscure ou dénudée. Tête et élytres noires : la première , garnie d'un duvet cendré : les secondes, ornées chacune de deux bandes et d'une bor- dure apicale moins développée, d'un duvet blanc : la première bande, cou- vrant du sixième au tiers de sa longueur, et du sixième interne au bord externe : la deuxième, située aux trois cinquièmes, transversale, à peine arquée en devant. Ecusson blanc. Antennes d'un rouge testacé. Pieds d'un rouge fauve. Cuisses noires. Clytus sexguttatus. Lucas, Expl, se. de l'Algérie, p. 493. 1304. pi. XLII. fig. 2. Long. O-^.OOOO fi 0™,0123 (4- 1. à 5 1. 1/2). — Larg. 0'»,0022 (1. I.). Corps snbcylindriqufi. Antennes prolongéos jusqu'aux trois cinquièmes de la longu<'ur du corps. Prothorax un peu plus long que larg(> ; tronqué et étroitement rebordé en avant et à la base; obliquement arrondi sur les côtés ; d'un rouge brun, marqué, vers le milieu de sa longueur ou un peu avant, d'une bande obscure ou dénudée. Ecusson en triangle à côtés curvi- lignes, plus large que long; revêtu d'un duvet cendré Elytres deux fois et quart aussi longues que le prothor^x ; obliquement et obtusément tron- quées chacune à l'extrémité ; noires garnies d'un duvet soy(;ux concolore; onées chacune de deux bandes et d'une bordure apicale de duvet blanc ; la première bande, en forme de tache, arrondie à son côié interne, et pro- longée depuis le sixii-me de sa largeur jusqu'au bord interne, en se mon- trant moins développée de dedans en dehors : la deuxième, transversale, un peu arquée à son bord antérieur. Dessous du corps pubescent ; noir; paré d'une tache blanche près des hanches intermédiaires. Postépisternums revê- tus d'un duvet blanc presque jusqu'à leur partie antérieure. Quatre pre- miers arceaux du ventre postérieurement bordés de blanc. Patrie : l'Algérie. / J, C. nigripes; Brullé. Subcylindrique; pubescent. Tête, ou seulement partie postérieure du front, antennes et prothorax d'un rouge testacé.- CÉRAMBYCINS. CWtUS. 165 jambes et tarses dJun rouge brunâtre. Elytres brunes, ornées chacune (Tune tache fonctiforme, basilaire, de deux bandes et d'une bordure apicole, de duvet blanc cendré •■ la première bande, naissant après Vécusson, arquée en arrière et dirigée vers le quart du bord externe : la deuxième, transver- sale, située aux trois cinquièmes de leur longueur. Clytus nigripes. Brullé, Expéd. se. de Morée. p. 23S. 488. pi. XL[iï. fig. 11. — Laporte el GoRY, genre Clytus. p. 68. 78. pi. XIII. fig. 78. — Kuster, Kaef. Eur. XV. 75. — White, Catal. (Long.) p. 271. 94. Long. O^jOOSe à O^jOOTS (5 1. 1/^2 à 3 1. 1/4). — Larg. O-'jOOlT à O-'jOOSO (3/4 à 1 1.). Corps allongo; îinbcylindnqno. Tête fincmpnt ponctuée; tantôt entière- ment d'un rouge tcslacé avec un bandeau nuir sur sa partie postérieure, tantôt noirâtre avec la seconde moilié du front roug(>âlre ; rayée d'une ligne longitudinale entre los antennes. i4«/i'tt«(^s filiformes , d'un rouge testacé ou brunâtre; garnies d'un duvet cendré. Prothorax oblong; râpeux ou rugueux en dessus; d'un rouge testacé ou brunâtre ; pubesccnt. Ecusson près d'une fuis plus large que long; obtusénient arrondi postérieurement; noir ; garni de poils cendrés. Elytres deux fois et demie aussi longues que le prothorax; obliquement tronquées de dehors en dedans, d'arrière en avant à leur exlréniiié, avec l'angle postéro-cxterne vif, prononcé, ou un peu prolongé en [xjinie ; coi.vexes ; ponctuées ou comme tineuient squam- mulées; brunes; garnies d'un duvet courte: gribâlre; ornées chacune d'une tache poncliforme, de deux bandes et d'une bordure apicale de duvet cen- dré : la tache, située à la base, vers le milieu de l'élytre, parfois peu appa- rente ou obsolète : la première bande, naissant près de l'écusson, arquée en arrière et dirigée vers le quart antéricu'^ du bord externe : la deuxième bande, transversale, située aux trois cinquièmes de leur longueur. Dessous du corps noir ou brun ; pubescent , marqué d'une tache de duvet blanc près des hanches du milieu. Postépisternums revêtus de duvet blanc ou cendré presque jusqu'à leur partie antérieure. Pieds d'un rouge fauve ou brunâtre, avec les cuisses noirâtres ou obscures. Patrie : la Grèce. D. Neuvième article des antennes visiblement moins long que le quatrième. Antennes à peine prolongées jusqu'aux deux tiers de la longueur du corps, chez les ç^, plus cour- tes, chez les ? ; subtilifoimes, ordinairement subcomprimées dans leur seconde moilié, et souvent avec la tendance des arliolcs ii sp montrer subépineux h leur extrémité ex- 166 LONGICORNES. terne. Front non chargé de lignes élevées. Prothorax plus long que large; généralement oblong. Episternums du postpectus un peu élargis d'avant en arrière, quatre fois aussi longs que larges (Sous-genre Anthoboscus, Chevrolat). ^ 10. C trif astciatiis ; Fabricius. Prothorax subglobideux ; d'un rouge rosat, garni d'un duvet cendré, laissant transversalement sur le milieu une bande presque dénudée plus foncée. Ecusson blanc sale. Elytres noires, revêtues d'un duvet soyeux concolore, ornées chacune d'une tache, de deux bandes et d'une bordure apicale, d'un blanc sale : la tache, basilaire et juxtà-scutellaire : la première bande, naissant vers le quart du bord ex- terne, transversale d'abord, piiis remontant vers la suture jusqu'à l'écusson : la deuxième bande, transversale, située vers les trois cinquièmes de leur longueur. Calliditim Irifascialum. Fabr., Spec. ins. t. I. p. 244. 42. — Id. Syst. eleuth. t. II. p. 3bl.24. — Rossi, Faun. etr. t. ï. p. 138. 392. — Ouv., Entom. t. IV. n» 70. p. 52. 70. Clytus trifasciatus. Fabr., Syst. eleuth. t. II. p. 351 . 24. — Muls., Longic. p. 87. 12. — Laporte et GoRY, Genre Clytus. p. 63. fig. 73. pi. XII. 73. — White, Catalogue. p. 270. 91. —Rouget, Catal. 1002. Var. «. Tête, antennes, prothorax, pieds et dessous du corps {moins les taches ou bandes blanches) d'un rouge rosat. Fond des élytres parfois moins obscur. Clytus ferrugineus (L. Dufour). Muls., loc. c. Chjtus trifasciatus, var. A. Var. /S. Bandes de duvet blanc sale ou cendré des élytres plus dévelop- pées, faisant paraître les étuis présentant cette couleur foncière, avec trois bandes noires, dont la première en anneau incomplet. Clytus agyptiacus. Y Am., Syst. eleuth. t. II. p. 352. 31? Long. 0"',0078 à 0">, 01 23 (3 1. 1/2 à 5 1. 1/2). — Larg. 0'",0017 à 0^,0028 (3/41. à 11. 1/4)- Corps allongé; subcylindri(iue; pubescent. Tète noire; finement ponc- tuée; garnie, et principalement sur la partie antérieure, d'un duvet cendré médiocrement épais; rayée, entre les antennes, d'une ligne parfois prolon- gée jusqu'au vertex. Antennes à peine prolongées jusqu'aux trois cinquiè- mes de la longueur du corps; subtiliformes , subcomprimées dans leur seconde moitié, avec les articles subépineux à leur extrémité externe ; d'un cËRAMBYCos. — Clytus. 167 brun rouge ou d'un rouge brun, avec le premier article ordinairement obscur ; garnies d'un court duvet cendré. Prothorax tronqué et étroitement rebordé en devant et à la base; un peu plus long que large; subarrondi sur les côtés ; convexe ; finement ponctué ou très-finement chagriné ; d'un rouge rosat ou brunâtre ; revêtu d'un duvet cendré , laissant le milieu transversalement sensiblement plus dénudé, sous la forme d'une bande d'un rouge brun plus obscur, surtout à chacune de ses extrémités où elle semble souvent se terminer par une tache subarrondie. Ecusson en demi- cercle, une fois plus large que long ; revêtu d'un duvet cendré. Elytres aussi larges que le prothorax dans son diamètre transversal le plus grand ; deux fois et demie ou un peu plus aussi longues que lui ; faiblement rétrécies jusqu'aux sept huitièmes de leur longueur, puis rétrécies en ligne assez courbe jusqu'à l'extrémité; obliquement tronquées de dehors en dedans à celle-ci, depuis la moitié de leur largeur jusqu'à l'angle suturai, ou parais- sant souvent subarrondies chacune à l'extrémité; convexes; noires; revê- tues d'un duvet épais, soyeux et concolore; parées chacune d'une tache juxtà-scutelldire , de deux bandes et d'une bordure apicale, d'un duvet blanc sale ou cendré, parfois d'un blanc légèrement flavescent : la tache, en ovale transversal, liée à la base et à l'écusson , prolongée jusqu'à la fossette humérale, souvent dentée à son bord postérieur : la première bande, naissant vers le quart du bord externe, ou un peu avant, transver- salement étendue jusqu'au tiers de sa largeur, où elle se courbe, en remon- tant le long de la suture jusqu'à l'écusson : la deuxième bande, située vers les trois cinquièmes, transversale, un peu arquée à son bord antérieur ; la bordure apicale au moins aussi développée que chacune des bandes. Des- sous du corps noir; revêtu d'un duvet brillant gris de plomb; avec une tache près des hanches intermédiaires ; les quatre cinquièmes postérieurs des postépisternums, le bord postérieur des postpectus et une bordure, au bord postérieur des quatre premiers arceaux du ventre, formés d'un duvet blanc : la bordure des arceaux, très-développée sur les côtés, et rétrécie dans son milieu. Pieds d'un rouge brun ou d'un brun rouge; pubescents. Premier article des tarses postérieurs un peu moins long que les suivants réunis. Prosternum étroit entre les hanches, élargi postérieurement. Mésos- ternum assez large, rétréci d'avant en arrière, tronqué à son extrémité. Cette espèce est principalement méridionale ; mais on la trouve dans les environs de Lyon, et même jusque dans la Bourgogne, dans les vallées bien exposées. Obs. Elle fait le passage des Clytus aux Anthobosciis ; elle a le prothorax 168 LONGICORNES. presque aussi coiirt que chez les premiers ; mais elle appartient aux seconds par son postépisternum élargi d'avant en arrière et quatre fois aussi long que large. J'ai vu, dans la collection de M. Pcrroud, sous le nom de Clytus confor- mis, Friwaldsky, des exemplaires ayant la tache basilaire des élytrcs plus réduite ou moins apparente ; mais qui se rattachent évidemment au Clytus trifasciatus . U.C. verbasci ; Linné. Noir; revêtu d'un duvet jaune un peu ver- dâtre, ou parfois cTun blanc cendré. Prothorax oblong ; paré sur son disque d'une bande transverse (9 ) ou de trois taches en rangée transverse {d")- Elytres obliquement ti'onquées à l'extrémité; ornées chacune, près de la base, d'un anneau incomplet, et , postérieurement, de deux bandes noires : Vanneau, formé, sur Vélijtre droite, d'an C, uni, en devant, à une ligne sur le calus : la première bande, vers la moitié anguleuse sur la suture, échan- crée à son bord antérieur : la deuxième, vers les quatre cinquièmes, un peu arquée en devant. Lepfura verbasci. Linné, Syst. nat. 12* édit. t. I. p. 640. 22. (,0100 à O-^jOU? (41. 1/2 à 6 1. 1/2). — Larg. 0'",00i8 à 0'",0026 (4/5 à 1 1. 1/5). Corps allongé; subcyUndrique. Tête noire; plus finement ponctuée sur CÉRAMBYCINS, CkjlllS. 171 le front que sur sa partie postérieure ; garnie d'un duvet d'un flave vcrdâ- tre; rayée, entre les antennes, d'une ligne souvent prolongée jusqu'au vertex. Antennes grêles; subfiliformes; un peu plus longues que la moitié du corps, surtout chez le a"; revêtues d'un court duvet d'un blanc cendré. Prothorax tronqué et étroitement rebordé en devant et à la base ; un peu plus étroit en devant qu'à celle-ci ; oblong , subarrondi sur les côtés ; con- vexe; noir, mais revêtu d'un duvet d'un tlave ou jaune pâle verdàtre; orné, sur son disque, d'une tache noire, suborbiculaire, ordinairement presque bilobée postérieurement ; paré, de chaque côté, d'un point noir, un peu plus anté- rieur. Ecusson en demi-cercle, une fois plus large que long ; revêtu d'un duvet flave verdàtre. Elytres deux fois et demie aussi longues que le pro" thorax; graduellement et faiblement rétrécies jusqu'aux cinq sixièmes de leur longueur, plus sensiblement rétrécies en ligne courbe à leur partie pos- téro-externe ; peu obliquement tronquées à l'extrémité, tantôt d'une manière très-obtuse, et paraissant alors presque subarrondies, tantôt, au contraire, plus ou moins sensiblement échancrées de manière à faire paraître l'angle postéro-externe , et moins sensiblement le suturai prolongé en petite dent ; médiocrement convexes sur le dos ; noires, mais revêtues, comme le protho- rax, d'un duvet d'un tlave ou jaune verdàtre ; ornées chacune de quatre taches noires, garnies, comme celles du prothorax, d'un duvet concolore : la pre- mière, en forme de parenthèse, arquée du côté interne, rapprochée de la base et de la suture, prolongée presque jusqu'au quart de la longueur: la deuxième, située sur le calus humerai, un peu plus antérieure, en forme de bande longitudinale, prolongée jusqu'au niveau des deux tiers de la pre- mière : la troisième, située, un peu avant la moitié de la longueur, sur le disque, dont elle occupe au moins les deux tiers submédiaires, subarron- die, ordinairement échancrée ou entaillée dans le milieu de son bord anté- rieur : la quatrième, située, un peu avant les trois quarts de la longueur, sur le disque, dont elle occupe au moins les trois quarts médiaires, subor- biculaire ou plus souvent élargie du côté externe. Dessous du corps noir, revêtu d'un duvet jaune, flave ou parfois cendré verdàtre, parsemé, sur le ventre, de petits points noirs. Pieds noirs, grêles, garnis d'un duvet cendré verdàtre. Prosternum subparallèle entre les hanches, un peu élargi après elles. Mésosternum un peu rétréci d'avant en arrière, échancré à l'extrémité. Cette espèce est généralement peu commune en France. On la trouve principalement dans les zones tempérées, dans les environs de Paris, en Bourgogne, en Dauphiné, etc., sur les tilleuls. Sa larve vit dans cette sorte d'arbre. 172 lONGICORNES. C Falflermanni ; (Dejean) Faldermann. Noir, revêtu d'un duve^ flave cendré. Prothorax oblong ; marqué, aprbs la moitié de sa longueur, d'une rangée transversale brune, arquée en arrière, formée de trois taches (V intermédiaire plus grosse, parfois divisée) parfois unies en une bande. Elytres parées chacune de six taches noires : la première, sur la fossette ■ la deuxième, sur les calus, parfois unie à la précédente en une lunule : la troisième, subarrondie, vers le quart : la quatrième, la plus grosse, subar- rondie, vers la moitié : la cinquième, vers les trois quarts : la sixième, plus petite, et un peu plus postérieure, entre la cinquième et le bord externe. Clytus Faldermanni. (Dejean) Catal. (1837). p. 3o7. — Faldermann, Faun. trans- cances. m nouv. Méni. de Mosc. t. V. (1837). p. 269. 483. pi. VIII. fig. 3. (La figure concoi de peu avec la description.) Long. 0",0081 à 0'»,0135 (3 1. 3/4 à 6 1 ). — Larg. 0'",0022 à O-'.OOSS (1 Là 1 1. 1/2). Corps allongé; siibcylindrique ; noir, mais revêtu d'un duvet flave cen- dré. Antennes brunes; prolongées jusqu'à la moitié des élylres. Prothorax oblong; subarrondi sur les côtés, un peu plus étroit en avant; paré, après la moitié de sa longueur, de trois taches brunes, constituant une rangée transversale arquée en arrière, ou parfois une bande par l'union de ces taches : la tache interméiliaire la plus grosse, et quelquefois divisée en deux. Elytres deux fois et demie aussi longues que le prothorax; oblique- ment tronquées à l'exlrémité; ornées chacune de six taches noires : la pre- mière, petite, sur la fosseUe hutnérale : la deuxième, petite, sur le calus, souvent unie à la précédente en forme de lunule : la troisième , subarron- die, étendue du sixième ou du cinquième interne aux deux tiers de la lar- geur, vers le quart de leur largeur ; la quatrième, la plus grosse, subar- rondie, étendue du septième interne aux deux tiers externes, vers la moitié de leur longueur, parfois interrompue ou suivie d'une petite tache plus exté- rieure : la cinquième, étendue du sixième aux trois cinquièmes de leur lon- gueur : la sixième, plus petite et un jDcu plus postérieure, entre la cin- quième et le bord externe. Dessous du corps rcvôtu d'un duvet cendré bleuâtre. Pieds revêtus d'un duvet assez clair, surtout sur les tibias et les tarses. Prostenium moins large. Mésosternum tronqué postérieurement. Patrie : la Perse occidentale. Obs. Les taches des elytres varient de développement. Quelquefois il y en CÉRAMBYCINS. ClytUS. 173 a une septième, peu apparente, vers le sixième de sa longueur, attenante au rebord externe. 13. C cinadripnnctn tns ; Fabricius. Noir, mais revêtu, en des- sus , d'un duvet jaune verdâtre , rarement glauque. Prothurax. oblong. Elytres ornées chacune de quatre points noirs : le premier, sur le calus : le deuxième, un peu plus postérieur, près de la suture : les troisième et qua- trième, sur le disque : le troisième, suborbiculaire ou en ligne transverse courte, vers la moitié : le quatrième, un peu après les trois quarts de la longueur. La Lepture velours jaune. Geoffr., Hist. abr. t. I. p. 211 . 8. Leptura villnsa. FouRCR. F.ntora. par. t. I. p. 80. 10. — De Villers. C. Linné, Entom. l. I. p. 272. 32. pi. I. fig. 31. Callidium sex-punctatum. Oi v., Entom. t. V. p. 264. 68 CalUdium quadripunctalum. Fabr., Entom. syst. t. I. 2. p. 337. 70. — Oliy., Ent. t. IV. no70. p. 41. S5. pi. II. fig. 19. — Panz., Faiin. gei-m. LXX. 10. Clytus quadripunctaius. Fabr., Entom. syst. t. II. p. 332. 20. — Schoenh., Syn. ins. t. in. p. 470. 41. — Curtis, Brit. enlom. t. V. pi. CXCiX. — Mui.s., Longic. p. 91. 15. — Laporte et Gory. Genre Clytiis. p. 79. 91. pi. XV. 51. — Steph., Man. p. 27G. 2158. — L. Hedtenb., Faim, ausir. 2^ éd. p. 852. — White, Catal. p. 276. 114. — Rouget, Catal. 1604. Var. X. Dessous du corps revêtu d'un duvet glauque ou cendré bleuâtre. Var. /3. Dessus et dessous du corps revêtus d'un duvet glauque ou bleu cendré. Clytus glaucus. Laporte et Gory, Genre Clytus. p. 81. pi. XV. fig. 93. Var. y. Offrant de plus que dans la variété /3 les élytres marquées des points noirs ordinaires, souvent de quelques autres taches produites par la dénudation. Callidium glaucum. Fabr., Spec. ins. 1. 1. p. 243. 41 ? — Oliv., Entom. t. IV. n<»70. p. 42. 56. pi. VI. fig. 68. Clytus glaucus. Fabr., Svst. eleuth. t. II. p. 361. 22? — Lucas, Explor. scient, de l'Alger, p. 493. 1302.pl. XLII. fig. 1. Clytus quadripundatus. Schoenh., Syn. ins. t. III. p. 470. 41 . var. *. Clytus griseus. Laporte et Gory, Genre Clytus. p. 80. 92 6is. pi. XV. fig. 92 bis. Long. O-.OIOO à 0'",0147 (4 1. 1/2 à 61. 1/2). — Larg. 0'°,0022 àO"\0033 (11. à 1 1. 1/2). 174 LONOICORKES. Corps allongé; subcylindrique. Tête noire, garnie d'un duvet cendré ou flave cendré ; tinement ponctuée sur le front; marquée, sur sa partie posté- rieure, de points assez gros ; rayée, entre les antennes, d'une ligne souvent prolongée jusqu'au vertex. Antennes grêles ; filiformes ; prolongées jusqu'à la moitié de la longueur du corps (9 ), ou un peu plus (cf). Prothorax tronqué et étroitement rebordé en devant et à la base ; un peu plus étroit en devant qu'à celle-ci ; oblong ; subarrondi sur les côtés ; convexe ; noir, mais revêtu d'un duvet jaune un peu verdàtre. Emsson en demi-cercle, une fois plus large que long; revêtu d'un duvet jaune vcrdàtre. Ehjtres deux fois et demie aussi longues que lui ; faiblement rétrécies d'avant en arrière, un peu obliquement tronquées ou plutôt échancrées à l'extrémité, avec l'angle postéro-externe ordinairement épineux ; convexes ; noires , mais revêtues d'un duvet jaune ou verdâtre; marquées chacune de quatre points noirs dénudés : les premier et deuxième, formant avec leurs pareils une rangée transversale arquée en arrière : le premier, petit, sur le calus hume- rai : le deuxième, un peu plus postérieur, rapproché de la suture : le troi- sième, vers la moitié de la longueur, situé sur le disque, ordinairement or- biculaire, et couvrant au moins le tiers médiaire de la largeur, quelquefois réduit à une ligne transverse : le quatrième, situé vers les trois quarts de la largeur ou un peu après, sur le disque, ordinairement plus petit que le troisième. Dessous du corps noir, garni d'un duvet flave verdâtre, ou plus ordinairement cendré, ou paraissant d'un cendré bleuâtre. Pieds noirs, revêtus d'un duvet cendré. Prosternum étroit entre les hanches, un peu élargi pos- térieurement à partir de la moitié de celles-ci. Mésosternum large, rétréci d'avant en arrière, tronqué à son extrémité. Cette espèce habite la plupart des provinces de la France. On la trouve parfois dans les maisons, sur le bois à brûler ; d'autres fois sur les arbres ou sur les fleurs. Sa larve vit dans le sycomore, le noyer, etc. Ohs. La couleur du duvet varie. Quelquefois il est glauque, ou d'un cen- dré bleuâtre, ou bleu cendré en dessous ; d'autrefois, il est entièrement de cette couleur. Souvent, alors, divers individus offrent des taches anormales par la dénudalion des élytres dans certains points. Cette espèce a été décrite, la première fois, par Geoffroy, qui, dans la phrase diagnostique, dit les élytres parées chacune de deux points noirs. Cette phrase fautive, reproduite par Fourcroy, de Villers et Rossi , est trop inexacte pour permettre d'adopter le nom de villosus donné par ces divers auteurs. Olivier, après avoir, dans Y Encyclopédie méthodique, désigné cette espèce sous le nom de Callidium bi-punctatum, a admis, dans son Ento- mologie, la dénomination plus juste imposée par Fabricius. CÉRAMBYCINS. — CtytUS. 175 14. V, plebejus ; Fabricius. Noir. Ecusson aussi large que long; revêtu dhin duvet cendré. Elytres épineuses à Vangle postéro-externe ; tronquées d'une manière un peu flexueuse à l'extrémité; ornées chacune, d'une tache ovalaire sur la fossette humérale, d'une tache ponctiforme vers le quart du bord marginal, d'une bordure scutellaire suivie d'une ligne obli- quement longitudinale et un peu arquée du côté interne, prolongée jus- qu'aux deux cinquièmes, d'une bande transversale, plus développée sur la suture et située aux trois cinquièmes, et d'une bordure apicale, d'un duvet cendré. Ceramhyx figuratus. Scopoli, Entom. carn. p. SS. 17G. Callidium plebejum. Fabr., Syst. entom. p. 193. 28. — Id. Entom. syst. 1. 1. 2. p. 334. 67. — Oliv., Encycl. méth. t. V. p. 266. 73. — Id. Entom. t. IV. no70. p. 49. 67. pi. VI. fig. 72. — Panz., Faiin. germ. LXXXII. 7. Clytus fimebris. Laicmrt., Tyr. ins. t. II. p. Hl. 8. Clytusplebejus. Fabr., Syst. eleiith. t. II. p. 349. IS. — Schoenh., Syn. ins. t. III. p. 466. 11. — Gyllenh., Ins. siiec. t. IV. p. 99. 6. — Muls., Longic. p. 83. 10. Laporte et GoRY, Genre Clytus. p. 99. 119. pl.XK. fig. 119. — Steph., Man. p. 27G. 2160. — L. Redtenb., Faun. aust. 2^ éd. p. 853. — White, Catal. (Longic). p. 282. 143. — Id. Catal. p. 282. 143. — Rouget, Catal. 1606. Long. 0'°,0078 à 0™,0112 (3 1. 1/2 à 5 1.). — Larg. O^jOOie à O-njOOae (3/4 à 1 1. 1/5). Corps allongé ; subcylindrique. Tête noire : chagrinée ou ruguleusement ponctuée sur le -vertex ; subverticale, planiuscule, finement ponctuée et garnie de duvet sur le front jusqu'à la base de santennes. Palpes d'un fauve obscur. Antennes prolongées jusqu'aux deux tiers ou trois quarts (cf") ou à peine aux trois cinquièmes ( 9 ) de la longueur du corps: filiformes; noires, garnies, vers l'extrémité, d'un duvet blanchâtre ; à quatrième et cinquième articles à peu près égaux et à peine moins longs que le troisième. Prothorax tronqué ou à peine arqué en sens opposé , et très-étroiiement rebordé en devant et à la base ; en ovale oblong, subarrondi sur les côtés : convexe ; noir ; chagriné ; garni d'un léger et court duvet ; hérissé de poils cendrés peu nombreux. Ecusson en triangle à côtés curvilignes , à peine plus large que long; noir; revêtu d'un duvet cendré. Elytres deux fois et demie aussi longues que le prothorax; subparallôles ; épineuses à leur angle postéro-externe : obliquement tronquées, et d'une manière un peu ilexueuse, de dehors en dedans, et d'arrière en avant ; émoussées à l'angle suturai; subconvexes; noires, revêtues d'un duvet brun soyeux; ornées / 176 LONGICORNES. chacune de deux taches ponctiformes, d'une hgne juxtà-suturale, d'une bande et d'une bordure apicale, d'un duvet cendré : la premiô"e tache, rap- prochée de la base, en ovaîe oblong, située sur la fossette humorale : la deuxième, subponcliforme, attenante au rebord marginal, un peu avant le quart de leur longueur: la ligm; juN.tà-sulurale, entourant l'écusson, pro- longée ensuite après colle-ci d'une manière obliquement longitudinale, et un peu arquée du côté interne, jusqu'à un peu plus du tiers de leur lon- gueur, où elle se termine, en se renflant un peu au milieu de leur largeur : la bande, constituant, avec sa pareille, une bande tranvcrsale située aux trois cinquièmes de leur longueur, et graduellement plus développée sur la suture : la bordure apicale couvrant le huitième de leur longueur. Dessous du corps noir; garni d'un duvet cendré; paré d'un tache de duvet blanc près des hanches intermédiaires. Posté pistermims presque entièrement couverts d'un duvet semblabh». Bord postérieur des quatre premiers arceaux du ventre orné d'une bordure d'un duvet pareil, interrompue dans son milieu. Pieds grêles ; noirs, garnis d'un duvet ce idré Premier article des tni'ses postérieurs aussi long que tous les suivants réunis. Cette espèce habite la plupart des provinces de la France. Elle n'est pas rare autour de Lyon, sur les haies, sur les fleurs de ronce et sur les fleurs en ombelle. Obs. Elle paraît avoir été décrite pour la première fois par Scopoli, mais d'une manier, pou roconnaissablc. Le Clytus latifasciatus, Fischer, Bulletin de Mosc. t. IV, 1833, p. 439, pi. VI, fig. 8, en est à poino une variété, comme l'avait remarqué le comte Mannerheim. {Ballet, de Mosc, 1838, p. 75.) ^ f',. C a«BgiisiB«oIlî§; MuLs.ANT. Noir. Prothorax oblong; chagriné, garni de duvet cendré et dhine bordure basilaire grêle et interrompue de duvet blanc. Ecusson blanc: Elytres épineuses à Vungle postéro-externe ; garnies d'un duvet concolore; ornées chacune d'un trait, d'une ligne arquée, d'un point, d'une bande, et d'une bordure apicale, de duvet blanc : le trait, courte naissant de la fossette humé raie: la Agne arquée, naissant après l'écusson, prolongée jusqu'aux deux septièmes de la longueur, et les deux cinquièmes internes de la largeur : le point, vers le quart du bord exteime ■■ la bande obliquement transverse, aux trois cinquièmes sur la suture, plus postérieurement vers le bord externe. Clytus angusticollis. Muls., Mém. de l'Acad. des se. de Lyon. t. I. p. 123. — Id. Opusc. t. U. p. 106. CÉRAMBYCINS. ClytUS. 177 Long. 0™,0090 (41.). — Larg. 0-",0022(i 1.). Patrie : la Galice. Communiquée par M. Gaubil, Obs. La ligne arquée commence généralement par un renflement et se termine également par un renflement. Cette espèce diffère du Clytus plebejiis par la ligne arquée des élytres isolée de l'écusson , et n'entourant pas cette petite pièce ; par le prothorax orné d'une bordure basilaire de duvet blanc, interrompue dans son milieu. Elle se distingue des Cl. PdleUai et massiliensis, par l'existence du trait naissant de la fossette. Elle s'éloigne de ces trois espèces par son prothorax plus allongé et plus étroit. 15. C riifîcopaiis ; Olivier. Prothorax oblnng ; d'un rouge rosat ; râpeux ; chargé, sur la seconde moitié de la ligne médiane, d'une carène obtuse, et souvent d'une ligne élevée un peu plus antérieure de chaque côté de celle-ci. Ecusson revêtu d'un duvet blanc. Ehjtres subépineuses à V angle postéro-externe, subarrondies à Vangle suturai; noires, avec un duvet con- colore ; ornées d'une ligne, d'une bande et d'une bordure apicole, d'un duvet cendré : la ligne, arquée du côté interne, et obliquement longitudinale, pro- longée depuis l'écusson presque jusqu'au tiers : la bande, formant avec sa pareille un angle dirigé en avant des deux cinquièmes de la suture aux trois cinquièmes du bord externe. Callidium rufcorne. Oliv., Encycl. méth. t. V. p. 267. 79. — îd. Entom. t. IV. n" 70. p. 53. 7t. pi. VI. fig. 73. Clytus ruficornis. Laporte et Gory, Genre Clytus, p. 67. 77. pi. XIX. fig. 77. — MuLS., Longic. p. 86. 11. White, Catal. p. 271. 93. Long. 0«',0078 à 0™,0112 (3 1. 1/2 à 5 1.). — Larg. O-jOOlS à 0°>,0025 (1 1. 3/5 à 1 1. 1/8). Corps allongé ; subcylindrique. Tête finement ponctuée; d'un rouge brun ou brunâtre; garnie d'un léger duvet cendré; rayée entre les antennes d'une ligne souvent prolongée jusqu'au vertex. Antennes prolongées jusqu'aux trois cinquièmes (c/*) ou jusqu'à la moitié ou un peu plus (Ç ) de la longueur du corps ; subfiliformes, subcomprimées dans leur seconde moitié , avec les articles subépincux ; d'un rouge rosat ou brunâtre , avec leurs parties postérieures souvent plus obscures et plus densement revêtues de duvet cendré ; ciliées sous les premiers articles. Prothorax tronqué et 12 178 LONGICORNES. irès-étroitement rebordé en devant et à la base ; oblong ; subarrondi sur les côtés, un peu plus étroit en devant; convexe; d'un rouge rosat ou brunâtre , peu garni de duvet court et cendré ; râpeux , plus sensiblement sur le dos que sur les côtés; chargé sur la seconde moitié de la ligne médiane d'une carène obtuse, plus ou moins saillante, et ordinairement, de chaque côté de cette ligne, d'une autre un peu plus antérieure. Ecusson en demi-cercle, une fois plus large que long, revêtu d'un duvet blanc. Elytres tantôt un peu plus larges, tantôt à peine plus larges que le prothorax dans son développement transversal le plus grand ; deux fois et demie aussi lon- gues que lui ; subparallèles jusqu'aux deux tiers, puis un peu rétrécies en ligne courbe ; un peu obliquement tronquées à l'extrémité, en ligne un peu courbée en arrière , en offrant une faible sinuosité vers l'angle postéro- externe, qui est plus ou moins sensiblement épineux, subarrondies à l'angle suturai ; convexes ; noires ; garnies d'un duvet court, soyeux et concolore ; ornées chacune d'une ligne, d'une bande et d'une bordure apicale, d'un duvet cendré ou blanc cendré : la ligne, longitudinalement oblique et un peu courbée du côté de la suture, naissant près de celle-ci, après l'écus- son, prolongée jusqu'aux deux septièmes ou presque au tiers de la largeur, où elle se termine un peu après le milieu de la largeur; parées, vers le quart du bord externe, d'une faible tache de duvet cendré , souvent épilée ou peu marquée : la bande, obliquement transversale, naissant, à son bord antérieur, aux deux cinquièmes de la suture, et aboutissant aux trois cin- quièmes du bord externe, formant, avec sa pareille, un accent circonflexe ou un angle ouvert dirigé en avant, couvrant, sur la suture, un huitième de la longueur, graduellement moins développée de dedans en dehors : la bordure apicale, couvrant le sixième postérieur de la longueur. Dessotis du corps d'un rouge rosat sur le repli prothoracique ; pubescent, noir ou noir brun luisant sur le reste, avec une tache oblique près des hanches intermé- diaires, les trois quarts ou quatre cinquièmes postérieurs des postépister- nums , et une bordure au bord postérieur des deux ou trois premiers arceaux du ventre, formé d'un duvet blanc : cette bordure plus développée au côté externe et interrompue dans son milieu, plus réduite ou nulle sur le troisième arceau et parfois sur le deuxième. Pieds grêles; pubescents; ordinairement d'un rouge brun ou d'un brun rouge, plus clair sur les jambes et les tarses que sur les cuisses ; quelquefois bruns ou d'un brun noir. Cette espèce est exclusivement méridionale. On la trouve principalement dans l'ancienne Provence. Je l'ai reçue, dans le temps, de M. Boyer de cÉRAMBYCiNS, — Clytus. 179 Fonscolombe. Je l'ai prise plusieurs fois, dans les environs de Digne, sur les fleurs de diverses synanlhérées. Sa larve paraît vivre dans le chêne. 16. C Pelletieri; Laporte et Gory. Noir. Prothorax oblong; fine- ment ponctué; garni d'un duvet cendré; paré d'une bordure basilaire étroite, de duvet blanc, largement interivmpue dans son milieu. Ecusson blanc. Elytres un peu obliquement et obtusément tronquées à V extré- mité; noires, garnies d'un duvet concolore; ornées d'une courte ligne, d'un point, d'une bande et d'une bordure apicale, de duvet blanc : la ligne, un peu arquée et obliquement longitudinale, naissant près de l'écusson, prolongée jusqu'au cinquième de la longueur, vers le quart de la largeur, suivie d'un point sur le disque : la bande, raccourcie à son côté internei vers les quatre septièmes de la longueur, transversalement %m peu dirigée en arrière. Clytus Pelletieri. Laporte et Gory, Genre Clytus. p. 93. 109. pi. XVII. fig. 109. — Write, Catal. p. 279. 127. Clytus Pelterii (par erreur typographique) . Muls., Longic. suppl. 1846. Long. 0"»,0078 à 0">,0100 (3 1. 1/2 à 4 1. 1/2). — Larg. O-jOGl? à On',0022 (3/4 à 1 1.). Corps allongé ; subcylindrique. Tête finement ponctuée sur le front, plus grossièrement sur la partie postérieure ; noire, garnie en devant d'un duvet cendré, parfois en partie dénudé ; rayée, entre les antennes, d'une ligne ordinairement non prolongée jusqu'au vertex. Antennes prolongées jus- qu'aux trois cinquièmes ((/) ou jusqu'à la moitié ( 9 ) de la longueur du corps ; filiformes ; revêtues plus densement à l'extrémité qu'à la base d'un duvet cendré ; faiblement garnies de cils sous les premiers articles. Pro- thorax étroitement rebordô en devant et à la base ; à peine arqué ou tron- qué à son bord antérieur, tronqué à la base ; oblong, un peu plus étroit en devant; subarrondi sur les côtés; convexe; très-finement ponctué; garni d'un duvet cendré ; paré, à la base, d'une bordure grêle de duvet blanc, largement interrompue dans son milieu, et ordinairement avancée sur les côtés jusqu'au niveau des hanches de devant. Ecusson en demi- cercle, une fois plus long que large ; revêtu d'un duvet blanc. Elytres deux fois et demie, ou un peu plus, aussi longues que le prothorax ; subparal- lèles jusqu'aux deux tiers, sensiblement rétrécies ensuite en ligne un peu courbe, un peu obliquement tronquées à l'extrémité ; émoussées aux angles 180 LONGICORNES. suturai et postéro-externe ; convexes; noires; revêtues d'un duvet conco- lore soyeux; ornées chacune d'une ligne, d'un point, d'une bande et d'une bordure apicale, d'un duvet blanc : la ligne, courte, naissant au dixième ou douzième de leur longueur, près de la suture, dont elle s'éloigne un peu graduellement, prolongée jusqu'au cinquième ou un peu plus de leur lon- gueur, vers le quart interne de la largeur : le point, souvent semi-orbicu- laire, placé presque au tiers de la longueur, sur le disque, dont il couvre presque le tiers submédiaire : la bande, naissant au sixième interne de la largeur, un peu après les quatre septièmes de la longueur, grêle, un peu obliquement transversale, prolongée jusqu'au bord externe, en se portant un peu plus en arrière, formant, avec sa pareille, une bande arquée en de- vant et interrompue dans son milieu : la bordure apicale, couvrant le hui- tième ou dixième postérieur de la suture, aussi développée au bord externe, ordinairement moins blanche vers l'extrémité. Dessous du corps noir; garni d'un duvet cendré; paré d'une tache oblique de duvet blanc près des han- ches du milieu. Postépisternums presque entièrement revêtus d'un duvet blanc : bord postérieur du postpectus garni d'un duvet semblable. Trois ou qualité premiers arceaux du ventre parés postérieurement d'une bordure de duvet blanc, large sur les côtés, graduellement rélrécie et interrompue dans son milieu. Pieds noirs ; pubesconts. Prosternum étroit entre les han- ches, un peu élargi postérieurement. Mésosternum assez large, rétréci d'avant en arrière, et tronqué à son extrémité. Cette espèce, principalement méridionale, a été trouvée, près de Nar- bonne, par M. Godart; dans les environs de Bordeaux, par M. Perroud; en Alsace, par M. d'Aumont. 17. C. sMassîBjensis; Linné. Noir. Prothorax oblong ; râpeux; paré d'une bordure hasilaire étroite de duvet blanc, ordinairement inter- rompue dans son milieu. Eciisson blanc postérieurement. Elytres obli- quement tronquées à V extrémité et subépineuses à V angle postéro-externe ; noires, garnies d'un duvet soyeux concolore; ornées d'une ligne, d'un point, d!une bande et d'une bordure apicale, de duvet blanc : la ligne, naissant de l'écusson, prolongée jusqu'au cinquième en s'écartant de la suture, et suivie d'un point sur le disque : la bande, grêle, un peu obliquement transversale et courbée en arrière, vers les trois cinquièmes, et remontant au moins jusquaux deux cinquièmes antérieurs de la suture. La Lepture à raies blanches. Geoffr., Hist. abr. t. I. p. 215. 12. Lepturamassiliensis. Linn., Syst. nat. 12c éd. t. I. p. 10G7. 8. CÉRAMBYCINS. ClytUS. 181 Stenochorus lineola. Scopoli, Délie, flor. et faun. insub. t. II. p. 44-. pi. XX. fig. 4. CalUdium massiliense . Oliv., Encycl. mélh. t. V. p. 267. 87. — M. Entom. t. IV. n»70. p.53. 7o.pl. VI. fig. 70.— Fabr., Entom. syst. 1. 1. 2. p. 334. 68. — Panz., Faun.germ.LXXXII. 8. Clytus massilicnsis. Fabr., Syst. eleuth. t. II. p. 350. 60. — Schoenh., Syn. ins. t. III. p. 466. 22. — MuLS., Longic. p. 83. 8. — Laporte et Gory, Genre Clytus, p. 94. 110. pi. XVII. fig. 110. — L. Redten'b., Faun. austr. 2^ éd. p. 883. — White, Catal. p. 279. 127. — FiOUGET, Catal. 1605. Var. «. Clytus fulvicollis. Prothorax dhm roug&rosat, ou d'un rouge pâle ou testacé. Long. 0'",0059 à 0'^,0090 (2 1. 3/4 ii 4 1. ). — Larg. 0=",0016 àO^jOOSS (3/4 à 1 1.). Coî'ps allongé; subcylindrique. Tête noire, tinement ponctuée ; garnie d'un duvet cendré, très-court, souvent dénudé; rayée entre les antennes d'une ligne souvent prolongée jusqu'au vertex. Antennes prolongées jusqu'aux trois quarts {çf) ou à peine plus longues que la moitié ( V ) de la longueur du corps; grêles; filiformes, subcomprimées vers l'extrémité; noires, parfois moins obscures vers l'extrémité, revêtues d'un duvet cendré ; faiblement ciliées sous leurs premiers articles. Prothorax étroi- tement rebordé en devant et à la base ; à peine arqué îi son bord an- térieur , tronqué à la base ; oblong , subarrondi sur les côtés ; à peu près aussi large en devant qu'à la base ; convexe ; râpeux ; noir , à peine garni de duvet ; hérissé de quelques poils; orné , sur le rebord basilaire , d'une bordure de duvet blanc, avancée sur les côtés jusqu'au niveau des hanches, et ordinan^ement interrompue dans son milieu. Ecusson en demi-cercle, une fois plus large que long; noir à la base, postérieurement revêtu d'un duvet blanc. Elytres doux fois et demie aussi longues que le prothorax; subparallèles jusqu'aux deux tiers de leur longueur, faiblement rétrécies ensuite en ligne un peu convexe ; obliquement tronquées et un peu en arc dirigées en arrière , de dehors en dedans à leur extrémité , en otîrant une faible sinuosité vers l'angle postéro-externe qui correspond au tiers externe de la largeur, et qui est armé d'une pointe; convexes, noires, revêtues d'un duvet brun , soyeux ; ornées chacune d'une ligne , d'un point, d'une bande et d'une bordure apicaie, de duvet blanc: la ligne, liée en devant à l'écusson , près de la suture dont elle s'éloigne graduel- lement jusqu'au quart interne de sa largeur, à son extrémité, c'esl-à-dire 182 tONGICORNES. vers le cinquième de leur longueur : le point, situé sur le disque, aux deux septièmes de leur longueur, dans la direction de la ligne précitée : la bande, grêle , parfois naissant peu distinctement près de l'écusson , mais visible au moins à partir des deux septièmes de leur longueur , près de la suture qu'elle suit quelque temps, puis un peu obliquement transversale, et dirigée vers les trois cinquièmes de leur longueur où elle se courbe en arrière : la bordure apicale couvrant le sixième environ de leur longueur , à la suture , beaucoup moins avancée au bord externe. Dessous du corps noir ; peu garni sur la poitrine d'un duvet court et cendré ; orné d'une tache de duvet blanc oblique, vers les hanches intermédiaires. Postépisternums entièrement revêtus de duvet blanc : bord postérieur du postpectus garni d'un duvet semblable. Premiers arceaux du ventre, au moins, parés à leur bord postérieur d'une bordure de duvet blanc, retrécie et interrompue dans son milieu, et réduite souvent de chaque côté à une tache triangulaire. Pieds grêles ; noirs ; pubescents. Cette espèce habite la plupart des provinces de France, surtout les zones tempérées et méridionales. Elle n'est pas rare, pendant l'été, dans les envi- rons de Lyon, surtout sur les ombellifères. Obs. J'ai pris, dans le midi, deux exemplaires d'un Clyte qui semblerait constituer une espèce particulière {Clytus fulvicollis), mais qui n'est peut- être qu'une variété très-remarquable du Clytus massiliensis. Ces exem- plaires en diffèrent par leur prothorax d'un rouge rosat, moins régulière- ment subarrondi sur les côtés , paraissant offrir vers les deux tiers leur plus grande largeur, et montrant, sur la seconde moitié de la ligne mé- diane, une légère carène obtuse. La bordure apicale de duvet cendré, dont les élytres sont parées, est moins réduite sur son côté interne que chez le Cl. massiliensis. Chez l'un des exemplaires, les antennes sont en partie d'un brun rougeâlrc ; chez l'autre, la ligne postoculaire de duvet blanc ne fait qu'un avec le point, ou n'est pas distinctement séparée de lui. A première vue, on prendrait ces exemplaires pour un Cl. rnflcoims; mais, à part les différences signalées, ils ont le dessin et tous les caractères du Cl. massiliensis. Il faut donc attendre de nouvelles observations pour asseoir une opinion sur leur valeur spécifique. J'ai reçu de Corse un exemplaire qui semblerait plus évidemment consti- tuer une espèce distincte (Clytus spinosulus). Il diffère du Cl. massiliensis par une taille moins petite ; par son prothorax, offrant, vers les deux tiers de sa longueur, sa plus grande largeur; chargé, comme chez le Cl. rufi- cornis, de trois saillies (les latérales très-faibles) ; par la ligne postscutellaire cÉRA.MBYcms. — Clytus. 183 de duvet blanc isolée de l'écusson par un espace égal à la longueur de celui-ci : cette ligne, obliquement longitudinale, un peu arquée en arrière, prolongée presque jusqu'au tiers de sa longueur et presque le tiers externe de sa largeur, où elle se termine par un renflement , représentant le point du Cl. massiliensis ; par la bordure apicale avancée jusqu'au cinquième postérieur de la suture, et réduite presque à rien au bord externe; entin par l'angle postéro-externe plus sensiblement épineux. De nouvelles observations sont encore nécessaires pour émettre une opinion sur la valeur spécifique d'un exemplaire ainsi conformé. E. Neuvième article des antennes aussi long que le quatrième. Antennes subfiliformes ; subcompriraées; grêles ; prolongées au moins jusqu'aux deux liers ou trois quarts de la longueur du corps, chez les ç/'; ciliées sous les premiers articles. Front non chargé de lignes élevées. Prothorax ovalaire ou suborbiculaire. Ecusson en demi-cercle une fois plus large que long. Elytres médiocrement convexes. Épisternums du postpectus quatre ou cinq fois aussi longs que larges (Sous-genre Isototnus). j C semipunctatiis ; Fabricius. Allongé; noir. Antennes et pieds d'un fauve testacé : massue des cuisses enfumée. Prothorax ovalaire, moins large que les élytres, sillonné et paré d'une ligne de duvet blanc sur la se- conde moitié de la ligne médiane, marqué un peu plus antérieurement, de chaque côté de celle-ci, d'un point de duvet blanc. Ecusson blanc. Elytres épineuses à leur angle postéro-externe, tronquées obliquement de là à V angle suturai; ornées chacune de quatre taches, d'une bande et d'une bor- dure apicale de duvet blanc : la première tache, basilaire, sur la fossette humérale : la deuxième, juxtà-suturale , au sixième ou cinquième : la troi- sième, marginale, au cinquième ■■ la quatrième, sur le disque, subarrondie ou échancrée en devant : la bande, transversale, très-arquée en devant, plus prolongée en arrière à son côté suturai, aux cinq septièmes de leur longueur . Clytus semipunctatus. Fabr., Syst. eleuth. t. II. p. 346. S. — Panz., Faun. germ. XCIV. 4. — Laporte et Gory, Genre Clytus. p. 75. 87. pi. XIV. fig. 87. — Kuster, Kœf. Europ. XV. 74. — Redtenb., Faun. aust. 2^ édit. p. 8S3. — White, Catal. (Longic). p. 274. 106. Long. 0"',0135 à 0»,0180 (6 1. à 8 1.). — Larg. 0'»,0045 C2 1.). Patrie : l'Allemagne, la Hongrie, etc. C coitiptus; Mannerheim. Allongé; d'un brun châtain : dix derniers articles des antennes, base des cuisses, jambes et tarses d'un fauve testacé. 184 LONGICORNES. Prothorax snbglobidenx , plus large que les élytres ; rayé sur la moitié pos- téneure de la ligne médiane, et creusé un peu plus a?itérieurement, de chaque côté de celle-ci, d'une fossette allongée, arquée. Ecusson {lave. Elytres subépineuses à leur partie poster o-externe, coupées ensuite oblique- ment ou en ligne courbe de là à V angle suturai; ornées chacune de trois taches, de deux bandes et d'une bordure apicale de duvet jaune : la pre- mière tache, basilaire, sur la fossette humérale : la deuxième, juxtà-sulu- rale, au sixième ou cinquième : la troisième, marginale, au cinquième : la première bande, un peu obliquement transverse, aux deux cinquièmes, raccourcie à ses extrémités : la deuxième, transversale , très-arquée en devant, plus prolongée en arrière à son côté suturai, aux cinq septièmes de leur longueur. Clyfus complus (Ziegler). Mannerheim, in Hummel, Essais, t. IV (1825). p. 36. 20. — Voy. Bullet. de Mosc. 1838. p. 74.. Clytus perspicillum. Fischer, Bullet. de Mosc. t. ^\^ 1832. p. 438. pi. VI. fig. 7. — White, Catal. (Longic.) p. 274. lOo. Clytus publicoUis. Laporte et Gory, Genre Clytus. p. 73. 8b. pi. XIV. fig. 8o. Long. 0>»,0225 (10 1.). - - Larg. 0"',0051 (5 1. 1/2). Patrie : la Russie méridionale. Genre Anaglyptus; Anaglypte; Mulsant. Nuisant, Hist. nat, drs Coléopt. de Fr. (Longicornes) , p. 91. Caractères. Antennes subfiliformes , subcomprimées vers l'extrémité; presque aussi longues que le corps, chez les çf ; ciliées en dessous, au moins sur la moitié de leur longueur; à troisième article le plus long, sou- vent épineux : le quntrième moins long que le suivant : le onzième plus ou moins sensiblement appendice, au moins chez le (f . Front non chargé de lignes élevées. Yeux moins avancés sur le front au côté interne de leur seconde moitié que le côté interne de la base des antennes. Prothorax ovoïde, oblong. Elytres débordant la base du prothorax de la moitié envi- ron de la lai'geur de chacune ; plus larges que lui dans son développement transversal le plus grand ; un peu rélrécies d'avant en arrière ; chargées chacune, près de la base, d'une bosse ou gibbosilé juxtà-suturale, plus longue que large. Prosternum étroit, séparant les hanches. Mésosternuvi assez large; séparant les hanches ; un peu rétréci d'avant en arrière, tron- cÉfiAMBYciNs. — Anaglfptus. 185 que ou échancré à l'extrémité. Episterniims du postpectus subparallôles, un peu rétrécis d'avant en arrière ; quatre ou cinq fois aussi longs qu'ils sont larges à leur extrémité. Pieds assez allongés. Cuisses en massue. Premier article des tarses postérieurs moins long ou à peine aussi long que tous les suivants réunis. Corps allongé. Obs. Les espèces de ce genre sont faciles à distinguer entre tous les Cly- taires par les gibbosités basilaires de leurs élytres ; par leurs postépister- nums allongés et rétrécis d'avant en arrière. X Elytres épineuses à leur partie postéro-externe. 1. A. gibbo§!us; Fabricius. Noir. Base des cuisses et partie des antennes d'un rouge brun : troisième à cinquième article de ceux-ci épi- neux. Elytres épineuses à leur partie postéro-externe ; obliquement échan- crées à l'extrémité; couvertes d'un duvet cendré sur leurs deux septièmes postérieurs, et parées chacune de deux bandes de duvet semblable : la pre- mière, naissant linéaire, près de la suture, au sixième de leur longueur, obliquement dirigée en arrière vers les deux septièmes externes ■• la deuxième, couvrant du cinquième jusqu'à plus de la moitié delà longueur, sîir la suture, obliquement arquée en arrière à son bord antérieur et diri- gée vers les trois septièmes externes, subtransversale et sinuée à son bord posténeur. ' Callidlum gibbosuin. Fabr., Mant. ins. t. I. p. 156. 62. — Oliv., Entom. t. IV. no70. p. 4b. 62. pl.U. fig. 18. — Rossi, Mantissa. 1. 1. p. f)3. 131. pi. V. fig. B. Clyius gibbosus. — Fabr., Syst. eleulh. t. II. p. 353. 34. — Schoenh., Syn. ins. t. III. p. 472. 47. — Laporte et Gory, Genre Clytus. p. 105. 124. pi. XX. fig. 124. — White, Catal. p. 286. 163. Anagi y p tus gibbosus. Muls., Longic. p. 92. 1. Var. *. Elytres parées d'une ligne de duvet cendré au côté externe de la gibbosité, ou même garnies de duvet semblable autour du calus humerai. Var. /3. Seconde bande des élytres plus ou moins distinctement divisée en deux bandes. Anaglyptus gibbosus. Var. A. Muls., loc. cit. Long. O^jOOQO à 0">,0135 (4 1. à 6 1.). — Larg. 0'»,0022 à O^^OOSS (1 1. ^ 1 1. 1/2). Corps allongé. Tête noire, finement ponctuée; garnie d'un duvet gris; rayée d'une ligne longitudinale entre les antennes ; garnie d'un duvet plus 186 lONGICORNES. épais, cendré blanchâtre, dans l'échancrure des yeux. Antennes prolongées environ jusqu'à l'extrémité du corps, chez le (/; noires, avec les derniers articles d'un rouge brun ou brunâtre ; ciliées sous les cinq ou six premiers articles ; annelées de duvet cendré à la base des troisième à sixième arti- cles : les septième et huitième presque entièrement cendrés : les troisième à cinquième ou septième, munis d'une épine à la partie externe de leur sommet. Prothorax tronqué et étroitement rebordé en devant et à sa base , ovoïde, oblong; offrant vers la moitié de ses côtés sa plus grande largeur, plus étroit à sa base qu'en devant; convexe ; noir, hérissé de poils clair- semés ; finement chagriné ; garni d'un duvet gris obscur , dont il paraît avoir la teinte. Ecusson en triangle à côtés curvilignes ; aussi long que large ; noir , revêtu d'un duvet gris cendré , formant une bordure plus blanchâtre. Elytres deux fois et demie aussi longues que le prothorax ; obliquement échancrées chacune à leur extrémité, et armées d'une assez forte épine à l'extrémité externe de cette échancrure; médiocrement convexes sur le dos ; creusées d'une fossette humérale profonde , un peu obliquement longitudinale, prolongée jusqu'au quart de leur longueur, gibbeuses au côté interne de cette fossette , d'un noir châtain , garnies d'une rangée de poils cendrés constituant une sorte de bande longitudinale , au côté externe de la gibbosité, ou même garnies de poils semblables sur presque toute la partie externe de la base ; couvertes de duvet cendré sur presque le quart postérieur de leur longueur ; parées chacune de deux bandes de duvet sem- blable : la première, naissant linéaire, près de la suture, au sixième de leur longueur, ou même près de l'écusson , obliquement transversale et un peu arquée en arrière, du sixième juxtà-sutural vers les deux septièmes du bord externe , le long duquel elle remonte jusqu'au sixième antérieur : la deuxième, couvrant, sur la suture, depuis le cinquième jusqu'à plus de la moitié de leur longueur, obliquement arquée en arrière à son bord anté- térieur, et dirigée , à celui-ci , vers les trois cinquièmes de leur longueur, subtransversale à son bord postérieur, sinuée près du bord externe. Dessous du corps d'un brun châtain ; finement ponctué ; garni d'un duvet cendré peu épais ; paré d'une ligne oblique près des hanches intermédiaires, d'une tache sur lesdites hanches, d'une tache sur le tiers postérieur des posté- pisternums, d'une bordure à la partie postérieure du postpectus, et d'une bordure interrompue sur les premiers arceaux du ventre, formées d'un du- vet blanc, épais. Pieds garnis de duvet cendré; d'un noir châtain, avec les hanches, parfois l'extrémité des tibias, et ordinairement partie des tarses, d'un rouge brunâtre. cÉRAMBYciNs. — Anaglyptus. 187 Celte espèce est méridionale. On la trouve principalement dans l'an- cienne Provence et le Dauphiné méridional. Elle a été prise une fois dans les environs de Lyon. XX Elytres non épineuses à leur partie postéro-exteme. 2. A., mysticus ; Linné. Npir. Base des élytres (Sun ronge brun. An- tennes à troisième article non épineux. Elytres obtusément tronquées à l'extrémité; •postérieurement couvertes de duvet blanc cendré, et parées chacune de trois raies sublinéaires de duvet semblable : la première, nais- sant de l'extrémité de la gibbosité, obliquement dirigée vers les deux sep- tièmes externes de leur longueur : la deuxième, naissant aussi avant, ar- quée en arrière jusqu'aux deux septièmes de leur longueur et la moitié de leur largerir : la troisième, unie à la précédente sur la suture, transversale vers la moitié de leur longueur, et courbée en arrière près du bord externe. Leptura mysticus. Linn., Syst. nat. 10^ édit. t. I. p. 398. 16. — Id. 12e édit. 1. 1. p. 639. 18. Cerambyx albo-fasciatus. De Geer., Mém. t. V. p. 82. 19. var. Callidium mysticum. Fabr., Syst. entom. p. 194. 34. — Id. Syst. eleuth. t. I. 2. p. 337. 81. — Oliv., Entom. t. IV. n^TO. p. 50. 68. pi. I. fig. 14. — Panz., Faun. germ. LXXXII. 9. Cly tus mysticus. Laichart., Tyr. ins. t. II. p. 107. 7. — Fabr., Entom. syst. t. II. p. 337. 81. — ScnoENH., Syn. ins. t. II. p. 471. 44. — Gyllenh., Ins. suec. t. IV. p. 102. 9. — Steph., Man. p. 278. 2154. — Laporte etGoRY, Genre Clytus. p. 69. 80. pi. XIII. fig. 80. — White, Catal. p. 271. 96. — L. Redtenb., Faun. aust. 2^ éd. p. 851. — Rouget, Catal. n» 1607. Anaglyptus mysticus . Muls., Longic. p. 93. 2. Long. O-^jOOOO à 0™,0123 (41. à 5 1. 1/2). — Larg. O-^jOOlS àO",0033 (4/5 à 1 1. 1/2). Corps allongé. Tète noire; tinemenl ponctuée; brièvement garnie de duvet gris ou gris cendré ; hérissée de poils clairsemés ; rayée d'une ligne longitudinale entre les antennes. Antennes noires, moins obscures vers l'extrémité ; ciliées sous les premiers articles ; annelées de duvet cendré à la base des troisième à sixième articles : les septième et huitième presque entièrement cendrés : les derniers presque rosats : le troisième tronqué à angle vif à la partie externe de son sommet, mais non épineux : les suivants obtus au sommet. Prothorax tronqué et étroitement rebordé en devant et à la base; ovoïde, oblong; offrant vers la moitié de ses côtés sa plus grande 188 lONGICORNES. largeur; plus étroit à la base qu'en devant; convexe; noir; finement cha- griné ; hérissé de poils clairsemés garnis d'un duvet gris et court. Ecusson en triangle à côtés curvilignes, aussi long que large ; noir , garni d'un duvet gris cendré, bordé de blanc cendré. Elytres deux fois et demie à trois fois aussi longues que le prothorax ; obtusément et obliquement tron- quées, ou parfois subarrondies chacune à l'extrémité ; médiocrement con- vexes sur le dos ; creusées d'une fossette humérale assez courte ; chargées d'une gibbosité ou bosse au côté interne de cette fossette ; assez fortement ponctuées à la base, faiblement vers l'extrémité ; couvertes d'un duvet blanc cendré sur le cinquième ou sixième postérieur de leur longueur ; parées chacune de trois raies sublinéaires formées d'un duvet à peu près de semblable couleur : la première, naissant à l'extrémité de la gibbosité, obliquement dirigée, et d'une manière un peu arquée en arrière, vers les deux septièmes du bord externe, le long duquel elle remonte jusqu'au sixième antérieur : la deuxième , naissant aussi avant que la précédente , sur la suture qu'elle suit quelque temps, puis graduellement moins grêle, plus sensiblement arquée en arrière jusqu'au milieu du disque, où elle s'arrête, vers les trois septièmes de leur longueur : la troisième, liée à la précédente sur la suture, qu'elle borde quelque temps, puis transversale vers le milieu de leur lon- gueur ou un peu après, et courbée en arrière vers le bord externe; noires, avec la base d'un rouge brun jusqu'à la première bande. Dessous du corps noir; garni d'un duvet cendré court et peu épais; paré d'une hgneobhque vers les hanches intermédiaires, d'une tache sur lesdites hanches, d'une bande sur presque toute la longueur des postépisternums, d'une bordure interrompue dans son milieu sur les deux premiers arceaux du ventre, for- mées d'un duvet blanc serré. Pieds garnis de duvet cendré peu épais; hé- rissés de longs poils; noirs, avec la partie des tarses et pai'fois l'extrémité des tibias rougeâtres. Cette espèce habite principalement les parties froides et tempérées de la France. On la trouve assez fréquemment, pendant le mois de juin, dans les montagnes du Beaujolais, sur les fleurs d'aubépine, de spirée et sur diverses autres; mais elle est très-rare autour de Lyon. Obs. En Allemagne et dans le nord de l'Europe, et quelquefois dans les Alpes et les montagnes du Jura, on trouve un anaglypte ayant la plus grande analogie avec le mysticus, et tous les entomologistes aujourd'hui le considèrent comme une simple variété de celui-ci. Malheureusement nous n'avons pas pu faire des observations locales capables d'élucider la question ; mais, le petit nombre d'individus que nous avons eus sous les CÊRAMBYCINS. GRACILIAIRES. 189 yeux, nous porte à considérer cette prétendue variété comme une espèce particulière. Elle diffère de 1'^. mysticus non-seulement par ses élytres à fond entièrement noir, mais les bandes des étuis sont plus grêles , plus nettes , et formées d'un duvet plus blanc et plus fin , et le troisième article des antennes, au lieu d'être tronqué au sommet, s'avance notablement en pointe ou épine au côté externe , caractère qui est évidemment spécifique s'il est constant. Sous ce rapport, ce longicorne serait intermédiaire entre VA. (jibbosus et 1'^. mysticus. De Geer en a feit le type de son Cerambyx albo-fasciatus. Schrank l'avait considéré à tort comme étant la Leptiira rustica de Linné. Il a été décrit et très-bien figuré par Herbst , sous le nom de Callidium hicroglyphicum. Si les caractères que nous avons indiqués sont constants, il devra figurer après VA. gibbosiis, comme espèce particulière , sous le nom de A. laieroglygïliieïis ; Herbst. Noir. Antennes à troisième article épineux. Elytres siibarrondies à rextrémité ; postérieurement couvertes d'un duvet cendré, et parées chacune de trois raies linéaires d'un duvet blanc : la première, naissant à Vextrémité de la gibbosité, obliquement dirigée vers les deux septièmes de leur longueur : la deuxième , naissant aussi avant , arquée en arrière jusqu'aux deux septièmes de leur longueur et la moitié de leur largeur : la troisième, unie à laprécédente sur sa suture, transver- sale vers la moitié de leur longueur, courbée en arrière près du bord externe. Cerambyx albo-fasciatus De Geer, Méiii. t. V. p. 82. 19 (type). Leptura rustica. Schrank, Emini. p. 1G1. 304. Callidium hicroglyphicum. Herbst, Arch. p. 99. 22. pi. WTV. fig. 20. Clyhts mysticus. Var. Scroenh., Syn. ins. t. III. p. 471. 44. etc. Long. O^jOOOO à 0°',0123 (4 1. à 5 1. 1/2) — Larg. O-jOOlS à 0«,0030 (4/5 à 1 1. 2/5). CINQUIÈME BRANCHE. LES GRACILIAIRES Caractères. Elytres ordinairement aussi longues ou à peu près que le corps ; parfois raccourcies et il peine plus longues que les deux tiers de celui-ci. Prothorax notablement plus long que large, ordinairement en 190 LONGICORNES. ovale tronqué; offrant le plus souvent, sur les côtés du disque, soit une ligne enfoncée ou saillante, soit un tubercule. Premier arceau ventral moins long que les deux cinquièmes de l'abdomen. Corps allongé j pla- niuscule en dessus. Les Graciliaircs se distinguent facilement des Cérambyçaires et des Calli- diaires par leur prothorax notablement plus long que large ; des Clytaires par leur prothorax planiuscule. Quelques-uns ont une certaine analogie avec les Stromaties, l'un des genres de la branche des Hespérophanaires ; cependant ils s'éloignent généralement de ces derniers par leur prothorax planiuscule et surtout visiblement plus long que large. Ces insectes se divisent en deux rameaux : [Presque égaux et courts. Cuisses antérieures grck'S dans leur moitié basilaire, i brusquement renflées en massue dans leur seconde moitié. Déilates. (irès-inégaux : les maxillaires trois fois environ aussi longs que les labiaux. (Cuisses antérieures en massue oblongue, subcomprimées et graduellement renflées dans leur milieu. Gricilutes. PREMIER RAMEAU. LES DÉILATES. Caractères. Palpes presque égaux; courts. Cuisses anténeures grêles dans leur moitié basilaire, brusquement renflées en massue dans leur seconde moitié. Ce rameau est réduit au genre suivant : Genre Deilus, Déile ; Serville. Serville Annales de la Société enlomologique de France, 1. 111 (<834}. p. 73. (Seilos, timide). Caractères, Antennes à peine prolongées jusqu'aux deux tiers de la longueur du corps (c/) ou un peu plus courtes ( 9 ); filiformes ou un peu plus épaisses vers l'extrémité ; de onze articles : le premier, renflé , à peu près aussi long que le troisième : le deuxième court , le troisième et les suivants obconiques :les derniers subcomprimés : les troisième et quatrième presque égaux : le cinquième un peu plus long: le onzième, à peine appendice. Yeux très-profondément échancrés, presque divisés en deux CÉRAME YciNS. — DeUus. 191 parties; plus avancés sur le front, au côté interne de leur seconde moitié, que le côté interne de la base des antennes. Prothorax plus long que large, en ovoïde tronqué. Elytres débordant la base du prothorax d'un tiers de la largeur de chacune , plus larges que lui dans son diamètre transversal le plus grand ; linéaires. Prosternum étroit , séparant les hanches. Mésosternum aussi large que long , entaillé à son extrémité. Postépisternums quatre ou cinq fois aussi longs que larges , subparallèles , rétrécis en ligne courbe à l'extrémité. Epimèj^es postérieures peu apparentes. Ventre de cinq arceaux: le premier presque égal au tiers de la longueur de l'abdomen. Ciiisses toutes grêles dans leur moitié basilaire , renflées en massue dans leur seconde moitié. Premier article des tarses postérieurs moins long que les deux suivants réunis. Corps allongé; planiuscule. Obs. Par ses antennes, l'espèce qui constitue ce genre semble se rap- procher des Sténoptères , dont elle s'éloigne visiblement par ses yeux , par sa forme et la longueur de son prothorax. 1 . n, fugax ; Olivier. Dessus du corps planiuscule, d'un gris ou brun bronzé; hérissé de poils clairsemés. Elytres linéaires; obliquement tron- quées sur la moitié interne de leur extrémité, et subépineuses à Vangle su- turai; ponctuées; chargées chacune d'une ligne élevée. Base des articles des antennes, des cuisses et parties des jambes, dhm rouge rosat. Callidium fugax. Ouv., Encycl. méth. t. V (1790). p. 2S3. 17. — Id. Entom. t. IV. n» 70. p. 30. 40. pi. VI. fig. 69. — Fabr., Entom. syst. 1. 1. 2 (1792). p. 303. 23. — Id. Syst. eleuth. t. II. p. 339. 29. — Schoenh., Syn. ins. t. III. p. 4S0. 34. — Germar, Faun. ins. Europ. XXII. 9. Necydalis? ceramboïdes. Rossi, Faun. etr. mantiss. append. p. 99. 57. pi. V. fig. 0. Deilus fugax. MuLS., Longic. p. 100. 1. — DeCasteln., Hist. nat. t U. p. 440. — KusTER, Kaef. Europ. II. 56. — WniTE, Catal. p. 204. 1. — Bach, Kaeferfaun. t. III. p. 24. 1. — L. Redtenb., Faun aust. 2« éd. p. 85S. Long. O-'jOOeT à 0™,01C0 (3 1. à 4 1. 1/2). — Larg. 0'°,0011 à 0>»,0017 (1/2 à 3//>). Corps allongé ; planiuscule en dessus. Tête proéminente, comme prolon- gée en une sorte de petit bec ; ponctuée ; hérissée de poils peu serrés; d'un gris bronzé ; rayée d'une ligne longitudinale entre les antennes. Yeux bruns; presque divisés en deux parties. Antennes à peine prolongées jusqu'aux deux tiers du corps chez le cf ; subtiliformes ou légèrement plus épaisses 192 lONGICORNES. vers l'extrémité ; ciliées sous les premiers articles : le premier, d'un gris bronzé : les suivants, rosats ou d'un rosat brunâtre à la base, d'un noir ou brun bleuâtre à l'extrémité. Prothorax tronqué et étroitement rebordé en devant et à la base; ovale oblong, plus étroit en devant qu'en arrière ; sub- planiuscule en dessus; marqué de points assez profonds et rapprochés; d'un gris verdâtre ou bronzé ; hérissé de poils livides clairsemés. Écusson plus large que long ; parallèle sur les côtés ; obtusément arrondi à l'extré- mité; revêtu d'un duvet blanchâtre soyeux, parfois en partie usé. Elytres quatre ou cinq fois aussi longues que le prolhorax ; linéaires, subparallèles jusqu'aux quatre cinquièmes de leur longueur, retrécies ensuite en ligne courbe, obliquement tronquées à l'exlrcmiié, sur la moitié interne de leur largeur : cette troncature sinuée près de l'angle suturai, qui, par là, semble subépineux; planiuscules en dessus; d'un gris verdâtre ou bronzé; mar- quées de points assez profonds et rapprochés ; rebordées à la suture et chargées chacune d'une ligne longitudinale élevée , naissant à l'extré- mité de la fossette humérale et prolongée environ jusqu'aux cinq sixièmes de leur longueur. Dessous du corps d'un gris ou brun bronzé; revêtu d'un duvet soyeux, blanchâtre, mi-argenté, soyeux, luisant, souvent en partie épilé. Pieds pubesccnts, d'un gris bronzé, avec la base des cuisses, la majeure partie des jambes et la base des articles des tarses d'un rouge pâle ou rosat. Cette espèce habite principalement les parties méridionales de la France. On la trouve sur le Mont-Pilat, dans le Bugey, la basse Bourgogne, et très- rarement dans les environs de Lyon. On la prend en mai et en juin sur les fleurs et en fauchant les genêts. Suivant feu Myard, sa larve vivrait aux dépens du Genista scoparia. DEUXIEME RAMEAU. LES GRACILIATES. Caractères. Palpes très-inégaux • les maxillaires trois fois environ alissi longs que les labiaux. Cuisses antérieures en massue oblongue, c'est-à- dire rélrécies à la base et sensiblement comprimées et graduellement ren- flées dans leur milieu. Prernier article des tarses postérieurs aussi long que les deux suivants réunis. Ces insectes se répartissent dans les genres suivants : CÉRAMBYCINS. — Icosium. 193 ; Parallèle, presque aussi large que long, eùtaillé à son extrémilé. /i h t- — 4j a; o c 1. -a « Dernier article des palpes maxiilaircs obtriangu- laire. Troisième article des antennes plus long que le cinquième. Elytros couvrant tout le dos de l'abdomen. Dernier article des palpes maxillaires à peine élargi d'arrière en avant, et obliquement tron- qué ù l'extrémité. Troisièmcarticlc des antennes moins long que le cinquième. Elylres laissant le pygidium à découvert. Yeux peu échancrés; moins avancés sur le front au côté interne de leur seconde moitié que le côté interne de la base des antennes. Elytres à peine prolongées au delà des deux tiers de l'abdomen. Genres. Icosium, Exilia. Gracilia. Leplidea. Genre Icosium, Icosie ; Lucas. Lacas, Ann de la Soc entom. de France, 3^ série, t. Il, Bullet. p. ix, et t. V, p. 609. Caractères. Antennes sétacées; plus longues que le corps chez les (f ', ciliées en dessous, sous les deuxième à sixième articles : le premier obco- nique, un peu arqué, moins long que le troisième : le deuxième court, à peine égal au quart du troisième : celui-ci plus grand que le quatrième : les derniers déprimés. Palpes maxillaires plus longs que les labiaux, à der- nier article obtriangulaire. Yeux très-échancrés ; plus avancés sur le front, au bord interne de leur seconde moitié, que le bord interne du premier article des antennes. Prothorax plus long que large ; un peu arqué sur les côtés ; planiuscule sur le dos, convexement déclive sur les côtés. Ëcusson petit ; pentagonal. Elytres allongées ; parallèles. Prosternum séparant com- plètement les hanches. Mèsosternum large, parallèle, entaillé à son extré- mité. Premier arceau du ventre faiblement plus long que le suivant. Cuisses en massue un peu allongée. Corps allongé, étroit. 1. I. tomentosiBin ; Lucas. Dessous du corps blond ou d'un blond h fauve sur la tête et le prothorax, blond sur les elytres ; garni d'un duvet blond. Antennes ciliées en dessous. Prothorax plus long que large, peu arqué sur les côtés ; offraiit, en dessus, un sillon médiaire et deux lignes longitudinales, glabres, lisses, luisantes. Elytres chargées chacune d'une ligne à peine élevée. Dessous du corps et pieds blonds ou d'un blond fauve, et garnis d'un duvet blond, • ' 13 1&4 lÔNGICOftKES. ■cf Aniennes d'un quart environ plus longues que le corps. 9 Antennes à peine aussi longues ou à peine plus longues que le corps. kosium îomentosum. Lucas, Ann. de la Soc. entom de Fr. 3e série, i. II. p. ix et t. V. p. 613. pi. Xin. n°u. iig. i. rf^.-i b. J. Long. 0"%0100 à 0«,0015 (4 1. 1/^ à 5 1.). — Larg. O'",0022 (1 1.) Corps allongé ; pubescent. Tète à peu près aussi large à sa partie posté- rieure que le proiliorax en devant; aussi large, prise aux yeux, que ce dernier dans son diamètre transversal le plus grand ; ruguleuse ; ponctuée ; déprimée entre les antennes ; blonde ou d'un blond testacé ; garnie d'un duvet blond plus pâle. Yeux noirs ou bruns ; à grosses facettes. Antennes blondes ou d'un blond fauve; sétacées; ciliées sous les troisième à sixième articles. Prothorax tronqué ou à pefine arqué en devant; bissub.sinué ou presque tronqué à la base ; faiblement arqué sous les côtés et sinueusement rétréci près des bords antérieur et postérieur; plus long sur la ligne médiane que large dans son milieu'; planiuscule sur le dos,convexe- ment déclive sur les côtés; muni à la base d'un rebord très-étroit; sans rebord sensible en devant, mais un peu relevé depuis la sinuosité latérale; rugueux; blond ou d'im blond fauve ou testacé; garni d'un duvet blond pâle ou flavescent ; rayé, sur la ligne médiane, d'un sillon glabre, lisse, luisant, parfois interrompu ; otfrant , de chaque côté, entre celte ligne et les bords latéraux, une trace ou ligne glabre, lisse, luisante. Ecusson petit; penlagonal; pubescent. Elijtres débordant en devant la base du prothorax d'un tiers de la largeur de chacune; trois fois et demie à quatre fois aussi longues que lui; parallèles; arrondies à leur partie postéro-externe, et cha- cune un peu moins à l'angle suturai : peu convexes ; marquées de points assez ou médiocrement rapprochés, nu)ins petits près de la base que près de l'extrémité; à fossette humérale médiocrement profonde ; chargées cha- cune d'une ligne longitudinale à peine élevée, naissant après cette fossette, et prolongée, en s'affaiblissant, jusqu'aux trois quarts de leur longueur; blondes, avec le rebord suturai blond fauve ; garnies de poils blonds, courts, lins, couchés. Dessous du corps et pieds blonds ou d'un blond fauve, garnis d'un duvet blond ou blond tlavescent. Prosternum étroit , séparant complètement les hanches de devant qu'il ne dépasse pas, triangulairement élargi dans sa seconde moitié. Mésosternum large, parallèle, entaillé à son extrémité. Cuisses rélrécies à la base, en massue un peu allongée dans leur cÉRAMBYCiNs. — EœUia. 195 seconde moitié : les postcrieures presque aussi longuement prolongées que le ventre. Premier article des tarses au moins aussi long que les deux sui- vants réunis. Celte belle espèce a été trouvée en Corse p.ir mon ami M. Revelière. Sa larve vit aux dépens du genévrier. Genre Exilia, Exilie; Mulsant. Caractères. Antennes sélacées, plus longues que le corps (a*) et au moins aussi longues ( 9 ); ciliées sous les premiers articles ; les troisième et suivants cylindriques, i\ peine globuleuscmcnt renflés vers l'extrémité ; le troisième plus grand que le premier, im peu plus long que le cinquième, et surtout que le quatrième. Values maxillaires h dernier article ohtriangu- laire. Yevx très-échancrés, plus avancés sur le front, au côté interne de leur seconde moitié, que le côté interne de la base des antennes. Prothorax chargé, plus près des bords latéraux que de la ligne médiane, de deux faibles reliefs offrant l'image de deux parenthèses. Elytres couvrant tout le dos de l'abdomen. Cuisses subcomprimées, en massue allongée. Mésoster- num étroit et subparallèle dans sa moiiié postérieure, entier à celle-ci ; prolongé jusqu'à l'extrémhé des hanches. Corps allongé; peu convexe. Obs. Ce genre semble se lier au précédent par les reliefs de son protho- rax, qui semblaient déjà indiqués chez les Icosies par des lignes plus ou moins marquées. 1. E. tint2«1a; Ménétriés. Tête et prothorax d'un rouge brun ou bru- nâtre. Prothorax en ovoïde tronqué, planiuscule; chargé de deux reliefs en forme de parenthèses. Elytres obtusément arrondies prises ensemble à Vextrémité; peu convexes ; d'un rouge brun ou brunâtre, ornées postérieu- rement d'une tache, et, vers le milieu, d'une bande transversale d'un livide flaves(ent : la tache, souvent petite, arrondie ou ovale, couvrant parfois toute l'extrémité : la bande, irrégulière, ordinairement formée de trois taches ■ la juxtà-suturale, ovule, petite ; les autres, allongées, plus avan- cées. CaUidlum timidum. ^lÈmmiÉs, Catal. raisonné (1832). p. 238.1040. CalUdium fascialalum (Ziegler). Krynicki , Addend. etc. in BiiUet. de Moscou. 1. Vit (1834). p. 170. GraciUa tùmda. Muls., Longic. p. 102. 1. pi. II. fig. 2. — Lucas, Ann. de la Soc. entom. de France. 1849. Bulict. p. lxvi. — Id. Expier, se. de l'Alger, p. 495. 1307. — KusTER, Kaef. curop. 23. S4, 196 LONGICORNES. Gracilia faicialata (Dejean), Catal. (1837). p. 3S7. — White, Catal. (Longicorn.). p. 240. 1. Long. O-^jOûgO à 0™,0012 (4 1. à 5 !.)• — Larg. O-^^OOS^ (1 !.)• Corps allongé ; peu convexe en dessus. Tête d'un rouge brun ou brunâ- tre ; finement chagrinée ; peu garnie d'un duvet livide ; hérissée de poils obscurs clairsemés; longitudinalement sillonnée entre les antennes. Palpes d'un livide flavescent. Yeux noirs. Antennes d'un rouge teslacé ou d'an roux flave, ordinairement plus pâles vers l'extrémité; grêles; sétacées; ciliées sous les premiers articles. Prothorax ovoïde, plus long que large ; tronqué en devant et à la base ; peu ou point rebordé en devant ; muni d'un rebord étroit à la base ; arqué sur les côtés, et offrant vers le milieu de ceux-ci sa plus grande largeur; planiuscule, un peu inégal; trans- versalement déprimé après le bord antérieur et au-devant de la base ; briè- vement caréné ou subtuberculeux vers les deux tiers de la ligne médiane, et chargé, plus près de chaque bord latéral que de cette ligne, d'un relief constituant avec son pareil une parenthèse ; d'un rouge brunâtre ou d'un rouge testacé ; finement chagriné ou finement et densement ponctué : peu pubescent. Ecusson une fois au moins plus large que long ; arqué ou ar- rondi à son bord postérieur ; d'un rouge brun ; ponctué. Elytres trois fois et demie aussi longues que le prothorax ; subparallèles ; obtusément arron- dies, prises ensemble, à l'extrémité; à angle suturai prononcé; peu con- vexes ou planiuscules, en dessus ; un peu flexibles ; rugueusement cou- vertes de points ombiliqués qui vont en s'affaiblissant de la base à l'extré- mité ; chai;gées chacune de points élevés, faiblement apparents , presque disposés sur quatre rangées régulières, et de chacun desquels s'élève un long poil livide ; d'un rouge bran , plus foncé vers la base ; ornées posté- rieurement d'une tache juxtà-suturale ronde ou ovale , ou couvrant toute l'extrémité : cette tache, d'un livide flavescent ; parées chacune, vers le milieu de leur longueur, d'une bande transversale de même teinte, irrégu- lière, ordinairement formée de deux ou trois taches unies ou presque unies : la première, petite, ovale, presque attenante à la suture : la seconde, très-faiblement séparée de celle-ci, et comme composée de deux taches allongées, contiguës ou unies, plus avancées chacune que la juxtà-suturale de toute la longueur de cette dernière : l'interne de ces deux taches au niveau de la juxtà-suturale, à son bord postérieur : la plus voisine du bord externe, un peu plus prolongée en arrière et un peu moins avancée. Des- sous du corps d'un rouge ou roux testacé, plus clair sur le ventre et sur le CÉRAMBYCI3NS. — GracHia. 197 milieu du postpectus que les autres parties; garni d'un duvet tin, d'un blanc livide. Pieds allongés. Cuisses testacées ou d'un testacé roussâtre : les pos- térieures armées, à la base, de plusieurs petites épines ou cils spinifornies. Jambes et tarses d'un rouge brunâtre ou d'un rouge testacé. Cette espèce paraît être principalement méridionale et très-rare en France. Je l'ai reçue, dans le temps, de M. le d-^ Jourdan, comme ayant été prise sur le versant méridional du Mont-Pilat. Elle a depuis été prise dans les Cévennes, et, suivant M. Laboulbène, dans les environs d'Agen , et même dans ceux de Paris. M. Faimaire en a reçu des individus de Sicile el de Turquie. Ménétriés l'avait prise dans la Russie méridionale, à Lenkoran. M. Lucas en a obtenu, h Paris, en juillet 1849, divers individus, sortis de bûches du Crjtisus spinosiis recueillies dans les environs d'Oran et de Bône, en 1842. Obs. Le calus humerai est souvent d'un livide testacé ou flavescent. La bande, dont le milieu des élytres est parée, est ordinairement raccourcie au côté externe, souvent formée de taches isolées ou en partie oblitérées, prin- cipalement chez les cf ', souvent elle n'atteint pas la suture et semble formée d'une seule tache , qui va en prenant plus de développement longitudinal de dedans en dehors, surtout chez les ? , La tache postérieure est ordi- nairement petite et arrondie dans les a" , oblongue chez les 9 , et parfois elle couvre tout le sixième postérieur des élytres. Genre Gracilia, Gracilie ; Serville. Serville. Ann, de la Soc. enlom. de France, t. lil (1834), p. 81. (Gracilis, grêle.) Caractères. Antennes un peu plus longues ((/) ou à peine aussi longues que le corps ( 9 ); sétacôes ou subfiliformes ; ciliées sous les premiers arti- cles : les troisième et suivants subcylindriques ou à peine renflés vers l'extrémité ; les troisième et quatrième presque égaux, plus courts l'un et l'autre que le cinquième. Palpes inaxillaires à dernier article comprimé ; à peine élargi d'arrière en avant, obliquement tronqué à l'extrémité. Yevx Irès-échancrés, plus avancés sur le front au côté interne de leur seconde moitié que le côté interne de la base des antennes. Prothorax chargé de tubercules. Elytres débordant cliacune la base du prothorax à ses angles postérieures, plus larges que lui dans son diamètre transversal le plus grand ; laissant le pygidium à découvert. Mésosternurn étroit ou rétréci 198 lONGICORNES. d'avant en arrière, entier à son extrémité. Postépisternums subparallèles, un peu rétrécis postérieurement ; quatre fois aussi longs que larges. Epi- mères du postpectus peu apparentes. Premier arceau ventral égal au tiers ou un peu moins de la longueur de l'abdomen. Cuinses subcomprimées : les antérieures et intermédiaires grêles à la base, en massue oblongue : les postérieures, en massue aliongJ^e. Premier article des tarses postérieurs aussi long que les deux suivants réunis. Corps allongé ; planiuscule ou peu convexe. 1. G. ftygmstea ; Fabp.icius. Allongée; subparaUèle; planiuscule; très- brièvement puhescente; d'un brun noirâtre ou brun de poix, en dessus, avec le prothorax et partie au moins de la tête souvent d'mi brun rouge ou d'un rouge brun. Antennes et cuisses d'un roux testacé. Saperda minuta. Fabr., Spec. ins. 1. 1. p. 233. 27. — Oliv., Entom. t. IV. n» 68. p. 4t 53. pi. m. fig. 31. a. 6. Callidium pygmaeum Fadr., Entoni. syst. 1. 1. 2. p. 323. 24. — Id. Syst. eleulh. t. II. p. 339. 30. — Fallen, Obs. entom. t. I. p. 18. — Schoenh., Syn. ins. t. III. p. 450 33. — Gyllenh., Ins. siiec. t. IV. p. 89. 17. Callidium nusillum. Fabr., Mant. l. I. p. Vô'ô. 39. — Id. Syst. eleiith. t. II. p. 344. 63. Gracilia pygmaea. Muls., Longic. p. 103. 2. — White, Catal. p. 241. 2. — Bach., KaefeiTaun. t. III. p. 23. 1. — L. Redtenb., Faun. austr. 2« éd. p. 8S4. — Rouget, Catal. 1603. Gracilia minuta. STEPH.,lVîan. p. 27S. 21S1. Var. y.. Dessous du corps d'un rouge ou roux testacé, avec les antennes et les pieds plus pâles. Callidium vint. Panz., Faun. ge:m. LXM. 10 ? Callidimu p!jgmeu7n. G\'tiE7i^.,\. c. v. b. Gracilia pygmaea. MuLS.,loc. cit. var. A. Long. 0"',0061 k 0'",0078(51. 3/4à31. 1/2). — Larg. O'^sOOll à O-n.OOlS (1/2 à 2/3). Corps allongé; planiuscule. Tête ruguleusement ponctuée ; d'un rouge brunâtre; presque glabre; peu garnie de duvet; hérissée de quelques poils obscurs; rayée d'une ligne longitudinale entre les antennes. Mandibules noires h l'extrémité. Palpes d'un livide flavescent. Yeiix noirs. Antenne.^ céRAMBYCTNs. — GrciclUa. 199 d'un rouge testacé. Prothorax tronqué en devant et à h base; transversa- lement sillonné au-devant de celle-ci et relevé après ce sillon , moins sen- siblement relevé en devant ; notablement plus long que large ; parfois fai- blement plus large dans les deux tiers de ses côtés, d'autres fois sensiblement arqué ou subarrondi, depuis le sixième antérieur de ceux-ci jusqu'au sillon anti-basilaire, plus étroit après ce dernier ; planiuscule, ordinaire- ment un peu inégal ; creusé, sur la ligne médiane, d'un sillon parfois léger ou peu distinct, d'autres fois Irès-apparent; ruguleusement pondue; ordi- nairement d'un rouge brunâtre ; peu garni de duvet cendré, et à peine hérissé de quelques poils. Ecm^son presque carré, subparallèle sur les côtés, obtusément arrondi à l'extrémité; ordinairement sillonné; brun. Elytrcs deux fois aussi longues que le prolhorax ; parallèles jusque près de l'extré- mité ; arrondies chacune à celle-ci ; planiuscules ; à fossette humérale peu profonde; pou garnies de duvet tin, court et cendré ; tantôt ruguleusement ponctuées, tantôt à surface presque unie entre lespointsplusou moins affaiblis dont elles sont marquées ; parfois d'un brun noirâtre, ordinairement brunes, souvent en partie d'un brun rougeâlre ou d'un rouge brun. Dessous du corps ordinairement d'un ronge testacé ou brunâtre sur lanlépeclus, d'un noir brun ou d'un brun noir et brièvement pubescent sur les médi et postpec- lus, d'un rouge brun et luisant sur le ventre. Pieds d'un rouge brunâtre ou testacé. Cette espèce paraît habiter la plupart des provinces de la France. Sa larve vit dans le bois mort du châtaignier, du saule, du bouleau, etc. Elle ronge les bois des treillages, les vieux paniers d'osier, les cercles des ton- neaux. L'insecte parfait est parfois très-abondant sur ces matières végétales. Ménétriés, dans son Voyage au Caucase, raconte l'avoir trouvé une seule fois, mais en quantité énorme. Feu Naudot, conservateur du Muséum d'histoire naturelle de Dijon, l'avait observé, dans ladite ville, avec des cir- constances particulières : pendant plusieurs jours de suite, vers les dix heures du malin, ces insectes noircissaient de leur multitude l'angle d'une maison voisine de la promenade, et, vers midi, ils disparaissaient simulta- nément. La larve a été décrite par M. Schmitt (Gazette entomol. de Stettin, t. IV. 1843, p. 105). Voyez aussi Lucas (Annales de la Soc. entom. de France, 3« série, t. VI, 1858, p. cl). — Perris (Annales de la Soc. linn. de Lyon, t. IV, 1857, p. 149). Cette espèce varie sous le rapport de sa taille , des nuances de ses cou- leurs, de l'épaisseur des antennes, de la profondeur du sillon prothoracique, 200 LONGICORÎSES. de la ponctuation des élytres ; mais on trouve toutes les transitions entre les variations extrêmes. Genre Leptidea, LEPTmÉE ; Mulsant. Mulsant. Hisl. nat. des Coléopt, de Fr. (Longicornes) , p. 105. (Xs^^rôf, grêle; !Six, forme). Caractères. Antennes sub filiformes, un peu plus grosses vers l'extrémité ; presque aussi longues que le corps, chez les cf , un peu moins chez les 9 ; de onze articles : le premier, obconique, à peine aussi long que le troi- sième : le deuxième court : les suivants cylindriques , allongés. Palpes maxillaires près de trois fois aussi longs que les labiaux ; à dernier arti- cle comprimé, subparallèle ou légèrement ovalairc, tronqué à l'extrémité. Yeux faiblement ou à peine échancrés; à peine plus avancés sur le front, au côté interne de leur seconde moitié, que le côté externe de la base des antennes. Prothorax en ovale tronqué. Elijtres débordant la base du pro- thorax d'un tiers environ de la largeur de chacune ; plus larges que lui dans son développement transversal le plus grand ; prolongées à peine jus- qu'aux deux tiers de la longueur l'abdomen. Prosternum obtriangulaire ne paraissant pas séparer les hanches de devant : celles-ci plus saillantes et contiguës. Mésosternum étroit et subparallèle entre la majeure partie des hanches qu'il sépare jusqu'à leur extrémité. Postépisternums allongés; ré- trécis d'avant en arrière ; laissant à leur côté externe une partie des épimères à découvert. Ventre de cinq arceaux : le premier, égal au moins aux deux cinquièmes de la longueur de l'abdomen. Pieds assez allongés. Cuisses comprimées ou subcomprimées, grêles à la base, en massue allongée ou oblongue. Premier article des tarses postérieurs aussi long que tous les suivants réunis. Les insectes de ce genre, en raison des caractères fournis par le ventre, chez les ? , semblent lier naturellement les Graciliaires aux Obriaires. 1. li. I»revl|»eitiils ; Mulsant. Brune, avec les cuisses d'un roux tes- tacé {(f), ou brune ou dhm brun rouge, avec la tête, les antennes, le pro- thorax (moins le bord antérieur), l'antépectus et les cuisses d'un rouge ou d'un roux testacé ( 9 ). Tête et prothorax finement et densement ponctués. Elytres moins densement pointillées; arrondies chacune à l'extrémité; parfois chargées chacune d'une faible ligne longitudinale élevée. céRAMBYCiNs, — Leptidea. 201 cf Antennes à troisième article un peu moins long que le quatrième : le cinquième presque aussi long que les deux précédents réunis. Elytres prolon- gées à peine au delà de la moitié de la longueur du corps. Pygidium entaillé à son extrémité. Ventre de cinq arceaux distincts : le premier, égal environ aux deux cinquièmes de la longueur du ventre : le deuxième tronqué et non frangé à son bord postérieur. 9 Antennes à troisième et quatrième articles presque égaux : le cin- quième plus long que chacun de ceux-ci, mais visiblement moins grand que tous les deux réunis. Elytres prolongées à peine jusqu'aux deux tiers de la longueur de l'abdomen. Pygidium tronqué à l'extrémité. Ventre de cinq arceaux : le premier, aussi long que tous les suivants réunis : le deuxième, échancré en arc et densement frangé d'orangé à son bord pos- térieur, voilant une partie des suivants. Gracilia brcvipennis (Dejean). Catal. 1837. p. 3S8. — White, Catal. p. 241. 3. — KusTER, Kaef. Europ. XXIII. 9S. Leptidea brevipennis. MuLS., Longic. p. 103. 1. pi. II. fig. 3. — l>. Redtenb., Faun. austr. 2e édit. p. 884. Long. 0'»,0039 à O^jOOôG (1 1. 3/4 à 2 1. 1/2). — Larg. 0™,0007 à 0™,001 1 (1/3 à 1/2). Corps suballongé ; planiuscule. Tête densement et très-finement ponctuée; garnie d'un duvet cendré court et peu apparent ; hérissée de poils très- clairsemés ; rayée, entre les antennes, d'une ligne longitudinale, ou parfois d'un sillon assez profond ; ordinairement brune, avec le labre et l'épistome moins obscurs ((f), ou d'un rouge testacé, plus pâle vers la partie anté- rieure ( Ç ). Yeux noirs. Antennes brunes (a") ou d'un rouge testacé ( 9 ). Prothorax tronqué en devant et k la base ; à peine rebordé en devant ; transversalement sillonné au-devant de la base, et relevé en rebord à celle- ci ; arqué sur les côtés, et offrant vers le milieu de ceux-ci sa plus grande largeur, souvent plus étroit à la base qu'en devant ; un peu plus long que large; planiuscule ; offi^ant souvent, sur une partie de la ligne médiane, les faibles traces d'une carène , et, plus près du bord externe que de la ligne médiane, d'un faible relief longitudinal ; très-finement et densement ponc- tué; presque glabre; hérissé de poils clairsemés; ordinairement brun (c/) ou d'un rouge testacé pâle, avec le bord antérieur obscur ( 9 ). Ecusson en triangle plus long que large, obtus ou obtusément tronqué à l'extrémité; brun (a') ou d'un brun rouge ( 9 ). Elytres à peine prolongées au delà de 201 lONCïCORlVES. la moitié (cy) ou des deux tiers ( 9 ) de la longueur de l'abdomen; sub- parallèles ; subsinuées vers les trois cinquièmes ou deux tiers de leur lon- gueur; arrondies chacune à leur extrémité; planiuscules ; tineraent et moins densement ponctuées que le prothorax ; à fossette humorale presque nulle; à peine garnies d'un duvet court et peu apparent ; brunes; parfois chargées d'une ligne longitudinale peu élevée ; souvent obsolètes. Dessous du corps brun ou d'un brun rougeàtre (cf") ou d'un rouge brun, avec l'an- tépectus testacé ou d'un rouge testacé ( Ç ). Pieds assez allongés. Cuisses testacées ou d'un tcslacc brunâtre. Jambes ordinairement brunes, plus sen- siblement hérissées de longs poils. Celte espèce est principalement méridionale. Elle m'avait été envoyée, dans le temps, par feu mon ami Solier. Elle a été prise, dans lei environs de Bordeaux, par M. Perroud ; dans ceux de Mont-de-Marsan, par M. Perris; à la Teste, par M. Soubçrvie. Sa larve ronge les vieux paniers d'osier, etc. Voyez Perris (Ann. de la Soc. linn. de Lyon, t. IV, 1857, p. 149). Près du genre Lcptidea vient se placer le suivant : Genre Axinopalpiis, Axinopalpe ; L. Redtenbacher. L Retllenbacher. Gêner. 1^43. p. 108. Caractères. Antennes §rë[Qs; subfiliformcs ; aussi longuement prolon- gées que le corps ; de onze articles : le premier, plus gros, arqué, moins long que le troisième : le deuxième h peine égal au cinquième du suivant : le troisième plus grand que le quatrième et presque égal au cinquième. Palpes maxillaires près d'une fois plus longs que les labiaux : dernier article des maxillaires culliforme : le dernier des labiaux, sécuriforme. Yeux peu profondément échancrés ; moins avancés sur le front, au côté in- terne de leur seconde moitié, que le côté interne de la base des antennes. Prothorax un peu plus long que large, dilaté dans le milieu de ses côtés, et muni d'un tubercule émoussô et peu saillant. Elytres allongées; subpa- rallèlcs ; prolongées jusqu'à l'extrémité de l'abdomen , ou laissant le pygi- dium à découvert. Prosternum séparant complètement les hanches. Mésos- ternum rétréci d'avant en arrière. Premier arceau du ventre faiblement plus long que le suivant. Cuisses on massue un peu allongée. Co7'ps allongé ; élroit. A. sracilis; Krynicki. Entièrement d'un roux testacé. Yeitx noirs ou d'un noir plombé. Antennes pnbescentes ; parcimonieusement ciliées sous OBRIATRES. 203 quelques-uns des premiers articles. Prothorax hérissé de poils concolores ; finement ponctué; dilaté dans le milieu de ses côtés, un peu relevé et sail- lant en forme de tubercule. Elytres ijamies d'un duvet concolore peu appa- rent; assez fortement ponctuées près de la base, plus faiblement vers rex- trémité. Pieds hérissés de poils clairsemés. Obrium gracile. Krymcki, Eniim. in Bullet. de Mose. t. V. 1832. p. 162. 278. Axinopalpus gracUis (Dejean), Catal. (1837). p. 338. Axinopalpus grcucilis. L. Redtenb., Faun. austr. l'e édit, p. 490. — Id. 2« édit. p. 8S4 . Long. O"',0078 à 0"',0090 (3 1.1/2 à 41.). - Larg. 0'",0015 à O'»,0017 (2/3 à 3/4). Cet insecte se trouve en Russie, en Autriche. Il est indiqué dans le cata- logue de M. de Marseul comme habitant aussi la France; mais j'ignore dans laquelle de nos provinces il a été pris. SIXIEME BRANCHE. LES OBRIAIRES. Caractères. Elytres aussi longues ou à peu près que l'abdomen ; son- vent subparallèlcs, parfois subsinuécs après le milieu de leur longueur, rarement rélrécies postérieurement ; parfois un peu déhiscentes à la suture. Prothorax plus long que largo chez les premiers, à peine aussi long ou un peu moins long que large chez les autres ; tuberculeux sur les côtés et sou- vent en dessus. Premier arceau ventral égal au moins aux deux cinquièmes de la longueur de l'abdomen : le deuxième généralement échancré en arc et frangé chez la 9 . Cuisses antéiieures et intermédiaires très-grêles dans leur moitié basilaire, en massue dans la seconde. Corps allongé ; peu con- vexe ou planhiscule. Les différences si remarquables que les Leptidées ont déjà présentées dans la conformation du ventre, chez les cf et les $ , se montrent ici chez toutes les espèces de cette branche. 204 I0NGTC0R3SES. j p = Z I Genres. / '? ■§ S. j Yeux profondément échan^rés, plus aviincés sur le front, au côté interne de leur seconde moitié, que le côté interne du i "o •« 1 premier article des antennes. Dernier article des palpes H 2 ai 1 subparallèle. Obrium. i •£ Ê? :S C C3 o 1; .5 S m 3 ■=> ^ ^ °' -; ô '/i " £ H C cr Yeux obtriangulaires, faiblement on à peine écliancrés; n'en- tourant pas la base des antennes, moins avancés sur le front que le côté interne et même que le côté externe de la base des antennes. Dernier article des palpes comprimé, sécuriforme ou triangulaire. Carlallum. Presque aussi large que r)ng, tronqué ou entaillé ii son extrémité. Tibias postérieurs arqués. Troisième article des antennes un peu moins long que le quatrième et surtout que le cinquième Yeux profondément écliancrés, plus avancés sur le front au côté interne de leur seconde moitié que le côté du premier article des antennes. Dernier article des palpes maxillai- res élargi d'arrière en avant, ou faiblement en ovoïde tronqué. Callirmif. Genre Obrium, Obrion; Serville. Serville. Ann. de la Soc. entom. de France, t. ill (1834), p. 03. Caractères. Antennes ordinairement plus prolongées que le corps, chez les (f , au moins aussi longues ou plus longues que lui chez la $ ; subfili- formes ou faiblement rétrécies vers l'extrémilé; de onze articles : le premier, renflé : le deuxième, court : les troisième et suivants, cylindriques, grêles : le cinquième un peu plus long que le troisième, et celui-ci faiblement plus long que le quatrième : le onzième sans appendice distinct. Palpes iné- gaux; à dernier article subcylindrique ou à peine renflé, obtusément tron- qué à l'extrémité. Yeux trcs-échancrés ; plus avancés sur le front, au côlô interne de leur seconde moitié, que le côlô interne de la base des antennes. Prothorax allongé ; dilaté dans le milieu de ses côtés en un tubercule obtus Ebjtres débordant la base du prothorax d'un tiers au moins de la longueur de chacune; plus larges que lui dans son diamètre transversal le plus grand; un peu plus larges vers les trois quarts de leur longueur. Hanches de devant plus saillantes que le prosternum , contiguës ou à peine séparées par celui-ci. Mésosternum rétréci d'avant en arrière. Postépisternums allon- gés ; rétrécis d'avant en arrière. Epimères du postpectus subparallôles, aussi larges que la partie antérieure des postépisternums ; visibles sur pres- que toute la longueur de ceux-ci. Cuisses grêles dans la moitié basilaire, renflées en massue dans la seconde. Tibias postérieurs droits. Premier article des tarses postérieurs h peu près aussi long que les deux suivants réunis. Corps allongé; médiocrement convexe en dessus. cÉRAMBYCiiss. — Obvium. 205 Ce genre avait été indiqué par Mégerle, et inscrit dans les catalogues de Dejean et de Dahl. Latreille en avait ébauché les caractères dans la deuxième édition du Règne animal de Cuvier. Serville les a plus nettement précisés. 1. O. eantharinnni ; Linné. D'un roux testacé; premier article des antennes, cuisses et jambes noir ou noirâtre; mi-hérissé de poils fins et livides, en dessus. Prothorax allongé; tuberculeux vers le milieu de ses côtés et faiblement près de chaque angle de devant. Elytres subarrondies chacune à V extrémité; luisantes, marqitées de points assez gros, affaiblis vers Vextrémité. Mésosternum rétréci d'avant en arnère, prolongé jusqu'à Vextrémité des hanches, étroitement tronqué à Vextrémité. if Ventre de cinq arceaux réguliers et distincts : le premier , égal aux deux cinquièmes de l'abdomen : le deuxième, coupé en ligne droite et non frangé. $